Seuil

Marche de Serxxx accompagnée par Mathilde du 8-6-2017 au 25-8-2017

Je m’appelle S., j’ai 16 ans et demi. J’habite à L.
Si j’ai choisi de partir faire la marche, c’est parce que j’aime l’aventure, découvrir beaucoup de choses, visiter des régions que je ne connais pas, voyager.
De plus, cela permet de se déconnecter de la vie active, de découvrir la nature et de se retrouver à l’intérieur de soi, de trouver le chemin que l’on cherchait et de méditer à travers soi.

Nous sommes partis dans un gîte, vers la campagne, assez sympa pendant cinq jours. Nous avons profité du bon temps : boire, se promener et échanger avec Frédéric, l’accompagnant, pour faire connaissance.

Jeudi 8 au dimanche 11 juin :

Nous nous sommes entrainés à marcher dans une forêt pour le début de la marche.
Le vendredi, on est parti acheter les équipements et le matériel.
Le dernier jour (dimanche), nous avons fait un point sur le déroulement de la marche et le règlement avec Anthony qui fait le suivi de la marche.

Lundi 12 juin : Saint-Querville       Omonville (17 km)

Nous sommes partis du côté de Cherbourg. Il a fait un peu froid, mais en allant vers Querqueville, il a fait plus chaud.
Le paysage était beau à voir.
Pour cette première journée de marche, nous n’avons pas rencontré de difficulté, étape facile, mais un peu de courbatures.
Au cours du chemin, nous avons rencontré un randonneur avec qui nous avons discuté et campé ensemble.

Mardi 13 juin : Omonville        Jobourg (17 km)

Nous sommes partis à 8h30, direction Jobourg. Anthony a préparé ses affaires et nous a quittés sur le chemin pour retourner chez lui.
En me réveillant, j’avais des courbatures et je marchais un peu en canard. :) Nous nous sommes arrêtés pour faire une pause et manger. Nous avons repris la route, traversé la colline de Jobourg, mais au fil du chemin, nous nous sommes un peu perdus, car les panneaux étaient mal indiqués. Nous avons demandé à un randonneur le chemin du GR et il nous a indiqué qu’il fallait traverser toute la colline, mais pour la traverser, il fallait marcher 3h de plus avec de grandes montées de 8 km. J’ai dit « non », car j’avais mal de partout, que j’étais fatiguée, donc nous avons décidé de camper, sinon, il aurait fallu marcher 3h de plus et nous serions arrivés vers 22h.
Nous avons parlé avec un randonneur qui s’appelle Dominique, personne très sympa. Il nous a même invités à manger chez lui aux alentours de Juillet quand nous serons arrivés à la 33ème étape

Mercredi 14 juin : Biville (17 km

Nous sommes partis à 8h30, presque sans rien manger le matin, car dans les alentours, il n’y avait ni commerce, ni épicerie.
Nous sommes en route pour marcher toute la colline entre la mer et les vallées. J’avais l’impression que cela était interminable. Il y avait des montées, de grandes montées de 8 km. Nous étions en hauteur, le chemin était étroit. Plus je marchais et plus il y avait des collines à marcher et vu que nous n’avions pratiquement rien mangé, j’avais peu d’énergie. J’étais fatiguée, j’en avais marre.
Nous avons fait une pause.
Arrivée à Biville, j’étais contente, car je me suis dit, nous avons fait une des étapes les plus difficiles parmi les 79 étapes.
Nous nous sommes arrêtés dans un restaurant pour reprendre des forces et pour se faire plaisir. Comme on dit « après l’effort, le réconfort ».
Nous sommes arrivés dans une chambre d’hôte. Nous avons été accueillis par une jeune dame, nommée Mathilde, personne très sympa et qui nous a préparé un bon repas.
Après le repas, je suis partie faire la vaisselle pour aider Mathilde, car elle avait l’air fatigué, même si ce n’est pas à moi de la faire, je l’ai faite par gentillesse et générosité.
Je suis partie également dans le jardin pour jouer avec ses deux chiens, berger australien et un bâtard, tous deux étaient des bâtards.

