Seuil

Marche de Mohxxx accompagné par Olivier du 7-2-2017 au 7-5-2017


Le 7 février 2017

Bonjour,
Je me présente, M., 15 ans, j’habite en région parisienne. Aventurier dans l’âme, je suis heureux de démarrer cette marche de Séville à Bayonne. Je pars avec Olivier, mon accompagnant. Nous étions en stage en Bretagne, il a fait beau et nous avons déjà marché 45 km
M.

Mardi 7 Février : Paris – Bretagne (départ)

Bonjour,
Une nouvelle aventure commence pour moi. Elle s’annonce exceptionnelle. Journée importante pour moi et riche en émotions. Je vous la raconte.
Après un bon petit restaurant type brasserie, en compagnie de Paul, directeur, Anthony (suivi de la marche) et de Olivier, mon accompagnant on se prépare pour partir prendre le TGV à Montparnasse avec Olivier et Anthony. Une fois dans le train, je passe 2h à regarder le paysage défiler sous mes yeux. Une fois arrivés, on se dirige vers Super U et Décathlon pour mon équipement de marche. Cela m’a permis de faire un peu connaissance avec Olivier. Une fois arrivés au gîte réservé pour nous deux, douche luxueuse, une chambre par personne et j’en passe. Après un bon repas, je vais dormir

Mercredi 8 Février : Bretagne (stage avant-marche)

Après une super bonne nuit passée, il est 7h30 quand j’ouvre les yeux. Quelques courbatures, mais heureux. Première journée du stage en Bretagne. Dans le super gîte, à une vingtaine de kilomètres de Rennes, première marche de 4 km en direction d’un petit village pas très loin, ce qui m’a permis de faire un peu plus connaissance avec Olivier. Nous parlons de divers sujets, mais principalement de la marche. Nous repartons dans l’après-midi en direction d’un étang et d’un parcours sportif que j’effectue. Une fois revenu, étirements très importants. Je me pose tranquille devant la télé avant l’heure du repas. On s’est fait des super crêpes bretonnes faites maison. Après cela, un petit film. Aux alentours de 21h30, je pars dormir. Grosse journée.

Jeudi 9 Février : Bretagne (stage avant-marche)

Bonjour,
Petit réveil à 8h45 en pleine forme, petit déjeuner tranquille et on part, cette fois, avec les chaussures de marche autour de l’étang et acheter 2/3 petits trucs, aller-retour. Une fois revenus, un peu de repos, un bon petit repas et on repart quelques minutes après en direction d’un village acheter des barres de céréales pour demain, dernier jour de stage, avant le départ à Séville, mise en situation réelle, donc de marche, 4h de marche. Une fois revenus, repos, étirements, douche évidemment comme chaque soir et dodo.

Vendredi 10 Février : Bretagne (stage avant-marche)

Bonjour,
Petit réveil tranquille à 7h. Petit déjeuner, préparation du sac, on part à 8h30 en compagnie d’Anthony pour 12 km. Le sac me fait déjà mal au dos au bout de 5 mn. Je n’en peux plus, mais le mental est là, donc rien de bien difficile, même les montées ne me posent pas de problème. Il est 13h une fois revenus, beaucoup de choses à faire, repos, ménage du gîte, préparation du diner. Une fois cela fait, repos du soir, télé. Il est 21h37 quand je pars dormir tout excité à l’idée de demain : prendre l’avion, arriver dans un pays autre que la France, mais heureux car c’est mon pays d’origine.

Samedi 11 Février : Bretagne – Paris – Séville

Hola (pas encore arrivé que je commence déjà à prendre les bonnes habitudes).
Petit réveil, derniers préparatifs, puis nous partons en direction de la gare de Rennes. Nous nous arrêtons dans une brasserie avant le départ du TGV prévu à 11h30 en direction de Paris. Une fois les sandwichs achetés, on monte en 1ère classe. La classe ! une fois arrivés sur Paris, on prend le bus en direction d’Orly. Une fois arrivés, on file à l’embarquement. Mon sac pèse 10 kg, pas mal et puis on patiente comme on peut. Pour la première fois, je monte dans un avion, pas du tout stressé, même si la veille on ose regarder un film sur un crash d’avion. Il décolle, un effet de poussée assez brusque, puis c’est parti pour 2h de vol que je passerai à la fenêtre et à prendre des photos, juste magnifique voler au-dessus des nuages. Bref l’atterrissage approche, un effet de recul assez brusque, mais heureux d’arriver à Séville.
Une fois descendus de l’avion, on prend nos bagages sur les tapis roulants et j’entends déjà des espagnols parler, Marina (suivi de la marche en Espagne et qui vit en Espagne) nous attend à la sortie de l’aéroport. Nous partons à sa rencontre, puis nous prenons le bus et nous rencontrons un contrôleur qui avait des tatouages du camino de Santiago.
Une fois monté dans le bus, je fais la connaissance de Marina. Elle est super cool. Nous descendons du bus. Je suis super heureux d’être dans un pays étranger. En plus l’Espagne est mon pays d’origine et la première destination que je voulais visiter, mais pendant les trois mois à la traverser sous ces différentes facettes, paysages, culture, selon les régions… et rencontrer des gens accueillants et plus chaleureux les uns que les autres. La preuve, à peine arrivés, Marina demande le chemin de l’auberge. Une habitante nous guide à travers les rues remplies d’un samedi soir, jour de match de foot et de soirée dans les bars, ce qui est typique en Espagne, tous les villages, bref, revenons à nos moutons, 2 km plus loin, nous la remercions et arrivons à l’auberge moderne, terrasse sur le toit, ce qui est aussi typique de l’Espagne, jacuzzi-hammam, super cuisine. J’ai pris quelques photos.
On s’installe dans nos chambres. Un français pour nous accueillir, on sort également notre crédenciale qui est le petit carnet pour dormir dans les auberges municipales réservées aux randonneurs. Il tamponne avec la date à chaque fois, bref une fois installé, je commence un peu à découvrir la convivialité de ces gens et le partage d’autres personnes de différents pays étaient présentes. Marina nous prépare un bon petit risotto en attendant je suis allé sur internet pour parler avec les frérots et donner des nouvelles, bref, après un bon repas, de bonnes rencontres, de bonnes expériences et une bonne soirée, je suis parti dormir, crevé de cette superbe journée et dernière petite chose, un espagnol est présent dans la chambre avec nous

Dimanche 12 février : Séville (visite de la ville)

Buenos Dias
Petit réveil. Je pars pour le petit déjeuner. Olivier et Marina étaient déjà levés quand je passe à l’accueil. Je dis « bonjour » en espagnol à la dame mais elle était française, le malaise. Après mon petit déjeuner, le premier en Espagne mais pas le dernier. On part pour le mini hôtel qui était réservé pour nous. On passe par le centre ville rempli d’histoire de part son passé. Les monuments sont magnifiques et quel plaisir d’être en plus en Andalousie, ma région d’origine.
Une fois arrivés, nous posons nos sacs et nous partons nous balader. Nous décidons de prendre un bateau qui nous amène le long du fleuve Guadalquivir. Un guide nous raconte l’histoire des bâtiments et des monuments que nous voyons comme une ancienne prison du 15-16°s. et j’en passe. Après 45 mn de navigation nous décidons d’aller manger un kebab, habitué au grec. C’est comme si j’étais chez moi en banlieue parisienne.
Une fois le kébab terminé, nous décidons d’aller visiter la ville. Nous nous baladons dans les rues sous la pluie, le seul petit point négatif de la journée.
Nous nous arrêtons dans un bar pour le match de Séville avec un petit verre de coca, moment cool. En Espagne, le foot c’est comme une religion, les mecs « pètent les plombs » à chaque action.
Nous décidons de partir pour aller voir un monument moderne, un genre de grand champignon sur lequel on peut monter dessus.
Après cela, nous avons un peu faim. Marina nous avait donné une bonne adresse de bar à tapas, photo typique en Espagne. Malheureusement, il était fermé. En Espagne, le dimanche rien n’est ouvert, tous les commerces sont fermés, sauf un qui vendait des glaces sous la pluie et en plus en hiver. Nous décidons de nous arrêter dans un resto où des pieds de porc sont accrochés aux murs. L’Espagne c’est le pays du cochon.
Après un bon repas, nous décidons de rentrer. Demain grosse étape qui, vous verrez, me marquera à vie et la première sur cette aventure qui débute demain.

Lundi 13 Février : Sévilla – Guillena (23km)

Buenos Dias
Petit réveil à l’hôtel au centre de Séville, 2ème nuit en Espagne, heureux que l’aventure commence. Aujourd’hui, petit déjeuner je rencontre des français, un couple avec qui je parle de l’association Seuil, de l’Espagne et l’aventure que je vais vivre qui me changera la vie.
Préparation du sac, je descends, une accolade et un au revoir à Marina qui me souhaite un bon camino. Je la reverrai en avril après l’arrivée à Saint Jacques de Compostelle. Dès parti, sac sur le dos, bâtons de marche dans les mains, c’est heureux et motivé que la première étape commence avec Olivier avec qui j’ai déjà fait beaucoup connaissance et qui partagera les trois mois d’aventure avec moi.
2h de marche intensive, on s’éloigne de Séville, on s’enfonce dans la nature, notre seul guide, Gérard du camino, qui nous fera bien marrer tout au long de cette période, avec des fous rires. Jusqu’à maintenant notre seul guide est ce grand monsieur qu’on appelle Gérard qui, en est donc l’auteur et qui a déjà effectué par le passé différents chemins pour aller à Saint Jacques de Compostelle, dit Santiago de Compostella en espagnol, bref revenons à nos moutons après la pause de midi et quelques photos de somptueux paysages, on repart pour s’enfoncer dans un espace de terrain agricole à perte de vue avec des petites montées, Olivier est devant. Je n’en peux plus. On fait une pause et là droit devant nous une mini rivière qui se forme à cause de la pluie de la veille, les aléas de l’aventure, mais bon, ça porte bien son nom, le seul petit bémol, c’est que Gérard ne l’a pas précisé dans son guide. Mdr !
On fait un détour et on décide de longer la route, 18 km dans les jambes. On refait une pause. Je n’en pouvais plus. Olivier prend mon sac pour quelques kilomètres bien évidemment, je lui ai filé un petit billet (mdr) on marche, on marche, je n’en peux plus. Mon mental va être très important, car physiquement c’est dur. Je ne sens plus mes jambes. On s’arrête à une station essence, petit paquet de gâteaux et coca, on repart, on voit la ville au loin.
Ce qui est cool aussi dans cette aventure c’est que l’accompagnant est au même niveau que moi, bref, il m’attend à l’entrée de la ville, plus de jambes, plus de pied. Il ne me reste que ma tête. On marche pour arriver à l’auberge, on croise des habitants. Il est 19h. Les rues sont actives dans le petit village andalou avec les « buenas tardes ». On  arrive.  Quel sentiment de bonheur, mon mental a encore été une fois utile. Je vous promets que c’était difficile. On peut remercier Gérard du camino. Une dame arrive, on lui donne nos crédenciales, le petit carnet de randonneurs. Elle nous explique 2/3 trucs. Je prends une bonne douche et un bon repas. Je prends un peu l’air des jeunes jouer encore au foot dans un terrain. Il était 21h, car les espagnols mangent vers 14h/15h et le soir vers 21h/22h. Voilà c’est tout pour aujourd’hui. Je pars m’endormir avec des douleurs plein le corps, mais motivé. Quand la machine sera lancée, je ferai les 30 km en moonwalk. Buenas Noches !

Mardi 14 Février : Guillena – Costil de Los Arroyos (19 km)

Buenos Dias,
Quelle aventure. D’ici quelques jours, ce ne sera qu’un jeu d’enfant pour moi. Je pourrais encore marcher sans compter les kilomètres et profiter du paysage et surtout du moment présent, bref, c’est reparti pour 19 km avant de se lancer on passe au market , puis nous partons sous la pluie, mais qui, je pense ne sera pas beaucoup présente, sauf si on doute (lol) on marche dans les champs de vigne, magnifiques, une petite pause au bout de 1h, le rythme commence à venir après encore une bonne heure de marche, en suivant Gérard du camino et les flèches jaunes qui nous indiquent pour chaque étape la direction à suivre pour les étapes et les auberges, bref à 12h on s’arrête pour manger au milieu des champs d’oliviers, le soleil revient, c’est cool, bonne tortilla, spécialité d’Espagne, après encore 2/3h bonnes heures de marche et quelques pauses. Nous arrivons au village, un peu fatigués, mais motivés et heureux, on s’installe… Le soir, on cherche un resto pour manger, on tombe sur le match PSG/FCB, super. J’avais pronostiqué 3-0 avec le directeur. On a fait un genre de petit pari. Le resto était super bon. C’est souvent des menus à 8 € proposés, complets et bien servis en quantité. Hasta luego

Mercredi 15 Février :  Costil de Los Arroyos - Almaden de la plata (30 km)

Buenos Dias,
Petit réveil, le 5ème en Espagne et en Andalousie après une super soirée hier. Petit déjeuner, préparation du sac et on part en voiture pour les 15 premiers kilomètres avec un espagnol qui nous dépose devant un parc naturel. C’est parti, après 2h30 de marche et de super photos prises du paysage et de moi. On s’arrête pour manger. On a croisé des biches… Le parc est juste magnifique, le chant des oiseaux, le bruit des rivières pas après pas je pense à plein de choses et profite du moment présent et je me rends compte que souvent les choses les plus simples sont dynamiques de bonheur après 3h de marche et de grosses montées. Je suis à la troisième, mais on arrive au village vers 16h. Enfin je croise des chiens de rue en meute, bref une fois arrivés, déballage du sac, douche, on part pour le market acheter à manger pour le soir et demain midi. On croise la dame de l’auberge qui était juste drôle et pleine de bon vivre. Elle parle avec nous après une grosse journée comme ça quoi de mieux qu’un bon dodo ! Hasta luego

Jeudi 16 Février : Almadén de la Plata – El Real de la Jara (16 km)

Buenos Dias,
Demain, je quitte cette ville, belle region d’Andalousie que j’ai pu découvrir sous tous ses angles entre les paysages sur les montées à perte de vue, le parc naturel et les chants d’oiseaux…
 Petit déj. céréales, choco lait, la routine du matin quoi.
C’est parti pour 16 km. Quel plaisir de réaliser cette expérience du parc naturel au milieu des troupeaux de cochons et de moutons en liberté et de rencontrer chaque jour tous ces gens merveilleux et les « semer » ou selon la période de la journée, partager et échanger avec eux. Je commence à apprendre quelques mots en espagnol, mais je pense que d’ici trois mois je parlerai couramment et je saurai d’autant plus de choses sur la culture et les traditions du pays et sa géographie. Bref, on arrive assez tôt à l’auberge cool on est 2 à l’auberge.
La routine d’après marche : s’installer, douche, déballage du sac, étirements, tenue  chaussures de ville, on part à la pharmacie pour acheter de la crème solaire. Je suis déjà super bronzé. Je ne m’imagine pas dans trois mois. On achète aussi de la crème pour les muscles. On visite le village, on passe au market, la routine du soir quoi.
On a prévu ce soir d’aller au resto. On se fait influencer par Gérard du camino, la vue de l’auberge est super, elle donne sur un troupeau de chèvres avec un chien pour les garder et les suivre, d’un ancien château moyen âge sûrement, bref. Je découvre la télé espagnole. Je pose beaucoup de questions à Olivier concernant l’Espagne, c’est cool. Après un bon repas, poisson grillé, encore bien servi, puis je pars dormir. Hasta luego.

