Seuil

 

Cette marche vers soi-même et les autres est une aventure totale. Ces jeunes ont étonné leur famille, leur éducateur, les marcheurs et rompent enfin avec une logique d’échecs qu’ils connaissaient trop bien jusqu’à maintenant. Voici leurs témoignages :

 

Océane, une jeune fille de 17 ans. 105 jours de marche d’Irun à Mérida :

C’est une erreur de penser qu’un tel voyage n’est qu’un voyage et qu’on peut le ranger dans une case et l’oublier. Je ne sais pas bien expliquer en quoi le chemin agit et ce qu’il représente, je sais qu’il est vivant et qu’il te redonne goût à la vie. J’ai appris à prendre sur moi, à aller plus haut dans mes objectifs, à prendre confiance en moi, à me remettre en question et à être plus épanouie “.

 

Nathan, un jeune garçon de 17 ans, à Fisterra (Espagne), le 27 février 2016 :

Là, je ne sais pas comment je pourrais l’expliquer, mais je suis rentré en résonance avec moi-même. Les rafales de vent que je prenais en pleine face venaient de la droite et fouettaient mon visage, je les ai prises comme des baffes que la vie me donnait pour toutes les conneries que j’ai faîtes. […]

Les vagues de la mer s’échouant sur les rochers me rappelaient tous les projets tombés à l’eau que j’avais pu vouloir entreprendre. La mer très agitée me rappelait l’instabilité de ma vie d’avant. […]

En plein milieu de toute cette agitation est survenu, comme par magie, un moment de pur calme où le vent a cessé de souffler, la mer a cessé de s’agiter et en plein cœur des nuages gris comme le gravier est survenu un magnifique soleil apparaissant comme la lumière que j’avais trouvée sur le chemin. […]

C’était comme pour célébrer mon retour à la lumière et donc ma sortie des ténèbres par le biais du chemin.