Jeudi 15 juin : Sciotot (21 km)

Nous sommes partis, cette fois, à 10h30, un peu plus tard pour les courbatures que j’ai eues.
Sur le chemin, nous n’avons pas rencontré de difficulté, car à partir de Biville jusqu’au Mont Saint Michel, les étapes sont simples, car il n’y a pas beaucoup de montées.
En chemin, nous avons rencontré des randonneurs avec qui on a pu discuter. Nous avons fait une pause pour manger et nous sommes repartis.
Il a fait beau temps avec de la chaleur.
Arrivés au camping, nous avons posé nos affaires pour nous installer, très beau camping. Il y avait un restaurant, une piscine, jacuzzi.

Vendredi 16 juin : Barneville Carteret (25 km)

Nous sommes partis comme chaque matin à 8h30 direction Barneville. Nous avons pris le chemin, étape facile, pas de difficulté, nous avons profité du beau temps, car il a fait chaud. Nous avons marché tout le long de la mer pendant 2h. J’avais mal aux pieds mais sinon, nous avons pris du plaisir à faire une pause pour prendre des photos et discuter. Nous avons repris le chemin avec le sourire. Vers la fin de l’étape, mes douleurs aux pieds sont réapparues et la chaleur m’a rendu fatiguée.
Nous approchons du village et nous sommes bientôt arrivés. La vue est superbe, les maisons, la plage et les alentours sont superbes. Une fois arrivés dans le gîte, on m’a fait visiter ma chambre et je me suis aperçue que j’avais mon petit appartement, ma grande chambre avec la télé, ma salle de bains, une cuisine multi fonctions et pour finir un balcon avec vue sur la plage et la rue :). J’en ai profité pour m’installer sur la terrasse avec des petits gâteaux, thé, tranquille devant la télé. Le soir, nous sommes partis manger dans un snack.

Samedi 17 juin : Daneville plage (15 km)

Nous avons fait une grasse matinée, car aujourd’hui, nous n’avons pas beaucoup de kilomètres à faire. Nous sommes partis déjeuner dans un bar pour commencer la journée, avec un grand soleil. Cela fait du bien. J’ai constaté que j’ai perdu un peu de poids avec la marche et je commence à bronzer, malgré un petit coup de soleil.
Nous avons commencé à marcher tranquillement et après avoir marché 5 km, mes douleurs sont revenues sans cesse, ce qui est normal, car je n’ai pas l’habitude de marcher intensivement, mais avec le temps, je m’adapte.
Ma douleur augmente, donc nous avons décidé de nous arrêter à la pharmacie, mais elle était fermée. A ce moment là, je commence à avoir un coup de blues, je constate que mon entourage me manque, ma famille, mes amis et mon petit copain. Je repense également à l’épreuve que j’affronte aujourd‘hui, car j’ai eu un passé lourdement difficile et qu’il faut que je me confronte au présent pour surpasser mes épreuves, pour avoir un avenir meilleur et de me contenter de la chance que la justice me donne.
C’est pour cela qu’ils m’ont dit de faire la marche pour retrouver l e chemin que je dois prendre pour plus tard.
Nous avons appelé Paul à l’association pour prendre deux jours de repos face aux douleurs que je ressens. Pendant ces deux jours, nous sommes partis à la plage pour nous baigner, tremper nos pieds dans l’eau et manger au restaurant. J’ai remarqué aussi que j’ai pris des couleurs que j’ai bronzé.
Aujourd’hui, mon jour de repos s’achève et je me suis bien reposée, mes pieds également et nous repartons marcher à Saint Germain la plage, avec le sourire, dans la joie et la bonne humeur.

S.