Vendredi 17 Février : El Real de la Jzra – Monesterio (21 km)

Buenos días,
Heureux de vous raconter ma journée aujourd’hui. J’espère que mes précédentes aventures vous ont plu. Réveil à 9h, petit déj et rituel du matin. Aujourd’hui grosse journée. On quitte l’Andalousie, quelle magnifique région. Je souhaite à tous de vivre un jour ce que je vis actuellement. J’essayerai, chaque jour, de vous le faire vivre à travers mon récit et mes petites blagues et mes anecdotes bien cool ! On décolle pour 10h, c’est devenu notre heure habituelle, les journées sont bien remplies, je vous l’assure, pas de temps pour l’ennui, marcher pas après pas comme aujourd’hui et méditer sur sa vie et diverses choses, échanger avec Olivier sur différents sujets c’est cool ; traverser des troupeaux, une forêt sur un chemin sablé à la fin à perte de vue, rencontrer des personnes qui font un rallye jusqu’au Maroc qui nous klaxonnent et croiser des français et échanger avec eux, c’est cool et pour la pause du midi, pour la première fois, on croise enfin un randonneur italien qui venait de Almaden, première personne rencontrée sur le camino. On arrive vers 10h, on salue le boss de l’auberge, on entre, terrasse, cuisine moderne, cannette de coca bien froide pour moi après une bonne douche, j’ai attrapé une ampoule, petit point négatif. Je bois à peu près 2,5l d’eau par jour, ce qui est important vu l’effort fourni chaque jour, comme la grosse montée qui m’a pris 40 mn et j’ai pu rencontrer Olivier qui m’attendait  juste en haut. Entretemps, j’allais à mon rythme et saluer les voitures et les cyclistes dans les villages, les gens nous disent  souvent « bueno camino ». C’est sûr qu’avec notre gros sac et notre style on a la « tenue complète de randonneur.
Bref, on retrouve l’italien qui nous salue. Olivier parle avec lui en espagnol, puis il me montre une technique qui date pour les ampoules avec une aiguille chaude et un fil rapide, sans douleur et  efficace.
Bref la routine après la marche, on se dirige au market, mais bon en Espagne peu de beurre en vente et de steak haché, par exemple, eux c’est le cochon etc…, l’huile d’olive, lol.
Une fois revenu, l’ami de l’italien qui est espagnol et un autre espagnol étaient arrivés entretemps. Ils étaient à table. On décide de préparer à manger et de partager un bon fromage avec ce que nous avions acheté. Je fais leur connaissance. Olivier me traduit un peu, puis nous mangeons. Je les écoute parler du camino qui est souvent le sujet principal. Bref, après dodo. Encore une superbe journée ! Hasta luego

Samedi 18 Février : Fuente de Contes (22 km)

Buenos Dias,
Petit réveil à 9 h, rituel du matin, soleil, plein ciel dégagé. Les autres sont déjà partis c’est vrai que sur le camino partir à 10h, c’est comme partir au boulot à 12h, ce n’est pas commun, mais c’est ça qui est cool, la liberté, pas d’obligation et le stress de la vie de tous les jours n’est pas présent.
Bref, on part pour 10h, aidé par notre bon vieux Gérard du camino qui nous fera bien rire durant cette journée et guider par les flèches jaunes on s’enfonce dans les collines après 2h45 de marche, mon podomètre affiche 144 km, mais oui je sais, moi et les kilomètres c’est une grande histoire  d’amour, mais pour la suite, ce ne sera qu’un bon souvenir et là je profite à 200 % de cette marche. C’est dur on se pause pour manger 45 mn, je prends de superbes photos, même hier en compagnie des trois autres randonneurs. Olivier marche aujourd’hui à mon rythme. C’est cool, on peut discuter de plein de choses, on voit une super auberge avec internet, on décide
de s’y rendre, petit déj, draps, serviette offerts. On parle, on parle et on se perd. On croise un paysan qui nous dit que c’est un mauvais chemin, la bonne étoile, mais vous verrez, c’est partie remise, on revient sur nos pas 2 km aller-retour en plus.
Olivier commence à être loin devant, mais en route, je le perds de vue. Il m’attendait en haut d’un arbre  à l’ombre, car il faisait super chaud. J’aperçois la ville  en pensant qu’elle était proche mais c’est trompeur après 2 bonnes heures de marche  entre les montées et la chaleur je  n’en pouvais plus ; Arrivé à l’entée de du village, un espagnol nous attend et nous emmène en voiture à la bonne auberge tout content  nous le remercions encore. La bonne étoile !  grand salon, internet super, douche et chambre. Bref rituel d’après-marche. On retrouve l’italien avec qui nous partageons le repas. Ce soir, c’est épinards-bœuf, car c’est aussi le camino, la générosité et le partage, donner sans rien attendre en retour. Je commence vraiment à me mettre dans l’ambiance et ce super état d’esprit. Voilà c’est tout pour cette fois-ci ! Hasta Luego

Dimanche 19 Février : Zafra (26 km)

Buenos Dias,
Réveil à 8h dans la superbe auberge. Petit déj. offert. On décolle pour 9h15. Rituel du matin, sac petit déj. préparatifs du départ, midi, pause 45 mn, 1h manger, détente… puis douche, déballage du sac, visite de la ville, commerces, selon nos besoins et resto au retour auberge, manger, dormir, mais bon le meilleur moment reste la bonne douche chaude et la rencontre avec les gens du village. Aujourd’hui, je vais faire court, on marche pendant 3h15, record non stop. Je ne voulais plus m’arrêter. Entretemps, on recroise notre ami espagnol avec qui on fait la pause du midi. Il nous reste 12 km. On repart 45 mn après le long des champs de vignes. Cette fois-ci, petite pause à 4 km dans un autre village que nous a indiqué Gérard, on repart à 15h. Il a été prévu qu’il pleuve mais bon. Un grand soleil qui tape sur mon visage. Je ne vois rien d’autre 4 km restant c’est trop dur. Je ne pense plus qu’aux kilomètres. C’est cool on entre dans Zafra, ville un peu fantôme, mais bonne superbe ville, quelques commerces ouverts pour un dimanche, c’est rare, des cigognes sur le toit de l’église qui hibernent. Après plus de 20 mn de recherche, la guardia civil nous indique le chemin. Les 26 km sont passés crème. C’était trop facile et demain jour de repos on va pouvoir faire une lessive laver tous les jours comme au moyen âge. C’est pas top mais bon. Je vous avais dit quelques lignes, mais ma poignée écrit tout seul et cette envie de vous raconter tous ces moments cool que je vis chaque jour. Bref on arrive à l’auberge, rituel d’après marche.  L’espagnol est avec nous. Je prends une photo avec lui et il me montre 23 photos du camino et m’explique que lui aussi il a sur son tee shirt, bref on décide de partir au resto, on croise l’italien et l’espagnol. Ils viennent avec nous, bon petit resto avec le match du Barça. On se marre bien et c’est l’heure des adieux avec l’italien, car demain nous sommes en jour de repos. Voilà, voilà ! Hasta luego.

Lundi 20 Février : Zafra (repos)

Buenos Dias,
Réveillé à 9h. Même un jour de repos, je me lève tôt. C’est l’habitude des jours de marche. Rien de spécial à vous dire aujourd’hui, sauf que demain, un couple de français sera de l’aventure sur cette étape de 22 km, je crois bien un espagnol et un coréen. Nous avons visité la ville. Nous avons bu un petit café le soir à une terrasse et nous avons passé la journée à écrire le blog et après un bon repas jusqu’à 23h, j’ai fini d’écrire les quelques lignes du blog d’un précédent jusqu’à 23 h passé. Je me suis endormi direct.
J’avais, quand même, deux ou trois trucs à vous dire  (lol) mais pas de blague ou de petite anecdote cette fois-ci. Hasta luego.

Mardi 21 Février :  Villa Franca de Los Barros (22 km)

Buenos dias,
Après un bon jour de repos, c’est reparti pour des nouvelles aventures. Il est 9h quand je quitte l’auberge. On se dirige vers un bar pour finir le blog et prendre un bon petit déjeuner donuts chocolat chaud fait maison. Je précise, on décolle pour 10h25, motivé et prêt à vivre de nouvelles aventures et faire de super rencontres. Après deux bonnes heures de marche sous un grand soleil aux côtés d’Olivier et autres, nous décidons de nous poser après avoir traversé des genres de collines montantes et descendantes avec des barrières. Nous arrivons en plein champ d’oliviers (pas mon accompagnant  - lol).
J’avais l’impression d’être dans la savane en Afrique et d’ailleurs on apercevait la ville de loin, donc après une bonne heure de pause, nous avons décidé de repartir 45 mn avant d’arriver. Il devait être 16h je pense. Nous avons fait une petite pause et nous sommes repartis. Je n’en pouvais plus vers la fin. Nous entrons dans le village, nous traversons un pont avec des terrains et des bosquets en-dessous. C’était assez cool à voir.
Une fois arrivés à l’auberge située au centre de la ville, nous croisons le couple de français que je salue. Ils nous disent qu’il n’y a qu’une douche pour toutes les personnes présentes et pas de gaz, un coréen super cool, un américain en vélo style hippie, assez drôle et d’autres personnes tout aussi cools venant des quatre coins du globe. Après une bonne douche et 2/3 trucs à faire, nous décidons de sortir, comme chaque soir,  pour acheter notre repas du soir et de demain. Une fois cela fait et après un bon repas froid, mais avec du fromage, mon aliment préféré, on avait prévu d’aller au bar pour voir le match du PSG face à Barcelone, mais la fatigue étant trop présente pour moi après cette grosse étape et cela tombait bien car Paul nous avait dit que c’était la semaine prochaine, donc ça tombait bien il y avait un match avec Ronaldo et l’Athético Madrid. Cela aurait été cool à voir, mais la semaine prochaine resto devant le match du PSG. Ce sera le top, car vous savez sur le camino les jours ne sont pas importants, sauf le dimanche pour les commerces. Puis je me suis couché à 21h après ma superbe journée cool mais fatigante, car 28 km à pied ce n’est pas comme en bagnole, mais j’adore ces grosses étapes. « No pain, no gain ». Hasta luego

Mercredi 22 Février : Torremejia  (28 km)

Buenos dias,
Après une longe et bonne nuit passée, routine du matin, nous partons aux environs de 9h, je pense, ou 10h, mais c’est pour nous-mêmes vu qu’on se couche tôt et que le matin il nous faut une bonne heure pour déjeuner et se préparer. Bref, l’américain, un peu foufou, le coréen et les autres sont déjà partis, avant dernière marche avec eux, je pense, car le 24 nous sommes en repos. C’est sous un soleil que nous commençons cette marche qui s’annonce assez longue. Mais vous verrez plutôt cool. Au bout de 3/4h de marche, on s’enfonce dans des champs de vignes à perte de vue qui nous accompagneront toute la journée et après 2 bonnes heures de marche à voir des tracteurs et saluer les gens que nous croisons, je n’en pouvais plus, Olivier qui était loin devant, m’attendait. Il avait même rattrapé notre ami coréen qui, par la suite, nous dépassera, après une bonne pause de 1h pour manger et contempler le paysage de ces champs de vigne taillée pour la repousse. Olivier m’a dit que la récolte se faisait  en automne.
Bref pour la petite anecdote, il est 13h et des brouettes quand nous reprenons   le chemin après 30 mn de marche, on aperçoit notre ami coréen dans un arbre à l’ombre que nous saluons tout sourire et nous continuons notre route après encore 3 km de marche, on aperçoit la ville au loin et quelques grandes montagnes, mais c’est trompeur et démoralisant, car on pense que c’est tout proche, mais non, des douleurs aux pieds commencent à m’atteindre vers 15h au bout de 20 km.
Je pense que mes ampoules avaient fortement gonflé. Après une bonne pause de 30 mn et de conversation avec Olivier à parler de bagnoles, nous repartons pour encore 1h de marche, encore avec le même paysage, mais la ville était fortement plus visible en détails et les montagnes également après une bonne et dernière pause si près du but à parler du monde actuel, de ma vision de la vie et de divers autres sujets du genre «  qu’est-ce que je ferais si j’étais millionnaire ». Nous repartons et qui voit-on au loin, le coréen qui nous avait rattrapés et à son passage je remercie notre vieux Gérard, l’auteur du guide de Séville à Bayonne qui, cette fois-ci, nous a fait gagner 65 km et j’oublie que nous avons croisé de vrais gitans d’Espagne en calèches avec des chevaux. C’était assez cool comme rencontre. Bref, revenons à nos moutons.
Après 20 bonnes minutes à chercher l’auberge, il est à plus de  18h, l’hospitalière nous aborde et nous dit en français que notre chambre est prête et nous indique le chemin. J’ai d’ailleurs croisé en ville de belles espagnoles (mdr). Bref, on arrive. Chambre de 10 environ, super vue depuis la fenêtre, douche intégrée. « Si c’est pas le top ». Après une bonne douche, le coréen nous rejoint. On s’échange des mots en anglais, même si je lui dis que ce n’est pas mon point fort et Olivier me dira par la suite qu’il habite au Canada, chouette pays que j’aimerais visiter dans un futur ou m’y installer, on part au Dia s’acheter des sandwichs pour le soir et le petit déjeuner pour demain, car pas de gaz à l’auberge, ce qui est rare et demain, petite étape. On a prévu de bien déjeuner et manger au resto à midi, enfin à l’heure espagnole  pour manger et vous savez sur le camino, on n’a pas tellement la notion des jours. Le dimanche la plupart des commerces sont fermés, comme je vous le disais précédemment. Une fois revenus, on  soigne mes ampoules avec la technique à l’aiguille chaude et un fil que l’italien m’avait montrée précédemment. On fait tamponner nos crédenciels, puis on part manger de bons sandwichs à la bonne baguette française. C’est le ventre bien rempli que je file dormir. Il doit être 21 h et des brouettes, encore une superbe journée bien que physiquement assez difficile.
Hasta luego

Jeudi 23 Février : Mérida (16 km)

