Seuil

Marche de Anaxxx accompagné par Bastien du 20-7-2017 au 20-10-2017

 

Chers lecteurs, chères lectrices, je m’appelle A. et j’ai 16 ans. Aujourd’hui, mercredi 19 juillet, je suis à quelques heures de mon départ. L’Italie, telle est ma destination et non pas l’Espagne comme prévu initialement. Jusqu’ici, tout va très bien. Autant vous dire que ça n’a pas été tout le temps le cas.  3 semaines en gîte qui m’ont laissé le temps de réfléchir et qu’il valait mieux partir, bref j’ai changé d’avis.  Ce soir, je prends le train en direction de Briançon pour la nuit, mais en couchette. Bastien, « un vieux de la vieille », sera là pour m’accompagner, sur la Via Francigena. Je passerai par Turin, Sienne et enfin Rome avec un détour à la tour de Pise. 

A bientôt,
A.

 

Jeudi 20 juillet

 

Hier, nous avons pris le train de Rennes à Paris à 17h25 pour arriver à Paris à 21h. Ensuite, en gare de Lyon (enfin en gare d’Austerlitz) en direction de Briançon, donc la nuit dans le train et en couchette.
Enfin arrivé à Briançon où le tour de France passe dans la ville le jour même, petit déjeuner sur terrasse. Nous partons 1h avant le passage du tour en direction de Montgenèvre à 1km de la frontière italienne en bus, là où nous mangeons. 
Puis après, nous allons en taxi à Mollières, première ville (enfin village) de notre parcours. Arrivé à destination finale (enfin normalement) nous nous rendons compte qu’il n’y a pas d’auberge, donc nous décidons de bivouaquer et pour trouver un endroit nous crapahutons sur 8/9km pour enfin trouver un coin sympa.
Dès le premier jour, on bivouaque au bord d’une rivière magnifique d’ailleurs. Après un bon repas qui se finit sous la pluie, une nuit calme et agréable, mouvementée par les bruits de l’autoroute et les tumultes de la rivière. 
PS. Au camp, j’ai réussi à faire un feu magnifique plus grand que moi qui résiste à la pluie et du premier coup grâce à Bastien. A bientôt.

 

Vendredi 21 juillet : Champbons

 

Réveil à 8h30 pour décoller de notre camp de fortune et nous allons prendre un petit déjeuner. Départ du bar à 10h et après être passé à la superette et à Intersport nous prenons la route à 10h30 pour faire 26 km que nous effectuerons en 7h30.
Nous traversons des montagnes où nous montons pour redescendre, ce qui est totalement « con » mais qui est mieux que la route où nous voyons des paysages magnifiques. Nous finissons l’étape sous la pluie en marchant presque deux heures en montagne et nous arrivons enfin dans un « censé couvent privé » où il n’y a plus de place dans le dortoir, donc nous demandons à une vraie sœur (car hospitalité) pas très chrétienne puisqu’elle nous a refusé, alors nous dormons à l’hôtel qui coûte 54 € où nous mangeons des pâtes pour la troisième fois d’affilé. Après avoir bu 0,50 cl de coca dans bar, nous décidons d’aller dormir dans un vrai lit à 23h. A demain.

 

Samedi 22 juillet : Susa

 

Réveil à 8h30 après une super nuit de sommeil d’environ 9h pour aller à Sant’ Antonino di Susa à 23 km de notre position. Départ aux alentours de 10h pour n’emprunter que du bitume sur 20km sur une nationale en passant parfois par des petits entiers alternatifs. Sur le chemin que nous empruntons, nous rencontrons des monuments d’arts médiévaux d’une splendide beauté et en cours de chemin, nous apercevons un lapereau. Je le prends en photo, puis je réussis à l’approcher à environ 3m de lapin, puis il s’ensuit.
Petit café en terrasse à Villar Focchiardo à 4km de notre destination finale.
Arrivés à l’auberge donativo, douche, puis nous allons faire les courses pour manger le soir, juste après la séance d’étirements. Café à 22h, puis dodo. A demain.

 

Dimanche 23 juillet : Susa

 

Merdique – voir demain

 

Lundi 24 juillet : Borgone

 