Lundi 19 juin : Portbail

Nous reprenons le chemin, malgré la chaleur que j’ai ressentie ces derniers temps.
Aujourd’hui, nous avions une petite étape à faire. Le temps est moins chaud, donc c’est plus facile pour moi.
Le paysage était un peu désertique, mais avec la côte et  la plage, c’était beau à voir.
Le soir, vers 18h30, nous sommes arrivés au camping. Je me suis installée, mais je n’avais pas trop le moral, vu mes douleurs quand tout à coup l’éducateur m’annonce que je peux appeler mon copain, j’avais hâte de lui parler. Il me manque tant. Sur le coup, cela m’a redonné le sourire et m’a encouragé encore plus 

Mardi 20 juin : Coutainville

Nous nous levons le matin tranquillement. Nous avons pris le temps de nous préparer avant de partir. 
En préparant mes affaires, un couple de néerlandais a entamé la conversation. Comme je vois qu’ils ne parlent pas français, alors je décide tout de même à parler anglais (je sais un peu parler anglais :)) . J’ai rencontré un couple merveilleux. Elle m’explique alors en anglais et un peu en français pour que je comprenne qu’elle voyage avec son mari tout le long de la côte jusqu’au sud. Charmante dame, elle m’a donné une pomme, ainsi qu’à l’éducateur pour reprendre de l’énergie.
Cette rencontre se termine par une belle photo. Des fois, cela fait plaisir de rencontrer nos chers voisins étrangers.
Nous partons prendre la route, chemin agréable à marcher. Au bout de 2h, nous décidons de faire une pause dans un bar au cours de laquelle deux magnifiques chiens (berger allemand et un autre) viennent vers nous. J’en profite pour les caresser, leur donner un peu de chocolat et de prendre un selfie.
Nous reprenons la route et nous sommes à 3km de l’arrivée. Mes douleurs aux pieds reviennent un peu, même avec de la crème Arnica. Nous arrivons à l’hôtel « Le Normandy ». Je me dis « cela fait du bien quand même de dormir sur un lit, car la tente, ce n’est pas très agréable de dormir sur du dur ».
Nous en profitons pour voir un podologue pour voir quels sont mes problèmes de pied et d’où ils viennent.
Il m’explique que j’ai attrapé un début de tendinite, qu’il faut y aller « mollo » sur les étapes, car ça peut s’accentuer. Donc, en attendant, il me conseille de prendre une bassine chaque soir et d’y tremper mes pieds dans de l’eau glacée ou d’aller à la mer et de bien masser mes pieds avec une crème.
Le soir, l’éducateur appelle le directeur et lui propose de faire une pause de 3-4j pour éviter le pire. Le directeur est d’accord.
Pendant ces quatre jours, nous partons nous promener, manger dans des restaurants.
Je suis même allée chez le coiffeur pour me changer les idées et de tête. Je me suis fait un ombré hair blond, juste magnifique et je me dis qu’avec le bronzage, cela va ressortir. Et oui un moment de plaisir ne fait pas de mal.
La veille de notre reprise de marche, nous avons rendez-vous avec le podologue pour nous passer les semelles orthopédiques. Je les essaye et je me sens mieux dedans. Nous partons nous coucher à l’hôtel, chacun dans sa chambre et nous nous reposons pour l’étape de demain.

Samedi 24 juin : Régnéville

Nous avons fait une grasse matinée car aujourd’hui, nous n’avons pas beaucoup de kilomètres à faire, 7 km. Nous repartons doucement, car le podologue nous l’a conseillé. Il fait frais, nous partons avec de l’énergie. Arrivés au camping, nous nous installons et partons faire quelques courses.
Toute l’après-midi, nous avons retracé l’itinéraire et en avons profité pour faire une sieste. Le soir, j’ai mal dormi, car il y avait beaucoup de vent et de pluie, du coup ma tente  bougeait un peu dans tous les sens.

Dimanche 25 juin : Hauteville (6 km)

Nous nous levons, ce matin, dans la bonne humeur et nous partons pour Hauteville sur Mer. Pas beaucoup de kilomètres à faire et nous sommes arrivés plus tôt que prévu. A vrai dire, je commence à reprendre mon rythme de « super marcheuse » (mdr) et mes douleurs aux pieds, je ne les sens presque plus à vrai dire.
Au cours du chemin, nous avons croisé une personne que nous avions rencontrée la veille et nous discutons. Vu que nous sommes arrivés tôt, nous  partons nous promener et nous constatons qu’il y a une salle de cinéma. Nous en profitons pour regarder les films  à voir et l’heure de la séance. Il y a un film « La momie », un film avec Tom Cruise en 3D. Il a l’air génial, donc nous repassons plus tard vers 17h pour la séance.Une fois 17h, nous allons voir ce film et cela m’a beaucoup plu, film d’action. Je ne dis rien sur le film, mais il est à voir…