Buenos días,
Réveil aux alentours de 8h30, routine du matin et on décolle pour 9h25, courte étape. C’est sûr, mais toujours avoir le même réflexe de poser un pied devant l’autre et avoir comme seule occupation, la réflexion, saluer les gens qu’on croise et admirer le paysage. Mais bon aujourd’hui, après avoir longé la N630 qui nous suit depuis Séville et suivre les flèches jaunes et apercevoir au loin des oliviers et une montagne, rien de spécial. Il est 13h quand des gouttes de pluie s’invitent à nous. On s’apprête à traverser le pont pour rejoindre Mérida et on aperçoit des ruines romaines qui est un peu la particularité de cette ville, mais demain sûrement on prendra le temps d’aller voir plus en détails, bref, il est 13h23 quand on arrive à l’auberge qui est dans la suite du camino et d’ailleurs un panneau indique 753 km. Mais nous c’est plus 1000 que 753 km, vu qu’on longe le chemin tout en suivant Gérard qui, d’ailleurs, nous a procuré à moi et Olivier quelques bons rires sur le chemin. Bref, revenons à nos moutons, on appelle l’hospitalier qui arrive 20 mn après, nous présente les lieux et petit bémol, pas de gaz encore, une fois. C’est un ancien moulin restauré d’après ce que j’ai compris, bref, on s’installe, mais aucun signe de coréen qui a dû faire deux étapes ou s’installer ailleurs, mais bizarre, vu qu’il n’y a qu’une auberge dans cette ville et le couple de français aussi.
Mais nous les croiserons par la suite en ville. On échange avec lui 2 mn. Il s’était installé dans un petit hôtel. Il nous souhaite « un bon camino » et nous de même, car demain, pour nous, le repos, puis on est parti en direction du Burger King. Tout beau, tout frais après avoir une bonne douche chaude prise à l’auberge, mon moment préféré. Pour continuer, une fois dans le fast food, mon regard est attiré par une belle espagnole qui me sourira, je vous laisse imaginer la suite… (mdr). Bref, une fois les menus choisis on s’installe tranquille, menu classique pour moi, c’est la première fois d’ailleurs que je mange burger king. Il y en a en Ile de France, mais je n’en ai pas tellement eu l’occasion. Passons.  Oh, j’oubliais, après avoir mangé, pour les plus curieux, je ne l’ai pas calculé après,  mais par timidité et  par barrière de la langue, je suis focus sur le camino, mais ce n’est pas la première, sans me vanter (mdr).
Reprenons, après avoir mangé, mais déçu, cela ressemble fortement au Mac do, rien de bien exceptionnel, on part à la chasse de la boîte postale avant tout. Content on part chercher mon courrier à la poste, première poste restante. Pour moi, deux lettres. Merci aux deux personnes qui me les ont envoyées. Elles se reconnaîtront. Après les avoir lues, j’étais déjà motivé, mais là c’est à 400 %. Merci.
Reprenons, nous avons trouvé des cartes postales de Mérida pour répondre à mes deux lettres et on passe à la pharmacie pour acheter de la crème pour mes ampoules qui, d’ailleurs aujourd’hui, ne me font aucune douleur. Un fois cela fait, on repart en direction de l’auberge. Une fois arrivés, je prends le temps de lire mon courrier et prends le temps de répondre avec soin et  de garder les lettres précédentes dans ma pochette. Après cela, je suis reparti un peu prendre l’air, seul. Une fois revenu, on a lancé une machine et jusqu’à maintenant, il est 23h20. Je prends le temps, avec soin et réflexion, de vous raconter mes deux précédents jours que j’ai notés sur mon petit carnet perso et aujourd’hui évidemment,  car quand je suis fatigué, je n’ai pas le temps ou pas la force d’écrire pour le blog. Dernière petite chose, je commence à voir les yeux qui se ferments tout seul, trois espagnols dont un couple nous ont rejoints dans l’auberge et j’ai bien évidemment fait quelque petite pause et pris le temps de manger. Hasta Luego.

Vendredi 24 Février : Merida (repos)

Il est 20h. Après avoir bien mangé, je vais prendre le temps de vous raconter ma belle journée, puis j’irai dormir. Je suis assez fatigué. Après une bonne nuit, je me réveille aux alentours de 9h. Petit déj. et à 10h à peu près, nous sommes prêts. Nous saluons le couple espagnol qui a fait le camino pendant  3 jours. Il est parti.
Bref, on part en direction de la ville pour poster mes cartes postales et visiter les différents sites de ruines romaines. Une fois mes cartes postales postées, on trouve un magasin qui en vend des pas mal. J’en ai pris deux pour les envoyer dans la journée et raconter mon jour de repos à Mérida. Une fois cela fait, on arrive à l’entrée des premières ruines romaines de la ville, un théâtre, un amphithéâtre et des anciens termes. Tout avait plus de 2000 ans. C’est cool à voir et aussi super intéressant. Après une bonne heure de visite et de superbes photos prises, on décide de se diriger vers l’ancien cirque, après une bonne quinzaine de marches, on arrive, on regarde un peu l’histoire, puis on monte sur un genre de mirador pour avoir une vue d’ensemble et franchement c’était cool à voir.
Bref, après cela on décide d’aller manger et en ville, il y avait un genre de carnaval qui, je pense, se tiendra tout le week-end vu les installations au centre ville. Bref, on cherche un bon petit resto et sur le chemin, je croise de belles espagnoles qui souvent me regardent. Brefs échanges. J’avais une casquette de l’Espagne sur la tête. C’était assez drôle. Bref, et là, je croise la plus belle espagnole depuis le début de cette aventure, 17 jours précisément, lunettes transparentes, style Paname… Bref, je la regarde, elle me regarde, je me retourne, elle se retourne aussi. Dommage que je ne parle pas espagnol (lol) Passons, on décide de s’installer dans un resto pas loin des ruines romaines, gratin de poisson pour moi en plat principal et franchement, c’était super. Bon bref après avoir bien mangé, on visite un dernier site romain qui était sur le chemin de l’auberge. Super vue sur la ville, puis on décide de rentrer. Il devait être 15h pour prendre une bonne douche chaude et écrire les cartes postales… Un espagnol et un allemand arrivent entretemps à l’auberge. Je les salue comme je peux en espagnol et en anglais. Ils feraient les deux le camino en vélo, bref, vers 17h, tout beau tout frais, on décide d’aller poster les cartes et aller au market. Les rues sont remplies de belles espagnoles. Bref, j’ai même mis une boucle d’oreille que j’avais achetée à Zafra et franchement, sans me vanter, j’attire les regards des guapa (belles espagnoles) (mdr). Bref, une fois revenu, repos et depuis 20h08, j’écris le blog comme je vous l’avais précédemment écrit. Il est 21h08, je ne vais pas tarder à dormir après une superbe journée qui, je pense, demain sera tout aussi cool, petite étape c’est sûr. Je  commence à prendre un réel plaisir à marcher et à chantonner seul au milieu du merveilleux paysage qui défile sous mes yeux ! Hasta luego

Samedi 25 février : Aljucen (16 km)

Buenos Dias. Après une bonne nuit passée, je me réveille aux alentours de 8h30. Plein de bruits de va et vient dans la chambre de l’auberge, je vois la chambre remplie de personnes arrivées pendant que je dormais. Je suis prêt en 10 mn top chrono à partir. J’attends Olivier devant l’entrée et je salue le groupe, des espagnols en vélo, qui fait le camino le week-end. 5 mn après avoir mangé mon petit paquet de gâteaux du matin, il me rejoint. Nous les saluons « Hasta luego » ainsi que l’espagnol et l’allemand arrivés la veille. Nous leur souhaitons un « bon camino » et nous partons sous une espèce de brume qui nous suivra tout au long de la marche et franchement j’ai kiffé Mérida, superbe ville de par son passé de ville romaine et ses belles espagnoles (mdr), bref, au bout de 45 mn, je décide de faire une pause sous un abri-bus à un rond-point.
On repart 15 mn après dans les champs et on aperçoit un pont et un lac toujours dans une espèce de brume. On salue des pêcheurs et des quelques promeneurs du matin et après 20 mn, on était dans des genres de champ avec des murs en pierre. Le groupe de vélos nous dépasse peu de temps après. Je les salue tous un par un. Je commence à en prendre l’habitude et je trouve ça super cool, mais comme je l’avais dit précédemment, cela me surprenait au début.
Il y a beaucoup de choses auxquelles j’ai dû m’adapter rapidement, comme souhaiter un « bon camino » aux randonneurs et bien d’autres choses encore. Bref, je continue à marcher et j’entends au loin des tirs pendant une bonne demi-heure. Cela devait être des chasseurs. A 1h de la ville, il devait être 12h, on décide de faire une pause au milieu d’une plaine avec des arbres et toujours ces deux murets en pierre de chaque côté.
On repart au bout de 30 mn. Une petite pause pour reprendre de l’énergie. Cela ne fait pas de mal. Au bout de 1h, on sort de ces champs, le soleil commence à taper et la brume disparait et après avoir traversé un village et un pont, on     arrive à Aljucen vers 13h45/14h. On passe devant les thermes. C’était fermé. Dommage, une prochaine fois peut-être. On arrive devant l’auberge. On sonne à la cloche et l’hospitalier arrive. Une espagnole tout sourire  qui nous salue, nous montre 2/3 trucs, tamponne nos crédentials et repart. C’est super cool, un salon avec de superbes douches, une belle salle à manger avec beaucoup de déco. Je m’installe dans ma chambre tranquille. Je me pose à la terrasse quelques minutes et après une bonne douche et de bons étirements, je mets la table en terrasse. Le soleil est revenu, c’est cool. On commence à manger vers 15h, omelette, pâtes et un bon fromage et un peu de pain pour le dessert. Après avoir bien mangé, la dame de l’auberge nous amène des olives de la région. Je la remercie « gracias ». Je n’aime pas les olives. C’est plus pour Olivier qui adore. Bref, après avoir fait la vaisselle, je me pose avec mon carnet et un petit fanta au soleil. Il est 16h52 et je vous ai tout dit pour aujourd’hui. Voilà, voilà,  après j’ai 2/3 trucs à faire. Je vais sûrement regarder la télé, samedi, jour de foot, et aller me balader en ville. Hasta luego.

Dimanche 26 Février :  Alcuéscar (21 km)

Buenos dias,
Avant toute chose, j’ai quelque chose à vous dire. Anthony (suivi de la marche), m’avait donné le livre de l’association Seuil « Marche et invente ta vie ». Ed. Arthaud, poche. Franchement, je déteste lire, mais hier soir, je me suis dis pourquoi pas aller y jeter un coup d’œil. Je le sors du fin fond de mon sac évidemment (lol). Il s’avère qu’au bout de 1h30 de lecture, moi qui déteste lire, j’ai pris un réel plaisir à lire ses 55 pages tellement intéressantes et véridiques, ce qui est dit dans le livre, c’est impressionnant. Il s’avère qu’il y a même certains passages auxquels je me reconnaissais. Je prendrai le temps ce soir de lire encore quelques pages et les autres soirs aussi. C’est sûr que, sans la fatigue, je le finirais et j’oublierai que le livre est écrit par Mr. Bernard Ollivier, fondateur de l’association Seuil. Je le conseille vraiment à tous si vous ne l’avez pas. Après ces quelques lignes que j’avais à vous dire, mais qui me tenaient fortement à cœur, je vais vous raconter ma fabuleuse journée en détails.
Il est 8h45 quand nous quittons l’auberge qui était au top. Super cool ! On arrive vers 15h30 à l’auberge. Enfin c’est un monastère. On traverse des chemins sableux avec une vue sur les collines couvertes de verdure. C’était beau à voir et vers midi on a déjeuné sous des arbres avec des vaches en liberté. Une heure après avoir bien mangé et parlé de foot on repart. Franchement pas top comme journée. Je n’avais aucune motivation et physiquement c’était difficile. Cela dit cela se sent dans mon écrit. Malheureusement, il y a des jours comme ça, mais demain est un autre jour. On arrive vers 15h30 à l’auberge. Après une bonne douche et un bon repas en compagnie d’une anglaise super et l’hospitalier je vais lire la suite du livre et dormir. Je suis crevé. Hasta luego

Lundi 27 Février : Aldea del Cano (16 km

Hola,
Déjà 20 jours que l’aventure à commencer. Cela passe vite avec ces journées bien remplies. Réveil aux alentours de 7h50. J’ai passé une mauvaise nuit entre la couverture qui piquait et le froid de la chambre, mais bon cela fait partie de l’ouverture. On décolle pour 8h05 prendre le petit déj. au bar. Après un bon petit déj. il est 8h30 quand on décide d’y aller le ventre plein. Nous saluons l’anglaise qui prend son petit déjeuner et allait faire 36 km pour s’entrainer avant un événement à Chamonix et la guardia civile était dans le bar. Pour la France ce n’était pas le moment de dormir. (lol).
Bref, aujourd’hui, petite journée. J’ai essayé de trouver mon rythme au milieu des champs de verdure et des arbres à perte de vue avec au loin des collines. On a fait deux petites pauses. Je crois. On arrive à l’auberge à 13h30 précisément. On va récupérer les clefs et faire tamponner nos crédenciales. On sera deux à l’auberge, on visite et on s’installe assez rapidement, salle principale, cuisine, salle à manger et des chambres classiques. C’est classe quoi. Bref, après cette rapide visite des lieux on file acheter le repas du midi. Enfin à 14h quoi, on commence à devenir de vrais espagnols, on reviens vers 14h, je mets la table, Olivier prépare le repas, je mets la table et je file prendre une bonne douche. Après avoir fait ça, je lave mon linge sale comme à l’ancienne. Je le tends dehors sur un fil avec un petit de vent et un beau soleil tapant. Je prends quelques photos avec le panneau « Camino de Santiago » et devant l’auberge, puis on file à table. Au menu risotto, omelette et fromage mousse au chocolat en dessert après un bon repas. Je fais la vaisselle, je file m’étirer, ranger 2-3 affaires, m’organise pour demain et finis le livre qu’Anthony m’avait donné. A la fin, Olivier m’explique qu’il y a d’autres livres proposés sur des mecs qui font le tour du monde et des surhommes qui repoussent leurs limites, des récits intéressants que je filerai acheter à mon retour en France. C’est peut-être ça ma voie, le cross marathon running… j’adore repousser mes limites et d’ailleurs j’ai lu une citation superbe qui dès demain restera dans ma tête quand je marcherai.
Bref, il est 18h quand Olivier et moi décidons de voir 2-3 trucs pour les futures étapes et il y avait 2-3 trucs à anticiper et à prévoir. Il est 19h quand je décide de me poser tranquille devant l’auberge pour commencer à écrire cette journée après un bon repas et une bonne organisation pour demain.
Je vais vous laisser sur cette superbe citation de Nelson Mandela « Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends ».
A demain pour de nouvelles aventures. Il est 21h25 je file dormir et demain sûrement comme chaque soirée, la Ligue des Champions, le mardi et mercredi on boira un petit verre au bar devant les matchs.
PS Il est 22h, on essaye toujours de s’endormir. Il y a une fête à côté, on entend tout. Hasta luego

Mardi 28 Février :