Journée merdique aussi. Apparemment, on a « la poisse », enfin, je pense, mais bon quand je vais vous raconter ma journée d’aujourd’hui, vous allez comprendre.
Et oui, hier a sans doute été la pire journée depuis le début de la marche. Au départ, nous sommes partis très tôt dès le matin pour éviter la chaleur, aux alentours de 8h. Mais, ça a vite tourné au « cauchemar ». Dès notre départ, la chaleur a été fracassante, nous empruntons une piste cyclable très fréquentée, de là, on peut apercevoir l’abbaye San Michele, la « cousine » du Mont-Saint-Michel français, en Bretagne. De là, après « seulement » 5 km, on fait une pause. Juste avant la pause, on voit une biche se faire courser par un chien, heureusement, il ne l’a pas eue.
Après 11km, nous décidons de manger. Après les courses et le ravitaillement en eau, nous partons pour un lac, un détour de 4 km que nous n’aurions jamais dû faire. Une bonne baignade d’une heure et un repos équivalent, nous repartons pour Rivoli enfin presque. 5 km plus tard, nous devons choisir entre Rivoli ou Avigliana. Là, on prend Rivoli, mais la route nous ramène sur celle d’Avigliana, donc nous continuons se disant que c’est normal, mais on va vite se rendre compte que non. 
Après s’être perdus une première fois, puis une deuxième, en cours, on doit perdre deux heures et je me fais littéralement attaquer par les moustiques, un randonneur nous indique que nous nous sommes trompés de route et que l’on va en direction d’Avigliana, et oui, on ne le savait pas encore. En plus de cela, il nous restait 2 bornes sans eau. 
Arrivés à destination vers 20h, à Alpignano, nous nous posons et nous décidons de dormir ici, car la nuit tombe et Rivoli est à 5 km. Un petit coup en terrasse, on se rend à une auberge qui n’existe pas. Comme le soir même il y avait une fête, on demande à un organisateur qui se démène pendant 30 mn et nous trouve une habitation de fortune, dans une annexe d’une église, un espace pour les jeunes gracieusement prêté par le prêtre. Petite douche à l’improviste, car il n’y avait pas de douche, mais un lavabo dans les toilettes et un petit repas. 
Nous sortons pour aller voir le spectacle proposé. Plutôt charmant, mais j’ai rapidement écourté ce moment car les moustiques revenaient à la charge, des vraies plaies. Je paie un coup à boire, un chocolat chaud avec de la chantilly à l’italienne délicieux.
Nous rentrons pour dormir et oui enfin après 30 bornes et peut-être bien 8h30-9h de marche, ont dort enfin.
 

Mardi 25 juillet : Turin

 

Aujourd’hui, on va à Turin pour seulement 10 bornes, enfin c’est ce qu’on pensait. Rebelote, on se perd et on prend la direction de Rivoli. Sentant l’embrouille, je vais demander à une personne qui m’indique l’opposé.
Donc, on suit l’indication, que du bitume. Je vous passe les détails, vous avez déjà assez lu aujourd’hui et ce n’est pas intéressant.
On arrive en ville : petit café, après l’effort le réconfort, on va à l’office de tourisme. Toutes les informations en poche, on part à l’auberge, mais la journée n’est pas terminée. L’auberge a déménagé. On a attendu 1h.  Je vous repasse les détails.
Cela fait déjà 4h qu’on est en ville et on est toujours dehors.
A 18h, on arrive à l’auberge, on se douche, on va faire les courses et on mange, puis on dort en gros pour abréger. 
Entretemps, j’ai dû plusieurs fois « péter un câble » et en plus avec mon genou qui me fait mal, je commençais vraiment à m’énerver quoi. Et voilà, à demain.
PS. Je n’ai pas trop développé parce que je suis crevé.

 

Mardi 26 juillet : Turin

 

Aujourd’hui, c’est le jour de repos, donc grasse matinée en vue. Réveil à 9h30 pour prendre le petit déjeuner et aller à l’hôpital pour voir s’il y a un problème à mon genou. Arrivé à l’hôpital après 30 mn de bus, on s’enregistre, mais on est en code blanc, donc on n’est pas prioritaire et il y a 6h d’attente, donc on décide de partir visiter la ville de Turin. 
Après un kébab qui n’était pas très bon, on décide de prendre le bus touristique à ciel ouvert. Le premier que l’on prend nous fait visiter le centre historique. Autant vous dire la beauté du paysage. Le second, le nord de Turin. 
Après cette petite escapade, on retourne à l’hôpital et on attend un peu, après cinq heures, heureusement qu’on n’a pas attendu ici. Radio faite, le médecin me met un bandage et me dit : une semaine de repos. Paul averti décide d’arrêter la marche le lendemain, c’est-à-dire le 26 juillet, comme mon problème durait depuis plus d’un mois et demi et décide de « reporter la marche ». Et oui, ça a été rapide. On a quand même pu visiter le musée de l’automobile, là où mon appareil photos tombe en panne juste au moment des belles voitures. A demain.

 

Jeudi 27 juillet

 

Aujourd’hui, réveil très tôt. 5h40 demain, on va à la gare de Turin, la Porta Susa, pour embarquer à bord du TGV qui va me ramener chez moi. 
Voilà tout, je suis très déçu d’arrêter la marche, mais je me dis que je peux la refaire quand tout ira bien. Merci de m’avoir lu et à bientôt. J’espère.
A