Lundi 26 juin : Hauteville : Coudeville plage (14 km)

Nous partons aux environs de 10h. En chemin, le soleil réapparait de nouveau et cela fait du bien. Vers 11h30, nous faisons une pause et à 10m de moi, j’entends un cri de bête. Je vais voir et je vois une chèvre accrochée à une chaine derrière moi dans un petit pré. Elle appartenait à un restaurant de 5*.
Je viens vers elle et dans ma main droite, j’avais mon ananas pour reprendre des forces. Je constate qu’elle a faim et qu’elle s’approche de l’ananas pour manger.  Etant donné que moi aussi, je suis épuisée et faim en même temps, je n’hésite pas à lui donner la part d’ananas qui me reste. Je lui ai fait part de ma générosité à cette pauvre chèvre qui m’a fait de la peine… pauvre bichette.
Nous reprenons le chemin et nous sommes proches de l’arrivée.
En arrivant, nous avons mangé au restaurant et à partir d’aujourd’hui, j’ai pris une décision et je me suis donné un défi avec l’éducateur, de manger que des fruits et légumes par jour sans grignoter jusqu’à la fin de la marche. Au restaurant, je décide donc de prendre une salade.
En début d’après-midi, le soleil commence à taper, donc nous décidons d’aller à la plage. J’en profite pour bronzer.
Le soir, vers 21h30, nous allons à la plage pour assister au coucher de soleil. A vrai dire, cela est merveilleux, trop beau. J’en ai profité pour méditer, pour réfléchir sur moi, mon passé, qu’est-ce que je veux vraiment pour plus tard et quel est l’élément déclencheur qui m’a fait entre parenthèse amener dans un sale pétrin. J’ai pris le temps de réfléchir et je me dis qu’il faut aller de l’avant pour prendre des choses meilleures.
Malgré les erreurs que j’ai commises, je décide de tourner la page, d’oublier le passé et de construire un bel avenir, car parce que j’ai grandi dans ma tête mentalement et en maturité, que je veux vraiment profiter de l’instant présent.
Je pars me coucher car je suis fatiguée. Je dors donc à la belle étoile.

Mardi 27 juin : Granville (10km)

Nous partons ce matin avec un temps pluvieux, cela nous a rafraichi, nous prenons les dunes pour rejoindre Granville.
En chemin, nous apercevons d’autres randonneurs qui, eux aussi, passent par le Mont Saint Michel. Plus nous marchons et plus nous nous rapprochons de la ville. Je suis assez contente, car ces derniers temps, nous sommes passés par des petits bleds. Une fois arrivés à l’hôtel, au passage très bel hôtel, j’ai une grande chambre avec un grand lit, limite un lit pour 3-4 places, grande télé, écran plasma sur le mur, espace lumineux, déco fantaisie, salle de bains, parfait. Cela fait du bien de retrouver du monde et la ville. 
L’éducateur m’annonce que j’ai droit à mes quartiers libres, c’est à dire de me promener seule pendant 45 mn. J’en profite alors d’aller me promener au centre-ville et de faire du shopping, m’acheter du maquillage, souvenir etc…
Je profite avec passion de ce temps libre, c’est agréable d’avoir la liberté…
Après ces 45 mn, j’ai rejoint l’éducateur comme prévu et nous partons voir une kinésithérapeute femme pour me faire masser.
A vrai dire, j’ai passé une excellente journée, s’il le faut, à refaire.
Nous repartons à l’hôtel pour manger et nous reposer, car demain, nous repartons, peut-être sur 20-25km, nous reprenons les grosses étapes après une semaine de douleurs aux pieds…
S

27 juin  : Coudeville-sur-Plage : Granville

Je me suis levée tard environ 9h. Nous sommes partis vers 10h pour le peu de kilomètres à faire. Le temps est nuageux, mais agréable, car ces derniers temps avec la canicule, il faisait chaud.
Nous arrivons à Granville, il pleut, mais ça m’est égal car je me dis, enfin arrivée dans une grande ville. Nous allons à l’hôtel, hôtel fabuleux.
Je vais voir Frédéric pour le prévenir que je sors, car j’ai droit à mon premier quartier libre. J’en profite pour me promener et m’acheter du maquillage. 45mn se sont écoulées, je pars rejoindre Frédéric et nous allons voir la kinésithérapeute, suite à ma tendinite. Elle me met du produit sur les pieds et une machine qui me les masse, mais chatouilleuse comme je suis, je bougeais de partout (mdr).
Nous repartons acheter de quoi manger pour le soir et nous rentrons à l’hôtel, chacun dans sa chambre pour dormir.
Frédéric en profite pour manger au bord de la plage.