J’espère que vous avis pris un réel plaisir à suivre mes précédentes aventures car moi je prends un réel plaisir à vous les raconter et faire en sorte de vous raconter cela comme si vous y étiez.  On se réveille aux alentours de 8h réveillé par un bruit assourdissant qui était la télé de la disco d’hier soir. Mais bon pour la fatigue … J’ai réussi à passer une super nuit et ne pas être réveillé par cette fête, après m’être préparé et un bon petit déjeuner, c’est le ventre plein et motivé que nous partons pour des nouvelles aventures aux alentours de 8h30 avec cette phrase, plutôt une citation de Kilian Jornet, sportif de l’extrême, je cite « Laisse l’instant guider tes pas, il t’emmènera vers ce que tu aimes » qui résonne dans ma tête et qui a un réel sens pour moi, car honnêtement, quel bonheur de ne pas avoir le stress de la vie du quotidien et pas d’obligation. On se sent réellement libre, marcher, encore marcher, profiter de chaque moment, car tout est unique les paysages, les rencontres et bien d’autres choses encore, d’ailleurs aujourd’hui, j’ai voulu enlever ma montre de mon poignet et la mettre dans mon sac pour ne pas compter les heures, le temps qu’il reste à marcher… les bienfaits de la marche et mon état d’esprit commencent à ressentir les bienfaits de la marche et ce n’est qu’un début. J’en suis persuadé.
Revenons à nos moutons, après une bonne demi-heure de marche, on commence à s’enfoncer dans un champ de verdure au milieu des habitations agricoles, des chênes, des champs d’oliviers et avec au loin une chaîne de petites montagnes. Enfin petites si on les compare à un sommet comme le Mont Blanc ou l’Aiguille du Midi…
Après 1h30 de marche et après avoir traversé des entrepôts industriels désaffectés, on décide de se poser au milieu de nulle part pour faire une pause et parler un peu. Après quelques minutes de marche, nous croisons les cyclistes du matin que nous saluons et qui engagent la conversation avec nous. Ils nous demandent si nous faisons le camino et combien de kilomètres nous faisons. Quand Olivier leur a dit 1700 km, ils étaient un peu sous le choc, après quelques minutes de conversation, ils nous souhaitent « un bon camino » et repartent à leur occupation, d’ailleurs on en croise vraiment partout des cyclistes sur les routes du camino. Olivier me dit que c’était d’ailleurs une activité très populaire auprès des jeunes en Espagne. Après une bonne demi-heure de pause, c’est à notre tour de reprendre part à notre occupation, poser un pas devant l’autre et profiter de ce magnifique paysage avec comme seuls repères, les flèches jaunes et le guide de Gérard du camino qui aujourd’hui d’ailleurs nous fera encore bien marrer, je ne sais plus trop pourquoi, il a une super citation dans son guide qui est « je marche pour savoir où je vais ». Elle a aussi sur moi un réel sens, comme la précédente et elle est tout aussi motivante. Puis qui sait, après la traversée de l’Espagne et demain du mon je vois les choses en grand, cela coïncide d’ailleurs avec une deuxième citation de Kilan Jornet qui est « parce que nous sommes des hommes forgés par nos rêves, parce que sans nos rêves, nous sommes morts ». Je reprends. Une fois repartis, nous arrivons sur un chemin bordés d’herbes. Au bout d’1h de marche et au loin on aperçoit un village indiqué par Gérard du camino. Une fois arrivés en centre ville, nous saluons les habitants et on décide de se poser tranquillement pour manger sur des bancs.  Après un bon repas et 45 mn de popote avec Olivier, nous repartons pour la dernière ligne droite. Un habitant nous indique le chemin, on passe un pont dans la N630, le kilomètres 365 était indiqué.
Je vous rappelle qu’elle nous suit depuis le lundi 12 l’étape à 30 km au lieu des 23 prévus. Bref une fois ce pont passé, changement de décor, les montagnes étaient plus proches et à notre gauche, il y avait un champ de verdure qui s’étendait sur des milliers d’hectares avec un gros troupeau de moutons en liberté après 5 km faits à marcher sur des pierres pour éviter les mini-ruisseaux secs en été  et sur un chemin rempli de petites pierres, on aperçoit un panneau qui indique la ville à 5,5 km et quelques minutes après nous l’apercevons. Nous marchons à un même rythme et nous parlons de plein de choses en même temps que la ville se rapproche sous mes yeux, puis on entre dans la ville qui est assez grande et composée de deux parties, le quartier moderne et l’ancien avec une grande place. On décide de faire une petite pause et regardons le chemin pour le motel, car l’auberge était au même prix. Après 20 mn de pause on repart à chercher notre chemin et là une grosse montée devant moi après 24 km. On fait 4 km par heure, donc 6h de marche à peu près. Je les ai bien sentis. Puis à l’aide de notre guide  et après 30 mn on marche chercher le nom des rues, on arrive à la place principale, kebab-resto en terrasse, boutiques de souvenirs… Pour couronner le tout de belles espagnoles mdr. On arrive enfin après 2 km de plus, mais c’est pas grave demain que 12 km et on est sur le chemin et après avoir payé on fait tamponner nos crédenciales qui, je rappelle, nous donnera  accès au diplôme de Compostelle. Les chemins sont connus dans le monde entier et empruntés par des personnes venant des 4 coins du globe et cela depuis le Moyen Age. Bref, on monte et là super chambre, petit balcon, petite télé… après le rituel d’après marche et une bonne douche on décide de partir en ville acheter des cartes postales, de manger, on arrive Place Coza Mozen de l’ancienne mais moderne quand même, je décide de me poser tranquille après avoir acheté des cartes postales, soleil tapant, de belles espagnols (lol) des personnes superbes une superbe ville quoi demander de mieux ? On décide de repartir plus vers le côté de la ville moderne. On tombe sur la bibliothèque municipale, on décide de s’y arrêter après 20 mn passée à parler sur les réseaux sociaux les mêmes en France. Il est 19h30. On décide de partir au kébab et sur le chemin Paul voulait me parler pour me féliciter de la première partie de mon blog et que j’avais visé la barre haute que c’était super et que je continue ainsi. Je le remercie et on parle aussi un peu de foot et du PSG particulièrement. Quand j’écris le blog, je ne prévois rien à l’avance, sachez-le une fois mon stylo en main, c’est une page vide qui en quelques minutes se remplit et ainsi de suite. Après avoir bien mangé on repart au motel et là on est actuellement devant la télé.  Il doit être 22h puis voilà et dernière chose Paul m’a envoyé la première partie du voyage du fondateur de l’association Seuil « Sur la route de la soie » (12000km), 3 ans de marche. C’est raconté en 3 tomes. Je suis impatient de le recevoir. J’espère que vous aurez apprécié mon récit de cette journée comme toutes les autres. Je vais un peu regarder la télé, puis m’endormir. J’en profite car c’est pas tous les jours qu’il y en a une. :)
Hasta luego.

Mercredi  1er Mars : Caceres  (11 km)

Buenos Dias,
Après une bonne nuit passée dans ce super motel, il est 9h quand je me réveille, Olivier me laisse un petit mot pour me dire qu’il était dans le bar d’à côté pour prendre le petit déjeuner. Il m’a fallu une bonne vingtaine de minutes pour préparer mon sac et être bien réveillé. En descendant pour le rejoindre, je croise la dame du motel que je salue « buenos dias », puis je retrouve Olivier au bar pour prendre le petit déjeuner, petit chocolat chaud et tartine au beurre chocolat chaud. Après un bon petit déjeuner, on part pour de nouvelles aventures, armés de notre guide et des flèches jaunes pour nous diriger après quelques minutes de marche, on quitte la vieille ville pour  longer une autoroute. Je n’étais pas trop rassuré, nous la quittons au bout de 3 km pour longer sur notre gauche un chemin de terre au milieu des collines de verdure à perte de vue ou saluer les gens que nous croisons. Puis on a commencé au bout de 5 km à apercevoir la ville. On décide de faire une pause. Le soleil était assez fort pourtant il devait être 12h. Après 15 mn de pause on reprend des forces et nous discutons des futures étapes qui vont nous demander une certaine organisation. Bref, on repart et on arrive peu de temps après dans la ville, sans que je m’en rende vraiment compte, car on discute de tout et de rien. Puis après avoir traversé la ville, une bonne vingtaine de minutes, on se présente au bar pour récupérer les clefs de l’auberge  que d’ailleurs le gérant du bar nous  dit qu’elle était super et qu’au mois de mars, nous allons passer de 309 km actuellement à 905 km. C’est pas mal et on aura déjà fait plus de la moitié de notre objectif qui est de 1718. Bref, revenons à nos moutons. Une fois la clef de l’auberge en main et nos crédenciales tamponnées qui d’ailleurs, sont déjà sur deux pages, on arrive dans l’auberge. Arrivé sur la place espagnole du village, une auberge classique avec des décos du camino, des mezzanines, une cuisine, une table pour manger… le minimum, mais nous avons besoin d’un ordinateur, d’une télé… Je rigole comme quoi nous avons le minimum et cela nous suffit amplement, comme quoi pas besoin d’avoir toutes les dernières tendances à la mode pour être heureux. C’est cela l’esprit camino. Après avoir mis la table, déballé mon sac, lavé mon linge comme au Moyen Age… le rituel d’après marche, que je sors un peu prendre l’air, puis je reviens pour manger au menu rizotto, viande de volaille.
Après un bon repas et après avoir fait la vaisselle, j’avais 2-3 trucs à faire une fois cela fait, je décide de prendre une bonne douche et d’aller au bazar m’acheter des écouteurs. Dès que j’irai sur internet, je pourrais enfin écouter de la musique, cela me manque grave. Bref une fois rentré, un allemand qui s’appelle Thomas me parle en anglais et me demande d’où j’étais, jusqu’où nous allions, combien de kilomètres nous faisons, d’où nous sommes partis… Cela était cool d’échanger un peu avec lui. Puis, il cherchait un étendoir pour étendre son linge que je lui ai indiqué avec plaisir, puis je descends en bas pour rejoindre Olivier qui parlait avec une espagnole du nom de Diana. Elle a 24 ans. Mais voilà je lui ai dit que je ne parlais pas espagnol, mais on a quand même pu échanger. Olivier m’a dit qu’elle faisait de la boxe. Je suis vite remonté (lol). Bon là, il doit être 17h, on va aller au market se balader et je vais aller poster ma carte que j’ai écrite avant et demain c’est avec grand plaisir que je vous raconterai ma journée qui, j’en suis sûr, sera tout aussi cool.

Jeudi 2 Mars : Lac d’Alcántara (23 km au moins)

Buenos Dias,
La journée s’annonce superbe. Il fait beau. Je suis en pleine forme et motivé avec toujours cette phrase qui résonne dans ma tête « je marche pour savoir où je vais ». Mais avant tout, je vais vous raconter ma soirée d’hier soir qui était superbe, puis je prendrai le temps de vous raconter ma journée d’aujourd’hui qui, vous verrez, a été plein de rebondissements. Revenons dans le temps, hier soir après avoir fini d’écrire le blog et organisé les deux prochains jours, nous sommes partis au market et entretemps, trois italiens sont venus et une italienne qui parlait français. J’ai pu faire sa connaissance. Elle était super cool, elle parlait quatre langues. Arrive l’heure de manger, ils avaient fini, mais bon un allemand est venu et nous avons passé une super soirée conviviale. Nous avons parlé de plein de choses et j’ai même immortalisé le moment avec mon appareil photos. Donc voilà super soirée et je suis parti dormir, juste après, il devait être 22h30 et j’ai bien fait, vous verrez. Revenons à aujourd’hui. Nous partons à 9h20, nous avons pris un numéro de taxi car à notre grande surprise, l’auberge du lac est fermée, donc nous allons faire 33 km, donc en sécurité  nous avons pris un numéro de taxi, mais pour moi, c’est un défi et tout se passera bien. Je suis confiant. Je ne connais pas mes limites et je veux les pousser au maximum. Bien évidemment, s’il n’y a pas de risque physique. Bref, une fois parti, nous nous sommes enfoncés dans un chemin sableux avec des murets en pierre de chaque côté et des collines pleines de verdure et des rochers. C’était magnifique, vraiment   le soleil était au rendez-vous et là c’était super, car il y avait aussi un petit vent froid et au loin, on apercevait une ligne de montagnes assez hautes. Je marche tranquillement en chantonnant un peu et profite du paysage. J’ai même pris quelques photos après 1h30 de marche, on a croisé des vaches, moutons en liberté et saluer les quelques promeneurs et des voitures qui passaient et qui klaxonnaient quelquefois et voilà derrière moi l’anglaise qui se prépare pour son cross et que nous avons croisé le temps d’une soirée il y a quelques jours plus précisément lors de l’étape qui nous menait dans le petit village d’Alcuescar. Je la salue, elle parle un peu français, donc, je lui demande combien de kilomètres elle faisait. 33 me répond-t-elle, mais elle allait assez vite. Elle a vu mon gros sac, elle m’a d’ailleurs fait la remarque. Elle croyait qu’on campait. Je lui réponds que non. Puis elle marchait devant moi. Je lui souhaite une bonne journée. C’est sûr que j’ai un gros sac, c’est ma petite maison pendant trois mois que je transporte sur mon dos. La seule aide de mon corps et comme carburant, l’alimentation et le sommeil. Elle avait juste un petit sac pour l’eau. Passons.
Après encore une quinzaine de minutes de marche, on décide de faire une pause. D’ailleurs, je pense c’est le mieux, après 2h de marche et une pause de 20 mn, on repart toujours au milieu de ce beau paysage et tout au long de cette journée, je n’ai pas pensé une fois aux kilomètres, on a combien de temps à rester. J’ai profité du moment présent, et heureusement, car si pendant trois mois, je me posais ces questions, ce serait difficile et j’en profiterai moins. D’ailleurs, j’ai encore pu tout au long de cette longue étape constater les bienfaits de la marche mentalement et physiquement. Je vous l’assure, c’est bien ce que je fais. C’est même exceptionnel. Je le réalise, mais pas tellement, plus tard je pense.
Bref, une bonne heure de marche, Gérard et les flèches nous indiquent un chemin, mais on n’était pas si sûrs. C’était en travaux. Ils construisaient une route pour relier Madrid au Portugal. Je n’y vois pas trop d’intérêt d’ailleurs. Passons.
Une fois le chemin suivi, la chaîne de montagnes paraissaient plus proche et un lac se dessinait à l’horizon avec des genres de petites îles de verdure avec des rochers et une maisonnette en pierre en plein milieu. Après 45 bonnes minutes à marcher dans des chemins sableux entre les collines et juste en bas la N630 et à droite un grand pont en pierre moderne tout neuf. On décide de faire la pause du midi après  30 bonnes minutes à reprendre des forces et à papoter, on aperçoit un randonneur avec le coquillage, signe du camino où il est inscrit « via de la plata » dessus le nom du chemin du camino que nous empruntons. Il nous aborde et il parle français et 4 autres langues. Super. Il s’appelle Patrick et vit en Irlande, mais il est né à Londres et nous a d’ailleurs dit d’un air assez drôle qu’il n’a pas voté le Brexit (lol). Les présentations faites, il nous a dit que c’est son 4ème camino et qu’il fait en moyenne 40 km par jour. Pourtant il n’est pas tout jeune, mais cela se voit qu’il est heureux d’être là et en pleine forme. Après 5 mn de conversation à parler de plein de choses, on décide d’immortaliser ce moment avec une photo avec en arrière le superbe coquillage, puis il repart juste après avoir repris des forces. Nous sommes partis 5 mn après lui et après 15 mn de marche, on devait longer la N630. C’est « chiant » mais ça va en Espagne ce n’est pas des fous furieux en volonté. Ils sont détentes, mais là, sous mes yeux, le lac magnifique. J’ai pris une superbe photo et on continue à marcher jusqu’au kilomètres 520 de la N630, puis nous faisons une pause à la fin d’un pont avec Patrick, mais moi je suis arrivé 10 mn après. J’étais à la ramasse mais ça allait. Il devait rester 11 km. Patrick me demande la route ou le sentier. J’ai choisi la route, même si c’est moins cool, après une superbe photo de moi prise avec le lac en arrière-plan et une bonne petite clope. D’ailleurs, c’est mon dernier paquet, car pendant cette marche, je me suis fixé un objectif d’arrêter « quand je veux je peux ». Rien n’est impossible, je vous l’assure. Croyez en vos rêves, même s’il y a toujours des gens pour vous décourager.
Patrick repart et nous aussi sur la N630 toute neuve, mais avec comme vue le lac, les montagnes et les collines, encore une fois, pleines de verdure, ce n’était pas si mal et le soleil était assez fort, mais je n’avais aucune idée de l’heure et des kilomètres parcourus précisément et une chose qui était d’autant plus magnifique, les rayons du soleil reflétaient sur le lac. C’était beau à voir.
Ce mois de mars commence pas si mal, même si on a 12 étapes d’affilée et que je n’aime pas ce mois, car rien de spécial, sauf les villes cools comme Salamanque où l’on va s’arrêter en repos et les postes restantes, rien de fou peut être qu’on s’approche de Saint Jacques et qu’on va voir de beaux paysages dans cette belle région d’extramadura. J’en suis persuadé. Après on entrera dans la région de Castille-Léon, je crois bien et peu avant Saint-Jacques, la Bretagne française comme je l’appelle, car c’est un peu le même schéma climatique, bien qu’il fasse plus chaud. Le temps est très changeant et c’est l’Atlantique et d’ailleurs cette région possède le point le plus à l’Ouest de l’Europe, je crois, ou le Cap Finistère, mais les portugais disent que c’est eux c’est vrai qu’on longe aussi le Portugal. Bref, revenons à la marche, après 2 bonnes heures de marche sur cette route, le lac avait disparu et les montagnes paraissaient beaucoup plus proches et plus petites. Olivier m’attendait pour la pause. Nous étions au 29ème km, mais après 20 mn de papotes, on repart sur la route sans voiture car la guardia civile l’a bloquée à cause d’un accident. Là c’est pas cool, pourtant c’était la phase finale qui, je savais, allait être dure physiquement. Après 45 mn de route, on décide de faire une pause dans le village et nous repartons 5 mn après pour quelques mètres très physiques et on arrive dans une auberge privée, super moderne. Les 3 italiens nous félicitent. Nous étions crevés, puis l’italienne qui parle français a essayé de soulever mon sac. Elle a été impressionnée du poids, puis voila Patrick, l’irlandais (il nous félicite) qui est heureux d’arriver. On se tape dans les mains. Lui avait fait 44 bornes quand même et m’indique que c’était pour une cause humanitaire qui donne l’accès à l’eau dans les pays pauvres. Bravo à lui. Car c’est vrai 7 % de la population mondiale n’ont pas de robinet. Une fois l’auberge payée, les crédenciales tamponnées on s’installe dans la chambre super moderne et pas une poussière, heureux d’avoir fait les 33 km, mais sans me vanter, il y a eu des moments où ça allait moins, mais c’est passé. Bref, une bonne marche et un bon repas, j’ai fumé une clope et écrit le blog et souhaité une bonne nuit à Patrick et Olivier. Buenas noches.