Jeudi 28 juin : Saint Jean le Thomas (21km)

Levés à 7h30 et nous partons à 8h30. Nous prenons la départementale pour rejoindre le GR. Marche agréable, je ne ressens plus mes douleurs. Nous arrivons à Saint Jean le Thomas vers 10h. Tout est fermé. Il faut attendre 16h pour aller à l’épicerie. J’en profite alors pour aller me reposer. L’épicerie ouvre et je pars m’acheter quelque chose à manger et me poser dans un coin. Vers 19h30 avec Frédéric nous partons nous étirer sur la plage et nous voyons au loin le Mont-Saint-Michel. Nous constatons qu’il est tout proche en traversant la baie, mais avec la marée qui ne va pas tarder à monter, ce serait dangereux. Pendant que nous nous étirons, une petite fillette de 3 ans nous regarde et elle voit que je fais des pirouettes et la roue. Elle essaye de faire comme moi en disant à sa mère « maman, regarde-moi aussi » (mdr)

Vendredi 29 juin : Avranches (23km)

Levés à 8h, nous partons à 9h. Il ne fait ni trop chaud, ni trop froid. Nous marchons et à 12h, nous faisons une pause pour manger. Nous reprenons la route et la chaleur est apparue pendant 2h. Je transpirais. J’avais mal de partout, au bout d’un moment, je ne vois plus Frédéric au loin. Je continue tout de même à marcher. Je ne le trouve toujours pas, moi qui croyais l’avoir perdu, je ne panique pas, je pars tout de même prendre la route, car je me suis dit, je vais le rejoindre à Avranches. 10mn plus tard, j’entends une personne siffler, je me retourne et je vois Frédéric m’appeler. Nous reprenons le GR et il commence à pleuvoir. Nous sommes arrivés vers 17h à Avranches.
L’hôtel n’était pas encore ouvert, donc nous partons nous réfugier à l’abri. Frédéric est parti fumer sa cigarette. Quand tout à coup, je vois trois gars venir ver moi. Je ne comprenais pas ce qu’ils voulaient et ils viennent me parler. Ils ne parlent pas français. Ce sont des turcs qui parlent anglais. Nous échangeons un peu et ils me disent qu’ils sont venus s’installer à Avranches il y a six mois. Ils me proposent d’aller boire un verre avec eux. J’ai remarqué, la plupart des gens avec qui j’ai fait connaissance me parlent chaleureusement, ce sont des étrangers.
Le soir, vu que j’étais fatiguée, je suis partie dans ma chambre et Fred s’est chargé de s’occuper d’aller chercher la nourriture et nous avons mangé chacun dans notre chambre.
Sur le chemin, je recroise notre ami l’anglais qui me voit fatiguée et qui me demande si ça va. Je réponds que oui et me souhaite « bonne soirée ».

Samedi 30 juin : Mont-Saint-Michel (25 km)