Vendredi 3 Mars : Grimaldo (9 km au lieu des 22 initialement prévus)

Buenos Dias,
One se retrouve pour cette dernière journée qui clôturera la deuxième partie du blog du 20 février à Zafra aujourd’hui. Après une bonne nuit passée, je me réveille vers 9h avec quelques douleurs, certainement à cause de la journée d’hier, mais bon aujourd’hui ça va 9 km, c’est en moonwalker que je vais les faire. On décolle de l’auberge pour 9h30, puis sur le chemin, on s’arrête dans le village pour prendre le petit déjeuner sur un banc et on repart à l’aide du guide de Gérard qui a failli nous faire prendre deux fois le mauvais chemin. Le ciel est gris et il y a du brouillard. Je sentais la pluie arrivée. J’ai eu le bon pressentiment, car après 1h30, on a affronté une grosse montée, on était en montagne, on va dire dans la forêt. J’ai d’ailleurs pris de superbes photos lors de cette balade.  (9 km :)) puis la pluie arriva. J’ai enfilé mon poncho et pour les 3 km restants, on les a finis sous la pluie, mais bon heureusement on n’a pas marché tout la journée, ça m’aurait … Une fois arrivés dans le village, on va au bar à côté de l’auberge. Donativo, c’est-à-dire, les randonneurs peuvent laisser comme bon leur semble comme argent. On a pris un petit chocolat chaud, puis on est allé à l’auberge qui était juste à côté. Il pleuvait et faisait super froid. Je vous l’assure. Puis après le rituel d’après marche et une bonne douche, je prends le temps de vous raconter ma matinée. On ne va pas tarder à aller manger au resto et puis conclure l’envoi du blog, se reposer et préparer la journée de demain et bien d’autres choses.

Voilà encore, cette fois-ci, pas de petites blagues ou anecdotes, du moins Patrick, l’irlandais, ne doit pas être tellement embêté par la pluie, il doit la voir sûrement très souvent en Ecosse (lol !) Hasta Luego
M

Samedi 4 Mars : Grimaldo - Galisteo 24 km)

Buenos Dias,
Heureux de vous raconter ma journée (première de la 3ème partie du blog). Vamos. Il doit être 9h15 quand je me réveille. Au cours de la soirée, toujours l’anglaise qui se prépare pour l’évènement de Chamonix remporté sur les trois dernières années par Kylian Jornet (le monstre). Olivier m’explique que cela sera la première fois pour elle, elle s’est dit je vais le faire quand elle a vu un Monsieur de 70 ans le faire. Passons. Puis hier, je lui ai servi un peu de risotto fait par Olivier. Elle a bien aimé.

Revenons à aujourd’hui. Il est 10h quand nous partons le ventre plein et en forme pour Galisteo, nous quittons la ville pour longer la N630, 30 mn dans une épaisse brume. Il faisait assez froid. Après avoir longé la route et une montée, nous avons une belle vue sur la ville et les montagnes au loin. Puis nous avons traversé une forêt de sapins, puis une route et marché sur de la verdure. Le sol était mouillé. Il avait plu la veille et c’était prévu pour aujourd’hui également, mais le soleil est apparu et tout au long de la journée nous n’avons pas vu l’ombre d’une goutte de pluie. Après 1h15 de marche, je pense, Tyno nous a rattrapés et nous dépasse. Je lui souhaite une bonne journée en français évidemment, même si je commence à connaître énormément de choses sur la culture espagnole et sa langue. C’est cool. Mais j’aime ma petite France ! Le pain est différent par rapport à la France, par exemple.

Bref, après 30 mn de marche, j’en avais assez. Je décide de faire une pause avec Olivier pour manger nos sandwichs crudités omelette française acheteés au bistro la veille. Après 20 mn de pause, le ventre bien rempli, nous décidons de repartir. Et là, trois chemins d’offrent à nous. Nous croisons trois espagnols en camion qui nous indiquent  le bon chemin après avoir marché quelques minutes.
On papote et là un vieux passe en scooster, il nous salue. Dommage qu’il n’a pas levé sa roue (lol), juste après, devant nous des vaches en liberté à notre droite, elles se mettent en travers de notre chemin. Nous les évitons, mais je n’étais pas trop rassuré, après il y avait un pont avec des trous qui fait en sorte que les bêtes ne peuvent pas passer. Bref après cette petite mésaventure, des petites collines montantes descendantes s’offrent à nous. Je les passe avec brio tout en parlant avec Olivier, et  nous avons un superbe panorama sur des villages et des chaines de montagnes et des collines de verdure à perte de vue. J’ai pris du temps pour prendre une superbe photo, c’est ma 123ème photo depuis la Bretagne.
Après quelques minutes de marche, nous étions à 200m d’un village que nous traversons et là des jeunes s’amusaient à nous klaxonner avec leurs scootesr. A l’entrée du village, nous nous posons sur un banc pour une petite pause.
Après avoir repris des forces, nous repartons pour 1h30 de marche à papoter et à marcher sur une route, à notre droite des champs agricoles et à notre gauche des collines de verdure avec quelques arbres.  Nous nous arrêtons pour une pause qui sera la dernière, on apercevait le village, pour fumer une clope et papoter un peu sous un eucalyptus énorme, il devait avoir certainement  plusieurs centaines d’années et avec un bon petit soleil. Même si je déteste le mois de mars, il commence bien. Mais je suis déjà pressé d’arriver à Saint Jacques. Après ce sera cool, on va à Fisterra et deux jours au gîte de Marina pour après marcher et encore marcher tout en ayant dans notre champ de vision l’Atlantique. D’ailleurs, on marchera même sur la plage, c’est cool !
Bref, on repart après 1h, peut-être plus, à longer la route et affronter une montée, toujours avec le même paysage. Petite parenthèse, quand je vous dis des heures de marche, c’est bien évidemment approximativement, mais j’essaye d’être le plus précis possible, on arrive à l’entrée de la ville. Au loin, à l’ouest, il y avait l’air d’avoir des sommets de montagnes enneigées, mais bon, vu la chaleur et leur hauteur, ça avait l’air bizarre. D’ailleurs, sur le chemin, j’ai pris un selfie avec des vaches qui me regardent. La photo est exceptionnelle. J’ai pris la photo devant le panneau.
Revenons à nos moutons. On entre dans la ville. Elle est entourée d’un grand mur de pierres qui ne doit pas être tout jeune. C’est assez atypique. Je trouve le village avec des rues monotones. C’était « chiant ». J’ai aperçu un coiffeur, mais demain c’est dimanche. Je songerai à y aller dès que j’en aurai l’occasion.
Bref, on arrive à 16h à la pension. On se pose au bar devant le match du Réal, petit fanta. Le son était à fond.  J’avais l’impression que tout le village était au bar, ça avait l’air d’être un sport national, certains viennent même en famille et d’autres papotent avec une bière et parlent fort. Après 1h d’attente, je n’en pouvais plus. L’hospitalière nous fila les clés et j’ai vu une affiche comme quoi demain le bar fête ses deux années : 9 h jeu de cartes espagnoles et 10h Flamenco. Depuis le temps qu’on en parle avec Olivier, ce sera l’occasion de voir ce que ça donne et la bière est à 1 €.
Toute la journée demain (mdr). Je les imagine déjà poser sur la terrasse. Ils vont vider les stocks en 1h. D’ailleurs, il y avait une belle gitane au bar (lol). On arrive dans la chambre, rituel d’après marche. Une bonne douche. Il y avait une télé, mais elle ne marchait pas. Ce n’est pas bien grave !
Même au début, je « psychotais » pour internet, maintenant je m’en fous. Quand j’en ai l’occasion, j’y vais, sinon, je n’y pense pas.
Bref 1h après, tout beau, tout frais en tenue, chaussures de ville, on décide d’aller au market, se balader et d’aller au resto ce soir.
On se pose tranquille en centre ville, on parle et fume une clope, on passe au market pour le repas de demain midi et demain soir aussi resto et on se prend des pistaches pour grignoter en attendant le repas. C’est notre petit rituel d’après marche. Puis, on repart et là on décide de monter sur le grand mur qui entoure la ville tout en papotant et en mangeant  les pistaches avec un panorama complet sur la ville et ses alentours. Mais j’ai surtout vu des bars et encore des bars, en Espagne ça doit être un bar par habitant (lol). Bref, après avoir fait le tour, on redescendant et on part déposer les sacs à la pension et chercher un resto. Il devait être 8h30. Le match du Barça allait commencer en plus. Une fois les sacs déposés, j’enfile un pull, il faisait froid et on repart. On décide d’aller voir dans un bar. Ils étaient tous « bourrés (lol), même la serveuse. Pour eux, 8h30 c’est l’apéro, puis elle nous dit de repasser dans 2h, mais on avait faim, puis un mec nous prend pour des fous de manger aussitôt (lol).
On ressort et là un espagnol du nom d’Antonio nous aborde. Il parle français, il nous indique un bon resto et nous a dit qu’il a appris le français et qu’il a visité Paris et que les vacances prochaines, il veut aller en Bretagne (lol). Il va avoir deux semaines de pluie, le pauvre ! Nous le remercions et nous dit de penser à lui quand nous serons à Saint Jacques. Puis, on file en directiondu resto, qui était à 300m, on marche 10 mn dans la nuit et on arrive et entrons dans le resto.
Nous prenons l’apéro. Il y avait le match du Barça, même s’ils n’apprécient pas, vu que la Catalogne voulait l’indépendance, mais bon, il y a quand même des gens qui les apprécient. Bref, on s’installe. L’ambiance est chaleureuse. La serveuse était cool et tout est fait maison par deux « mamas » espagnoles. Une fois le menu choisi, pour moi des plats espagnols. Après avoir bien mangé on souhaite une bonne soirée et un bon appétit à Anik qui mangeait. Il était 22 h et le Barça gagnait 4-0. On part pour rentrer à la pension.
Une fois arrivé, je me suis endormi vers 23h mais juste avant j’ai un peu écrit le blog quand même et Olivier me donne une superbe citation du plus grand écrivain espagnol de tous les temps Miguel de Cervantes (1541-1616) dans chaque ville d’Espagne, il y a une rue à son nom « el que lee mucho, y anda mucho y sade mucho » qui veut dire en français « celui qui lit beaucoup et marche beaucoup voit beaucoup de choses et connaît beaucoup de choses ». Voilà c’est tout pour aujourd’hui. A demain pour de nouvelles aventures. Hasta luego.