Aujourd’hui, la pluie est de retour. Sur le chemin, nous rencontrons peu de personnes, et voyons que des paysages et des moutons. Nous marchons horriblement dans la boue, ça glisse. C’est horrible.
Nous nous arrêtons pour faire une pause, allons dans un bar pour reprendre de l’énergie. Nous reprenons la route qui est interminable. Il y a de la boue de partout, de la m… de moutons… horrible..
La tempête est là. Il pleut. Il y a énormément de vent. Nous nous réfugions dans une cabane le temps que cela se calme et décidons de reprendre la route et non pas le GR, car il y a de la boue partout et ça glisse.
Nous prenons un hôtel vers le Mont Saint Michel, la Caserne. Je me repose 1h. Il est 16h. Je pars frapper à la chambre de Frédéric pour aller me promener, je toque plusieurs fois. Il ne répond pas. Il dort. Je laisse un mot, le glisse sous sa porte en lui disant que je pars me promener. 
Il est presque 21h30 à mon retour de promenade, je constate que Frédéric s’est réveillé et qu’il s’est rendu compte qu’il est tard et qu’il s’est endormi. Nous prenons la navette pour aller au Mont Saint Michel mais tout est fermé. Frédéric s’excuse parce qu’il ne s’est pas réveillé et que tout est fermé et que nous ne pouvons plus manger. Je lui dis que ce n’est pas grave. Nous visitons un peu le Mont Saint Michel. Nous continuerons la suite demain. Je pars me coucher car je suis fatiguée.

Dimanche 1er juillet : Pontorson (8km)

Nous partons le matin pour visiter le Mont Saint Michel. Nous reprenons la navette, et allons tout en haut du Mont pour visiter l’abbaye, l’église et j’en profite pour prendre des photos. C’était top, sympa.
Nous reprenons la route, pas beaucoup de kilomètres à faire. Avant de partir, j’appelle mes parents pour prendre de leurs nouvelles.
Arrivés au camping de Pontorson, nous nous reposons et nous partons faire les courses pour le soir.

Lundi 2 juillet : Vieux-Viel (14 km)

Nous partons du camping à 10h30. Nous passons devant des champs agricoles et des chevaux. Le temps est gris, nous avons quitté la Normandie et nous sommes en Bretagne, en Ille et Vilaine. Nous faisons une pause à Pleine-Fougères, un curé nous explique le chemin qu’il faut prendre pour aller à Vieux-Veil. Le chemin est beaucoup plus différent qu’en Cotentin. Il est plus plat. Nous arrivons dans le gîte.
Nous sommes accueillis par une grand-mère religieuse, Madeleine, une grand-mère cultivée, souriante, accueillante, une grand-mère ouverte d’esprit. Vous savez le genre de grand-mère qui prépare des plats, qui s’occupe des clients comme s’ils s’agissaient de ses petits-enfants et qui raconte des histoires. Très sympa.

Mardi 3 juillet : Antrain (18km)

Nous partons vers 9h. Le temps est toujours nuageux. Nous prenons un chemin et nous voyons que nous nous sommes trompés de chemin et nous faisons demi-tour. Nous traversons la forêt de Villecartier. Nous faisons une pause pour manger. Arrivés à Antrain, nous trouvons un super hôtel, piscine, jacuzzi, super jardin avec des géraniums, grand salon. On dirait un château, c’est hyper beau. J’ai eu le droit à une grande chambre. Nous avons discuté avec deux personnes, super. Nous avons bien échangé, rigolé. Ils avaient aussi un chien et un chat. J’en ai profité pour bronzer. Ils nous confient leur maison car ils partaient manger dehors. Je suis allée dans la salle de bain, superbe, pour faire mon brushing (mdr).

Mercredi 4 juillet : Rimou (8km)

Aujourd’hui, nous n’avons que 8km, donc nous nous sommes levés à 10h. Je prends mon petit déjeuner qui était compris dans le tarif. Un super déjeuner autour d’une grande table. Parfait (mdr).
Nous marchons sous le soleil, c’est agréable. Nous suivons la rivière. Une fois arrivés au gite, nous nous installons. Guy, le responsable du gite était très sympa et nous à même préparé un beau repas avec une glace fraiche en dessert. Il nous a expliqué qu’il louait son gite d’avril à septembre ou novembre pour compléter sa retraite et qu’il partait voyager en bateau pour pécher. Il va en Guadeloupe, Cuba, un peu partout. C’est un skipper. 
Après le repas, je pars me promener aux alentours comme chaque jour avec mes quartiers libres. Le soir même, je n’arrivais pas à dormir avec la pleine lune.