Dimanche 5 Mars :  Galisteo - repos

Hola !
Réveil à 9h30.
J’ai pu bien dormir et aujourd’hui, c’est repos. Une fois prêt et bien réveillé, je descends vers 10h15 avec Olivier au bar pour prendre le petit déjeuner. Les mecs qui étaient déjà là la veille sont déjà sur place à parler fort dans le matin (lol). Sûrement des habitués et aujourd’hui le bar fête ses deux ans. On se pose tranquille, petit chocolat chaud pour moi et churros. Une fois le petit déjeuner pris, on remonte et j’ai lu à Olivier le 2ème blog que nous allons poster dès qu’il y a une poste ouverte. Vous avez pu sûrement déjà le lire et j’espère qu’il vous a plu ! Une fois cela fait, Olivier descendra au bar pour faire le rapport et moi je suis resté dans la chambre à voir les futures étapes sur le guide de Gérard et faire 2-3 trucs.
Une fois cela fait, je l’ai rejoint. Le bar était rempli. Ils découpent un cochon entier, préparent un barbecue et il y avait de la musique et un match de LIGA, super ambiance. Après une bonne heure passée, je décide de rentrer pour manger et corriger quelques trucs sur le 2ème blog, car il m’arrive avec la fatigue d’oublier quelques mots…

Passons. Je redescends vers 14h15, toujours la même ambiance et la bière coule à flot. Ha ces espagnols ! Après avoir fumé une clope et discuté avec Olivier, je suis remonté pour commencer à écrire ma matinée d’aujourd’hui et préparer mon sac pour demain.
Là, il est 16h.  Ce soir, je prendrai le temps de vous raconter soigneusement la fin de ma journée, et il est 21 h. Je suis de retour. Je vais vous raconter cette fin de journée et filer dormir, demain grosse étape ! Alors après avoir fini de vous raconter cette matinée et faire quelques trucs, je suis descendu au bar rejoindre Olivier qui finissait le rapport de la marche sur ces dix derniers jours. Entretemps, j’attendais devant le bar et j’ai croisé une belle espagnole avec un très joli sourire. Une fois qu’il a terminé, on décide d’aller se balader en ville et se poser dans un bar plus tranquille.
Après 30 bonnes minutes de balade, on se pose à l’extérieur d’un bar, Olivier me lit le rapport, je l’écoutais, mais j’étais plus en train de regarder le match de l’Athletico et une belle espagnole au bar (lol). Après une heure passée, un petit fanta, le match de l’Athletico et le rapport signé, on décide de repartir à la pension pour nous reposer. Il devait être 16h. J’ai fait une petite sieste et pris un peu de temps pour lire un livre de petits contes où chacun d’eux raconte ou a un sens particulier en fonction des personnes. Chacun le comprend comme il veut, mais à la fin, ils ont tous une signification sur la vie, enfin, plutôt des choses de la vie.

Voilà, puis à 17h30, on est descendu au bar. Il y avait un chanteur espagnol et un guitariste. J’ai kiffé. Je me suis mis dans l’ambiance. La musique espagnole est assez joyeuse. C’était pas mal !
On est sorti pour 19h au même resto qu’hier après 5 mn de marche à travers les champs d’oliviers ou plutôt sur une route (lol). On arrive au resto, on s’installe, un petit fanta devant le match de Malaga. La serveuse est aussi accueillante que la veille. C’est avec un grand sourire qu’elle nous donne les menus du jour après 30 mn le temps que les menus espagnols arrivent, pour moi, salade de  fruits secs/chèvre et en plat principal, entrecôte/frites. Après un bon repas, nous les remercions pour ce bon repas et ce bon accueil. Une fois arrivé à l’auberge, je vous écrirai quelques lignes et je file dormir. Hasta luego.

Lundi 6 Mars : Oliva de Placensia (29 km)

Buenos dias,
Il doit être 22 h et des brouettes, je suis super fatigué aujourd’hui la journée a été assez longue et dure physiquement, mais nous avons pu traverser des paysages majestueux et le soleil était au rendez-vous. Passons.
Nous descendons à 8h30 pour prendre le petit déjeuner au bar et faire tamponner nos crédenciales après un bon petit déjeuner, churros chocolat chaud devant le journal espagnol où il parle de Fillon. Nous partons pour 9 h.
Après avoir quitté la ville, nous traversons un pont romain pour longer une route, petite chose avant de reprendre le récit de la marche, demain nous croiserons le moment de notre camino « Via de la Plata », ancienne route romaine et un genre d’arc de triomphe. Il se nomme « l’arco de Cappara ». Voilà, voilà.
Je reprends, une fois le pont traversé, nous longeons la route avec une vue des grands arbres à notre droite, à gauche des plaines de verdure et un ruisseau. Après 2h de marche et après avoir traversé un petit village, nous faisons une pause. Nous repartons environ 20 mn après. Une fois la route terminée, on entre dans un chemin sableux à côté de propriétés privées. Olivier était un peu devant moi. Pendant que je chantonnais et marchais à mon rythme tranquillement, un espagnol m’interpella pour me dire le chemin à suivre et me souhaiter un bon camino. J’échangeais avec lui en lui disant que j’allais à Oliva de Placensia.

Une fois arrivés à l’entrée d’une petite ville que nous traversons et où nous avions prévu de prendre le pique-nique du midi et de poster le blog, car la veille le village où nous étions en repos, il n’y avait pas de poste « correos » en espagnol.
Bref, une fois entrés dans le village, on passe à la boulangerie « Panaderia » en espagnol on entre dans la boulangerie et là je m’attendais à un truc comme en France, mais il n’y avait que du pain, rien d’autre (mdr) Depuis mon arrivée en Espagne, c’est la deuxième fois que je vois ça.
Bref, après avoir bien mangé et posté le blog, nous repartons. Une heure après avoir quitté la ville à l’aide du Guide de Gérard c’est un espagnol qui nous indiquera le chemin très gentiment sans qu’on lui demande après avoir bien marché sur un chemin sableux. C’est loin des collines de verdure. Sur le guide de Gérard il nous était indiqué un raccourci pour le chemin. Nous l’empruntons tout en traversant les quelques maisonnettes sur notre chemin avec toujours des chiens qui aboyaient sans cesse. Après c’est la campagne normale, mais là j’ai l’impression que c’est comme les bars, un chien par habitant (lol).
Je reprends après avoir marché 30 mn de plus approximativement sous un grand soleil, deux routes s’offrent à nous, on suit les flèches, on tourne à gauche. Après avoir marché 15 mn, je n’en pouvais plus. Olivier était un peu plus loin. Le paysage était assez beau. J’apercevais à ma gauche de grands champs de verdure, de grandes collines pleines d’arbres et de petits villages… et à ma droite, de l’herbe, de beaux arbres et des rochers. Donc après 15 mn, Olivier me dit que c’est le mauvais chemin, un automobiliste l’arrête pour lui dire. On repart, mais je n’en pouvais plus, 1 km aller et un autre retour, « c’est chiant ». Puis après être revenu sur nos pas, on avait tout simplement raté la barrière verte avec les trois chaines pour nous l’indiquer ? Mais bon, ça arrive. On passe la barrière et on décide de faire une pause et là pendant que je fumais ma clope, je vois un agneau mort, les pattes arrières attachées (WTF) on repart 20 bonnes minutes après pour marcher sur un chemin sableux sur la colline et s’enfoncer dans un paysage digne des plus grands films d’aventure, les oiseaux chantonnent, de la verdure partout, des petits ruisseaux, des beaux petits arbres et des vaches en liberté. Mais c’était assez chiant, l’herbe était humide et les ruisseaux durs à traverser. Mais c’est ça l’aventure. Puis on devait passer des barrières qu’on devait refermer.
J’ai pris de superbes photos durant toute la journée de moi et de cette belle faune et flore qui s’offrent à nous. Après 1h de marche, Olivier était un peu devant et je l’ai perdu de vue avec tous ces arbres et je ne voyais plus de flèches. Mais après 3 mn de marche, Olivier m’attendait pour une pause sous des arbres à l’ombre. Après 20 mn de papotes, on repart. D’ailleurs, Olivier aussi trouvait le paysage super beau.

Passons. On reprend la marche côte à côte et puis là, d’un coup, un mec passe en klaxonnant à notre droite et plein de vaches sont apparues (lol). Après 40 mn à passer à quelques mètres des vaches qui étaient sur notre chemin, et toujours dans le même décor, avec les pieds mouillés, nous avons aperçu la route que nous devions longer et au loin une grande chaine de grandes montagnes dont une avait même de la neige sur son sommet, ce dont, j’en suis sûr, petite parenthèse, d’ailleurs, j’adore le ski. J’ai eu la chance d’y être allé plusieurs fois. Je suis Etoile d’Or pour les connaisseurs.
Revenons à nos moutons. Une fois arrivés sur la route, nous faisons une petite pause. On était encore bien physiquement, mais pas pour les 7km restants indiqués. On a été surpris, puis c’est là que je me suis dit, mon moment préféré de la journée arrive, le dépassement de moi-même est de jouer sur le mental. Il s’avère qu’après 1h50 de marche à croiser des bagnoles tout en admirant le beau coucher de soleil et voir les montagnes de plus en plus proches, mais physiquement vers les 3 km restants, ça a été un enfer. J’en ai bavé.
Bref, on entra dans le village. Il devait être 19h15. J’étais en Espagne sur le camino en pleine nature. Si ce n’est pas là le top. On arrive à 19h50 à l’auberge. Le village est tout petit. Il n’y avait pas un chat. Enfin, si, j’en ai croisé (lol). L’hospitalier arrive qui est  tout surpris qu’on arrive si tard. Je termine les quelques lignes sur ma soirée et le sommeil l’emportera. Une fois les présentations des lieux faites, la crédenciale tamponnée, elle a eu la gentillesse d’appeler son amie qui tenait la petite supérette du village à 3 € la bouteille d’eau, mais elle était fermée. Donc demain matin, Olivier est parti acheter le repas du soir et de demain midi. J’en ai profité pour prendre ma douche, laver mon linge… Une fois revenu, il a fait de bonnes petites pâtes que nous avons mangées devant la télé, puis on a filé dormir. Je vous dis à demain pour de nouvelles aventures.

Mardi 7 Mars : Aldenueva del camino (27 km)

Buenos días,
Il doit être 21h30. Je suis super fatigué et le mois de mars a de très longues étapes qui s’enchainent. J’avais aujourd’hui beaucoup de choses à vous raconter, mais voilà j’essayerai durant ce mois de résumer mes journées pour produire du contenu, mais pas comme je le voudrais.
Voilà, voilà passons à la journée. On se réveille à 9h, on avait prévu de partir le plus vite possible, mais j’avais la vaisselle et plein d’autres choses à faire. Une fois ces choses faites, je décide d’aller fumer une clope, mais la porte se ferme derrière moi et Olivier était déjà dehors. (lol). Je me suis dit, c’est « la m…. » si l’hospitalière n’a pas le double des clés, mais bon ça va. Nous partons vers 9h15. On a marché en traversant des troupeaux de vaches… C’était cool, il faisait super beau. On a croisé un fermier qui emmenait ses vaches dans un endroit. Puis on s’est posé sous un arbre à l’ombre avec de la verdure et on est reparti. 45 mn après on arrivé à l’auberge à 18h20 avec une superbe vue sur quelques montagnes enneigées.
Après une douche froide, rituel d’après marche, on décide d’aller au market et de s’acheter un petit truc à grignoter en attendant 7h30 pour aller manger vu que l’auberge est gratuite. Une fois revenu…on file au resto et durant le chemin Marina nous appelle pour nous dire que l’auberge avait des punaises. Mais bon en hiver, elles sont moins actives, mais ça gratte un peu, mais rien de bien grave. Après avoir bien mangé devant la première mi-temps du match de Réal, de la côte d’agneau, frites/macédoine, petit fanta et une bonne glace en dessert, on était super fatigué. Une fois arrivé à l’auberge, je vous écris la lumière allumée pour les punaises, elle sera allumée toute la nuit.  Hasta luego.

Mercredi 8 Mars :  Calzada de Bejar (24 km)

Hola,
Réveillé à 8h, la lumière allumée (lol) rituel durant la marche et on part pour 9 h. On s’arrête dans un bar prendre un petit chocolat chaud, puis nous partons pour longer la N630 pendant 6 km sous un soleil tapant et une chaleur étouffante qui nous a accompagnés tout au long de la marche. Après avoir longé la route avec Olivier tout en papotant, nous arrivons dans un village où nous allons acheter le pique-nique du midi et de demain. On repart pour une montée. On a atteint plus de 900m d’altitude durant la journée. Bref et après cette montée, on a un super panorama sur le village et un lac. On s’arrête au bout d’1h après avoir traversé un petit village tout en marchant dans la montagne. Après une bonne pause de 45 mn,  avoir mangé, pris quelques photos et papoté on repart avec une belle vue sur des montagnes à notre gauche… On fait une pause à l’ombre sur un banc, on repart pour la phase finale.
Après 1h15 de marche, on affronte une grosse montée et à notre gauche des rochers et de la verdure. On arrive à l’auberge à 16h. Rituel d’après marche. On fait une machine, puis je me pose tranquille au soleil et je file prendre ma douche. Mes mollets sont tout rouge, gros coup de soleil (lol). Là il est 21h20. Une française est arrivée entretemps. Elle fait 50 km par jour. Elle parle avec Olivier des aventures qu’elle a faites. On avait prévu d’aller au bar pour le match et manger là-bas, mais pas grave, c’était fermé. Paul nous tient au courant du score. Voilà, voilà, demain petite étape. Je pourrai vous raconter un peu plus ma journée en détails. Je vais regarder la télé.
Hasta luego.

Jeudi 9 mars : Alcuéscar (21 km)

Buenos dias,
Je vais pouvoir enfin prendre de vous raconter ma superbe journée. 21km qui nous ont permis d’arriver assez tôt. Donc, comme je le disais précédemment, si l’étape a été assez courte ou que la fatigue ne l’emporte pas, je prendrai le temps de vous raconter mes journées avec soin et en détails.
Je vais déjà vous raconter ma folle soirée d’hier. Puis aussi vous dire pourquoi aujourd’hui c’est un grand jour pour moi. Alors après avoir fini le blog, j’ai un peu parlé avec Véronique brièvement, un peu regardé la télé et j’ai filé au lit. Je leur ai souhaité une bonne nuit et j’ai mis un peu de crème froide pour la récupération musculaire, puis j’ai essayé de m’endormir. Puis là, d’un coup, Olivier vient me voir pour me dire que le PSG a perdu 6-1. Je n’y ai pas cru au début, mais après il me l’a dit un peu plus sérieusement. Puis, j’ai commencé à douter et je me suis endormi.
Nous nous sommes réveillés vers 8h. Véronique était déjà partie, vu que la veille, elle nous avait dit qu’elle prévoyait de faire 48 km.
Bref rituel d’avant marche, petit déjeuner et dernière clope pour moi, mon paquet est fini. Puis, voilà, je suis jeune et ce n’est pas ce qui est meilleur pour la santé et pour les heures de marche que nous faisons chaque jour.
Là, il doit être 18h45, je suis au soleil avec Olivier. Il fait ses écrits et moi le blog.  Je n’ai pas ressenti une forte envie de tabac, donc voilà une nouvelle page qui se tourne pour moi, la cigarette c’est du passé !
On décolle de l’auberge pour 9h30 après de bonnes heures de marche à affronter quelques montées sur des chemins sableux entourés de grillage avec de la verdure et des bêtes avec un panorama à notre droite, une magnifique chaine de montagnes enneigées.
J’ai marché assez vite d’ailleurs et il commence à faire super chaud. On se pose sur la terrasse du seul bar du village que nous traversons qui est ouvert.  Il y a une semaine, il était géré par un couple de portugais super cool.
On repart vers 11h45 après avoir mangé le pique-nique et pour ma part, j’ai bu un petit fanta bien frais et on a fait tamponner nos crédenciales.
Après 30 mn de marche sous une chaleur insoutenable et avec une montée sur une route à côté de collines rocheuses, on fait une pause à l’ombre quelques minutes et nous sommes repartis pour 1h30 de marche où nous croisons un petit lac, une carrière de granit et des collines. Puis là, je me retourne et j’ai un superbe panorama. J’ai pris des photos en mode selfie de moi et du paysage puis on a fait une pause sur le chemin, agricole à l’ombre. J’avais super chaud et les mollets qui chauffaient, pas plus qu’hier car la crème solaire était de sortie.
On repart pour les derniers kilomètres qui nous offriront une superbe vue sur des collines et le village en lui-même et durant le chemin Paul m’appelle et nous avons un peu parlé du scénario de match d’hier soir. Je n’y croyais pas 3 buts en 8 mn.
On arrive à l’auberge à 15h30. On tamponne nos crédenciales au coin du feu et l’hospitalier, super accueillant, parle avec Olivier. Puis il me traduit pour me dire que c’est un donativo repas du soir et petit déjeuner offerts, top. Il y avait beaucoup de déco en rapport avec le camino et l’hospitalier dira à Olivier qu’il est allé à Saint Jacques en 18 jours. 70 km en moyenne par jour ? Un malade (lol). Puis on file dans les chambres après une bonne douche, rituel d’après marche, étirements… On part au market vers 17 h du petit village pour le pique-nique de demain et un petit truc à grignoter avant le repas du soir. Le village est assez petit, mais des bars, il y en a, mais pas de belles espagnoles ! (lol) mais en revenant on salue tous les gens du village super cool.
Bon, j’ai fini de vous raconter une grande partie de ma journée, je file retourner à mes occupations. Il doit être 19h10 et ce soir, je vous raconterai ma soirée devant l’auberge. Il y a deux petits chats de rue assez gentils. Ah, j’oubliais, un américain nous a rejoints. Voilà, voilà !
Me revoilà, il est 21h40. Demain réveil prévu a 7h30. Départ pour 8h.
Nous sommes partis manger à 20h30, pâtes sauce tomate et salade. C’était super bon et il y en avait en quantité avec un petit feu. C’était top. A la fin du repas, Olivier et Fred, l’américain, ont parlé du camino. J’essayais de comprendre (lol) mais ça allait, je comprenais quelques mots, ceux qui faisaient une phrase et qui avaient un sens. Magique non ?
Après ce repas, brossage de dents,  j’ai pu un peu parler avec Fred de son prénom américain. Il vit dans le Minnesota. J’ai pris aussi un selfie avec lui (lol) il est cool !
On va dormir. Demain grosse journée qui nous attend !
Hasta luego

Vendredi 10 Mars :   San Pedro de Rozados (28 km)

Hola,
Départ à 8h, comme je vous l’ai dit hier. Après un bon petit déjeuner à la française, un chocolat chaud et tartine beurrée confiture, notre ami Fred est déjà parti. Après 2 bonnes heures de marche, le soleil est déjà là et il est super fort dès 10h, on décide de se poser 5m, pour enlever notre veste, Fred était derrière nous. Nous l’avons dépassé, puis il nous dépasse au moment où on allait repartir. Puis on repart au même rythme avec Olivier. C’est cool. C’est vite passé, on papote on rigole sur le chemin. Après 2h de marche, on s’arrête sur le point haut du jour 1200m d’altitude. A droite, superbe vue, sur des kilomètres, villages, collines, chaine montagneuse enneigée et à notre gauche, des arbres et des grandes éoliennes. Bref, j’ai pris de superbes photos en mode selfie avec Olivier et avec le paysage.
Au cours de la journée, après 45 mn de pause à l’ombre sous les arbres, on reprend des forces avec un bon pique-nique.
Je me suis posé sur un rocher. J’avais un superbe panorama. Puis nous sommes repartis et après une bonne heure de marche sous le soleil à travers des collines de verdure, j’ai vu des élevages de cochons. On a fait une petite pause à l’ombre de 15 mn et nous sommes repartis pour la ville. On arrive à 16h à l’auberge. On voyait Salamanca de loin. C’était cool. Les voitures nous klaxonnaient.
Après être arrivé et le rituel d’après-marche, je prends une bonne douche, je lave mon linge comme au moyen-âge, puis nous partons au market. L’étape d’aujourd’hui était top physiquement et mentalement. La motivation est toujours là.
Une fois revenus du market et après nous être baladés dans les belles rues de ce petit village espagnol en Castille-Léon. Nous avons quitté la région d’Extramadura et la prochaine c’est la Galice, l’équivalent de la belle Bretagne française avec l’Océan Atlantique dans notre champ de vision jusqu’à Bayonne, le 13 mai et c’est le jour de l’anniversaire d’Olivier. Coïncidence ? Je ne pense pas. Cela sera un super jour.
Revenons à nos moutons. Je me suis acheté un petit fanta. Je suis posé sur la terrasse avec Fred et Olivier. On papote tranquillement. On va manger dans 15 mn. Là il est 19h16 et demain départ 6h30 pour arriver à 13h à Salamanca et déposer nos sacs.
Voilà, voilà, je me ferai un plaisir dès demain soir de vous raconter mes deux jours dans cette belle et grande ville d’Espagne. Un peu comme Séville.
Hasta luego.

Samedi 11 Mars : Salamanca (25 km)

Buenos Dias,
Avant toute chose, je vais vous raconter ma soirée d’hier soir et vous faire part d’une superbe citation.
Petite parenthèse. Je vous parle de Saint-Jacques – Bayonne, mais je ne suis pas pressé de revenir en France. Je ne me prends pas la tête. Je vis au jour le jour et je constate qu’au fil des jours, les bienfaits de cette marche, que traverser l’Espagne, faire le camino et découvrir le pays sous ses différents angles, on apprend de jour en jour sur sa culture… J’en suis même sûr. A mon retour, je saurai plus de choses que certains habitants d’Espagne, cela est sûr, et j’ai une chance inouïe de vivre cette fabuleuse aventure. Je m’en rends compte avec le temps, mais après ce mois passé, je suis aussi motivé et heureux même si le mois de mars n’est pas exceptionnel comme en Avril et Mai, mais je l’apprécie quand même, du moins ce n’est pas comparable à l’arrivée à Saint Jacques dit Santiago de Compostelle en espagnol.
D’ailleurs, c’est le bon moment de vous faire part de la citation dont je vous parlais au début. Elle est tirée du guide Séville- Saint Jacques de notre bon vieux Gérard du camino « Félicitez-vous d’avoir fait quelque chose d’étrange et d’extravaguant qui a brisé la monotonie de votre époque !! T.W.Emerson.
En effet, certaines personnes savent briser cette barrière qui sépare leurs rêves du réel. Du moment que c’est possible rien ne nous empêche de le faire quand on veut on peut !
Revenons à hier soir, après avoir terminé le blog, nous sommes partis manger au bar avec notre ami Fred, moment très convivial. Nous avons pu échanger malgré la barrière de la langue et durant ce super bon repas, il m’a fait part de la chance que j’avais de la faire si jeune et de vivre une telle aventure.
En effet, comme je le disais il y a quelques jours, j’en suis conscient et profite de chaque moment, mais je ne réalise pas trop, mais avec le temps je commence enfin à me dire que c’est bien réel, que j’ai traversé l’Espagne le premier pays d’une longue série, je vous l’assure. Comme je le dis dans ma présentation « aventurier dans l’âme ! ». Après avoir bien mangé, rituel du soir, et droit d’aller dormir. J’ai bien parlé avec Olivier de plein de choses et il m’a dit que Fred lui avait dit qu’il trouvait que j’étais très intelligent et un mec bien. Cela fait plaisir, même si nous n’avons pas trop parlé à cause de la barrière de la langue. Cela a été une rencontre exceptionnelle et pas la dernière j’en suis persuadé après le camino ou pas, c’est comme partout, il y a toujours des c…Voilà, voilà puis nous avons dormi.
Réveillé à 6h30 on part pour 7h. Fred était déjà parti. Il faisait encore nuit, mais après 2h de marche, je pense, le soleil est arrivé à se lever. C’était magnifique et il y avait un reflet dans un petit lac. J’ai pris quelques photos, puis on s’est posé au village pour le petit déjeuner. Puis, on a vu l’heure et on s’est dit qu’arriver avant 13h, cela sera compliqué. On est reparti et après 1h30 on a fait une petite pause à l’ombre, le soleil commençait à taper… On est reparti 5 mn après et nous avons commencé à apercevoir la belle et grande ville étudiante de Salamanca. Elle possède la plus vieille université d’Europe. On a marché sur des chemins sableux, sur des petites collines verdoyantes, mais qui s’étalent sur des kilomètres. Nous croisons des cyclistes du week-end en masse. Nous les avons tous salués. Plus on avance plus je me suis dit qu’une si grande ville entourée de collines et de champs, c’est assez rare. Mais cela devait être le cas de Paris, par exemple, avant j’imagine.
Bref après 1h15 de marche entre les montées et les descentes, nous n’en pouvons plus. On décide de faire une pause au milieu du magnifique paysage après 15 mn à papoter et à reprendre des forces, nous repartons 1h après la ville devait être à quelques mètres. Sur le chemin, nous avons croisé un troupeau de moutons avec un gros chien pour les surveiller. Il a couru vers moi. J’ai posé mon sac et couru jusqu’à la ville (lol). Non, il était super gentil.
Passons. Nous arrivons à 13h dans la ville après 1h de recherche dans cette grande ville. Il y avait une belle cathédrale et plein d’étudiants. Les rues étaient remplies et nous avons même croisé quelqu’un du 95 (Argenteuil), avec un accent. C’était un marocain. Il était super. Cool. Il nous a demandé si on avait fait le tour du monde (lol). On lui a dit qu’on allait jusqu’à Bayonne. Il nous a souhaité un bon voyage. Olivier a eu la chance de visiter plein de pays aux quatre coins du globe. J’en ai déjà parlé avec lui et franchement ça me fait rêver. Il a, par exemple vu les chutes du Niagara et bien d’autres choses aussi impressionnantes et exceptionnelles.
Revenons à nos moutons. Donc après 1h de recherche, nous avons trouvé enfin la pension où nous avions prévu d’y passer une nuit et franchement elle était super bien placée, pas loin de tous les commerces, monuments et la magnifique Plaza Mayor. La pension était super, petite télé, petite douche avec baignoire et une superbe terrasse et tout ça rien que pour nous. Qu’est-ce quelle est belle la vie ? Non ?
On prend possession des lieux tranquillement, rituel d’après-marche, une bonne petite douche et nous partons au fast-food tout beau tout frais dans cette magnifique ville d’Espagne. C’était assez touristique après 15 mn de marche à travers les petites rues. Dans le centre ville nous nous arrêtons au Mac-Do et honnêtement on avait super faim. Après un bon repas riche en calories qu’on brûlera après le jour de repos, on décide de se balader, faire quelques achats et tout cela avec un bon petit soleil 20° en hiver, c’est pas mal ? Le printemps approche à grands pas.
Nous revenons un peu fatigués aux alentours de 18 h, rituel d’après balade (lol). Nous avons regardé la télé, papoté tranquillement et vers 19h45 on décide d’aller manger un kebab qu’Olivier avait vu cet après-midi. Les rues étaient remplies de jeunes, samedi soir, c’est la fiesta. Des jeunes de mon âge, des étudiants posés en terrasse.
Je trouvais ça cool, mais moi ce n’est pas mon truc. Je ne me verrais pas faire comme tout le monde. Je veux faire ce que j’aime et ne pas faire un truc parce que c’est à la mode… Après c’est cool, ils sortent entre potes tranquilles, ils se baladent… Mais moi je traverse l’Espagne, traverse des paysages majestueux et rencontre des personnes formidables chaque jour. Comment profiter surtout de la jeunesse ? Puis je suis encore jeune, rien n’est jamais trop tard. Pas comme eux. En vivant cette aventure, je brise la monotonie de cette société d’aujourd’hui et de ma vie d’avant. J’avance et pense à mon futur. Je laisse le passé derrière moi. Bref, après avoir mangé un kébab, du moins le kebab le plus pourri d’Europe et Olivier était du même avis, nous repartons fatigués de cette grande journée vers notre pension et sur notre chemin nous sommes passés sur la Plaza Mayon de nuit. Elle était juste sublime. J’ai pris deux superbes photos, une de face avec en arrière-plan cette magnifique place sublimement éclairée et une photo de dos avec un chef d’état comme si le monde défilait sous mes yeux et moi j’étais spectateur de cela. Il y a encore quelque temps, en effet, c’était le cas, mais plus maintenant.
Une fois arrivés à la pension, nous avons un peu regardé la télé, une télé-réalité, type Famille Kardashian. Avec Olivier on s’est bien marré, puis jusqu’à maintenant 22h et des brouettes, je vous raconte ma superbe journée et c’est loin d’être la dernière ! A la prochaine. Le sommeil commence à l’emporter. Hasta Luego.

Dimanche 12 Mars :  Salamanca (repos)

Buenos Dias,
Petite grasse matinée et cela ne fait pas de mal, je vous l’assure après ces deux précédentes journées. Nous nous réveillons vers 11h un record, puis nous quittons cette pension pour nous diriger vers l’auberge du moins vers le jardin, juste à côté pour attendre l’ouverture à 12 h. Après quelques minutes passées à papoter dans un superbe jardin qui nous offrait une superbe vue sur la ville moderne et bien placé car il n’était pas très loin du quartier touristique et juste à côté de la magnifique cathédrale moderne, petite parenthèse, j’ai une petite anecdote bien drôle à vous raconter qui date de quelques jours.
Olivier et moi parlions tranquillement sur la terrasse de l’auberge le 8 mars, je crois bien, je m’apprêtais à commencer l’écriture du blog, quand tout à coup, nous avons entendu un genre de bruit au loin, assez » chelou », comme un âne, mais très bref et Olivier m’a expliqué par la suite que c’était une trompette que les bergers utilisaient pour appeler leurs bêtes, mais moi je n’en étais pas si sûr car en face de nous comme par hasard, il y avait dans un petit enclos un âne et un cheval. Quelques minutes après Olivier est parti dans la chambre de l’auberge et soudain en pleine écriture du blog, je me fis surprendre par exactement le même bruit. Je me lève et je vois l’âne en train de faire sous lui. Mais avec l’effet de montagnes, nous avions l’impression que ce n’était pas si proche. Je pars chercher Olivier, mais il ne me croyait pas (lol). Je commence à partir dans un fou rire, puis quelques minutes après le même bruit. Olivier se lève et il voit l’âne pousser un lit et là un fou rire s’installe pendant deux bonnes minutes.
Voilà, voilà c’est tout pour cette petite anecdote.
Revenons à aujourd’hui. La cloche sonne 12h. Je dépose les sacs dans une superbe auberge. Nous avons de la chance d’avoir un très bon accueil de la part de l’hospitalier. Enfin les sacs déposés, nous pouvions revenir à partir de 16 h pour profiter des lieux. En tenue de ville et avec nos appareils photos, on décide de trouver un petit bar bien placé pour prendre le café. On trouve un petit bar au soleil en terrasse sur une grande allée touristique qui donne sur la cathédrale. Après 15 bonnes minutes, on prend le café et on papote sous un soleil rayonnant. On décide de partir nous balader pour visiter et prendre en photo les monuments touristiques de la ville classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco, comme, par exemple, l’ancienne université, toujours active, la plus vieille d’Europe. On fêtera sa 800ème année en 2018, d’ailleurs année en espagnol, les años, si je me rappelle bien. Je commence à en connaître des mots en espagnol pourquoi pas en apprendre chaque jour.
Avant de vous raconter le récit de ma journée, je vous mets un mot en espagnol et vous le traduisez en français, juste après. Il reste, je ne sais pas, peut-être 70 jours à vous raconter mes aventures, cela ferait 70 mots que vous connaitriez en espagnol simplement en lisant mon blog.  Cela pourrait être pas mal si j’y repense. J’essayerai de faire cela au plus vite.
Revenons à nos moutons ! On décide de monter en haut d’un monument pour avoir une vue d’ensemble sur la ville. Une fois arrivés en haut, c’était magnifique de voir ça. J’ai pris le temps de prendre des photos, contempler le somptueux paysage et j’ai même pu apercevoir le chemin sableux entre les collines de verdure. Bref après cette superbe visite, nous commençons à avoir une petite faim. On se dirige vers la Plaza Mayor qui était remplie de touristes et de quelques belles espagnoles (lol). Elle relie plusieurs petites rues et nous nous sommes enfoncés dans l’une d’elles pour tomber enfin sur un fast food, un Burger King plus précisément.
Après un bon repas riche en matière grasse, on décide d’aller acheter le repas du soir et le petit déjeuner.
Une fois cela fait, nous nous sommes dirigés vers l’auberge. Il devait être 15h30. On s’est installé dans le jardin juste à côté. Après 30mn de papotes, tranquilles on est arrivé à l’auberge, rituel du soir et je me suis posé sur la table à côté du bureau de l’hospitalier qui écoutait de la variété française, type Georges Brassens et des chansons espagnols.
Bref, j’ai écrit les cartes postales que j’enverrai demain.
Puis, j’ai reçu un appel de Marina qui me félicite pour mon blog, cela m’a fait super plaisir. Je devrais peut-être songer à devenir écrivain ou journaliste, qui sait ? Puis après cet appel, je prépare mon sac pour demain quand Olivier est venu me voir pour me dire que ma mère avait lu mon blog et le trouvait super. Cela m’a fait plaisir. Je vous remercie.
J’ai dit à Olivier que je vous passais le bonjour « Buenos dias » Nous avons mangé vers 19h et depuis 1h30, je vous écris le blog. Je file dormir.
J’oubliais, on est parti se balader après avoir mangé vers la Plaza Mayor. C’était cool. Hasta luego.

Lundi 13 Mars : Calzada de Valdunciel (18 km)

Réveil à 7h30. Rituel d’avant marche. Quel plaisir de repartir. C’était cool ces deux jours dans cette grande ville, mais j’étais un peu pressé de repartir marcher dans la nature et être dans de petits villages calmes. Nous partons à 8h juste. Avant de partir l’hospitalier nous souhaite un bon camino et nous fait une petite accolade. On s’est posé sur un banc. Nous avons pris le petit déjeuner et papoté en attendant l’ouverture de la bibliothèque pour aller sur internet. A 9h on est resté 30 mn à la bibliothèque. J’ai pu enfin écouter de la musique. J’ai d’ailleurs pu voir le premier blog sur le site, cela ressort bien. C’est top ! Puis nous sommes partis à la poste pour poster et chercher mon courrier. Une fois cela fait, mais voyons un bazar chinois et cela tombe bien car Olivier cherchait des tongs et il y en avait.
Je ne sais plus si je vous l’ai raconté le jour où nous avons traversé le ruisseau et qu’Olivier avait fait tomber ses tongs. Nous nous sommes bien marrés ce jour là ! Bref, on se dirige vers la sortie de la ville, on avait déjà quitté le centre. C’était déjà plus moderne et sur le chemin, je cherchais un coiffeur. Sur les 5 que nous avons croisés, c’était pour femmes et elles se faisaient coiffer. (lol) Donc, j’aurais eu l’air un peu « c.. » puis un coiffeur avait mis un panneau sur l’entrée disant  qu’il ouvrait quand il voulait. Cool comme concept (lol).
Après avoir quitté la ville, nous avons longé cette fameuse N630 qui en Galice devait nous quitter. Nous apercevions le village qui était à 6 km de notre point de départ. Nous avions prévu de nous arrêter dans le village pour manger des empanadas, spécialité espagnole qu’un commerçant vendait, selon Gérard, et elles n’étaient pas mal. Malheureusement, une fois arrivés et après avoir traversé la Plaza Mayor du village, aussi grande que celle de Salamanca évidemment (lol), la vendeuse nous dit qu’elle n’en vendait plus. Dommage. C’était sandwich et pas de frites, dommage, car Olivier dit que la patate c’est mon légume préféré et c’est vrai (lol).
Bref, on repart 30 mn après pour s’enfoncer dans les champs agricoles à perte de vue. Après 1h30 de marche approximativement, je décide de faire une pause. Je n’en pouvais plus. Le vent soufflait. C’était « ch… » Après une petite pause, on repart après 20 mn, on aperçoit le village et juste à notre droite, une petite maisonnette en pierre où il y avait de quoi se restaurer ! c’était top, c’est la première fois que nous voyons un mas. Olivier m’en avait parlé auparavant.
Après 5 mn de pause, nous repartons et nous arrivons au village à 16h. Une fois devant l’auberge, petit problème de numéro pour appeler l’hospitalière ne marchait pas. On décide d’aller à la mairie. C’était fermé et grâce à un habitant super cool, il l’a appelée pour nous. Elle arrive 20 mn après au lieu des 10 mn initialement prévues. Mais bon pas grave, petite auberge avec cuisine pour nous deux. C’est top. Rituel d’après-marche, puis nous avons mangé.
Frérot si tu lis le blog, petite dédicace à mon retour, on monte « diamond sur league of legends Alf »
Je reprends. Là il doit être 22h. J’avais beaucoup de choses à faire. Je suis super fatigué. En tout cas, mis à part, le vent qui nous a accompagnés tout au long de l’étape, cette journée était bien cool. Hasta luego.

Mardi 14 Mars : El Cubo de Tierra del Vino (20 km)

Hola,
J’espère que vous avez apprécié toujours autant mon blog, mais en mars, comme je vous l’ai dit, nous avons une série de 22 jours sans repos et je vais recevoir le livre sur la marche de B. Ollivier, mais pour autant j’essayerai d’écrire quotidiennement. Mais durant cette période, comme je vous l’avais dit auparavant, cela ne sera pas aussi long ! Voilà voilà.
Aujourd’hui, nous nous sommes réveillés à 9h. Rituel d’avant marche et j’avais de la vaisselle à faire. C’est « chi… », mais on se partage les tâches, ce qui est totalement normal. Olivier fait de bons petits plats et moi je fais la vaisselle et mets la table avec passion (lol).
Nous partons à 10h. Le vent est encore là. C’est « chi… » et il fait froid. On a passé 1h à être dans les champs agricoles, pour ensuite marcher encore et encore sur la N630, puis emprunter un chemin qui longe la A60 avec de petites montées et c’était assez sableux. Il y avait des champs agricoles et des chênes à notre gauche. Durant la journée des voitures nous klaxonnaient. C’était cool. Je leur faisais un signe pour les remercier, mais ils filaient à 120km/h, nous à 4km/h (lol).
Au bout de 15 mn, j’avais assez faim et le vent me saoûlait. Je décide de faire une pause pour reprendre des forces. Il devait être 11h30. Après 15 bonnes minutes, nous repartons pour 1h/1h30 de marche, toujours en longeant l’autoroute. Franchement cette étape était nulle et Olivier était du même avis que moi. On fait une pause, on mange le pique-nique, parle de foot, car Olivier est un expert en la matière car c’est un ancien joueur de 2ème division. On parle du succès récent des bleus.
On repart 30 mn après et à notre droite, il y avait une prison, cool comme paysage, mais Gérard dans son guide dit que l’étape n’est pas désagréable, mais vers la fin il y avait de grosses montées. On marche 9 km pour enfin arriver à 15h30 à l’auberge, rituel d’après-marche, une bonne douche et on part au market. On poste mes cartes postales. Une fois revenus, trois espagnols sont arrivés. Ils ont fait 36 bornes. Je les ai salués, rien de plus. J’ai pris un peu l’air au soleil et mis mon linge à sécher tranquille. Puis nous avons mangé. Là, il était 21h05, je vous écris le blog depuis une bonne demi-heure. Je vais un peu lire et je vais dormir, je suis assez fatigué. A demain pour de nouvelles aventures. Le nom du village où nous sommes « Le cube de vin » Bizarre. Hasta luego

Mercredi 15 Mars : Villanueva de Campean (17 km)

Buenos Dias,
Réveillé à 9h à peu près. Hier soir, on a eu un peu de mal à s’endormir, les trois espagnols parlaient en criant jusqu’à environ 1h30. On a même pensé à mettre les bouchons. Rituel d’avant marche, puis à 9h30, nous sommes prêts à partir.
On se pose en terrasse au soleil et cette fois-ci, pas de vent, une belle journée ensoleillée s’annonce. Nous partons le ventre plein à 10h. Nous quittons le petit village pour s’enfoncer dans des champs agricoles à perte de vue où les agriculteurs bossent et nous saluent. Le soleil tape avec un petit vent frais. C’était top.
Après 1h25 de marche, nous faisons une petite pause de 20 mn et juste avant de partir, un agriculteur espagnol, nous interpelle en bagnole et commence à raconter un peu sa vie. Il faisait son show, mais il était cool, même si je ne comprenais à peu près rien de ce qu’il disait, mais une chose est sûre, il a dû se taper 2 bons petits verres de vin avant de prendre la bagnole. Heureusement qu’il roulait au milieu de nulle part.
Puis nous repartons quelques minutes après pour la phase finale vers la ville. Après 35 mn de marche, des champs de vigne se profilent au loin avec des collines couvertes de champs agricoles. C’était super beau, nous pouvions distinguer les différentes céréales cultivées.
30 mn après, on a aperçu le petit village au loin et nous arrivons à 13h pile devant l’auberge, puis l’hospitalière nous croise comme par magie dans la rue, nous la saluons, présentation, on tamponne nos crédenciales, puis rituel d’après-marche, petite douche et franchement l’auberge est cool, mais pas de cuisine.
Le soir, petit repas au bar devant le match de l’Athletico tranquillement. J’ai écrit deux petites cartes postales avec un petit thé au soleil. J’avais aussi quelques trucs à faire, tendre mon linge… puis là nous papotons tranquillement et Olivier m’informe qu’une co-marcheuse nous rejoindra au courant de la semaine prochaine et qu’elle souhaite réaliser un film sur Seuil. Je vais peut être décrocher le rôle principal (lol). Mais plus sérieusement, j’ai toujours été attiré par le monde de l’audiovisuel et surprenant j’avais postulé pour des castings et mon profil avait été retenu quelquefois, mais je ne m’y étais pas présenté.
Et plus jeune, j’ai fait de la radio et rencontré des animateurs assez connus. J’ai pu leur demander conseils. J’ai même une amie qui est sortie de l’Ecole de Radio il n’y a pas très longtemps et maintenant bosse sur Fun Radio.
Là, il doit être 4h15, j’ai quelques trucs à faire et puis je vous raconte ma soirée. Dernière petite chose. En face de l’auberge, il y a une petite maison avec de la musique espagnole. C’est cool et en plus une belle espagnole y est rentrée. Elle devait sûrement revenir des cours. Voilà, voilà. Je suis de retour ;
Je me suis posé tranquillement au soleil, puis là un mec est arrivé en tracteur pour boire un verre au bar (lol). Sacré espagnol.
Vers 19h30, un allemand est venu nous saluer. Puis à 20h, nous sommes partis manger. J’ai pris un petit plateau. C’était super bon. Devant les jeux de la TV espagnole, plus précisément l’émission « Boum ».
Voilà, voilà, nous venons d’arriver à l’auberge. Je vais dormir dans quelques minutes. Hasta luego.

Jeudi 16 Mars : Zamora (19 km)

Buenos Dias,
Dernière journée de la troisième édition de mon blog. J’espère que aurez adoré suivre mes aventures depuis Galistéo, les rencontres, les paysages, les moments drôles et bien d’autres choses encore.
Réveil à 8h30. Nous partons pour 9h55 après  le petit déjeuner au bar. Nous quittons la  ville pour nous enfoncer dans des champs agricoles à perte de vue sous un soleil flamboyant et un léger vent frais. Après 1h30 de marche, nous apercevons la ville. 30 mn après, nous faisons une petite pause, puis repartons pour marcher à peu près 1h30, toujours dans le même paysage et la ville qui se rapproche de plus en plus devant nous pas après pas. Nous faisons une petite pause de 20 mn et repartons. On arrive dans la ville 20 mn après, on traverse un pont pour passer en haut d’un fleuve, je pense. Nous arrivons devant l’auberge à 15h et le couple d’hospitaliers américains arrive au même moment, présentation des lieux, on tamponne les crédenciales… puis nous nous installons. Rituel d’après-marche, puis on sort  pour se  balader, aller à la poste restante et trouver une pension pour demain.
Nous revenons vers 17h, j’avais quelques trucs à faire, nous repartons pour 18h pour la bibliothèque où j’ai pu encore écouter de la musique pour acheter la même en France qui n’était pas joyeuse. Je suis bien en Espagne, mais il fait mauvais temps à Paris, après cela on file au market pour le repas du soir et se balader. Je croise un cycliste que nous avions vu à Zafra. Il se balade sur les différents caminos. D’ailleurs après Saint Jacques, nous serons sur le camino del norte, réputé le plus beau. Puis, je fais la rencontre d’un espagnol de Barcelone qui me chambre d’ailleurs sur le 6-1 face au PSG (lol). Après un bon repas, je me fais un petit thé, je me mets en terrasse pour récupérer mon linge et papoter avec Olivier, puis un tchèque du nom de White Night, me parle. Il fume un petit cigare. J’ai pu avoir en quelque sorte une conversation en anglais avec lui. Après cela, j’ai filé dormir. J’ai souhaité une bonne nuit « good night » au couple d’hospitaliers américain, brossage de dents. Je ferme les volets, la vue était super belle, un pont éclairé de nuit. .. Puis j’ai dormi.
Petit bonjour à ma sœur qui me suit d’Australie. Je sais que tu lis mon blog !
Hasta luego.
M