Jeudi 5 Juillet : Montreuil-sur-Ile (24km)

Nous nous levons pour prendre le petit déjeuner et nous partons pour Montreuil. Nous traversons des champs de blé sous la chaleur et nous suivons également le chemin de Saint Jacques de Compostelle, même si l’on ne part pas là-bas, mais le GR y passe.
Aujourd’hui, il fait 32°. Malgré la chaleur, nous continuons sans faire de chichi. Nous faisons une pause et nous nous posons sur les marches de l’église pour manger. Une fois terminé, Frédéric me propose deux solutions, soit nous passons par la route et nous sommes arrivés dans 8km, soit nous prenons le GR et nous arrivons dans 11km. Malgré la chaleur, je décide de prendre la route, même si nous marchons sur du goudron et que ça chauffe les pieds, mais nous serons plus vite arrivés, car le GR faisait un grand détour, et même si par le GR était plus calme. Nous arrivons au gite. Le responsable nous accueille et nous prévient que nous ne serons pas seuls, qu’il y aura des jeunes de mon âge. J’étais contente (mdr). Avec Frédéric, nous préparons le repas et nous mangeons tous ensemble avec les jeunes et leur papy. Chacun notre tour, nous parlons. Les jeunes sont venus avec leur papy. Ils faisaient le tour de Saint-Malo, Dinard, Dinan, en vélo. Ambiance sympa.
Le soir, vers 21h, Anthony décide de nous rejoindre pour nous faire un petit « coucou ». Nous avons également fait des exercices, du gainage pour travailler le corps. Après cela, nous avons rencontré des portugais qui parlent français. Ils nous ont expliqué qu’ils louaient le gite 4 fois dans la semaine, car ils habitent le Mans, mais travaillent sur Rennes, donc ils sont obligés de loger ici.
Avec Frédéric et Anthony, nous terminons la soirée en jouant au jeu de « ni oui ni non » dans une belle ambiance. Il est 23h, nous partons nous coucher.

Jeudi 6 juillet : Hedé (10 km)

Nous nous réveillons à 9h car aujourd’hui nous avons une petite étape. Les jeunes et leur grand-père se préparent et mangent. En partant, un de leur fils me dit « au revoir », me souhaite bonne chance, me serre la main et part. Nous nous préparons à notre tour. Mon sac est prêt, celui de Frédéric aussi.
Avant de partir, je pars bronzer au bord de la terrasse. Il est 11h, nous partons. Nous traversons le canal, c’est toujours tout droit. 30 mn plus tard, j’aperçois au loin une voiture bleue, le même que celle du frère de Frédéric. Je m’arrête et je dis à Frédéric : « Fred, ce n’est pas Anthony là-bas ? » et c’est bien lui, car il a klaxonné et nous a rejoints.
Il est 12h30, nous faisons une pause pour manger. Il nous reste 4km. Nous en profitons pour nous détendre, car nous ne sommes pas loin de l’arrivée. 
Nous repartons et nous continuons à suivre le canal. 30 mn plus tard, nous sommes arrivés.
Je suis partie me reposer de 14h à 17h30, tandis que Frédéric est parti se promener au centre-ville et pour faire les courses. Nous préparons le repas et nous mangeons. Plus tard, dans la soirée, vers 22h, Anthony est venu nous rendre visite. Il est 23h. Nous partons nous coucher, car demain il faut partir tôt et avec la chaleur, ça va taper, nous avons 27 km à parcourir.
Dimanche, nous arriverons enfin dans une grande ville et nous récupèrerons la côte et au revoir la côte. A partir de lundi, nous allons traverser que des grandes villes. Je suis contente. Nous allons pouvoir voir du monde, profiter du centre-ville. A vrai dire, il ne me reste que 40 jours de marche. Je vais profiter de ce que je peux pour le peu qu’il me reste, car la fin approche et le temps passe vite. Cela fait déjà un mois que je suis partie. A suivre.
S

Vendredi 7 juillet : Hédé - Plouasne (25 km)


Levés à 7h20, nous partons à 9h30. Le soleil est déjà là, il tape. Il fait chaud.
Nous avons rencontré un peu de difficultés pour cette étape. Nous avons traversé une forêt qui est vallonnée quand même. Il y avait de la montée et de la descente, mais plus de montées.
Malgré la chaleur, nous nous sommes surpassés dans cette étape. En 3h30, nous avons parcouru 19 km. A vrai dire, cette étape m’a fatiguée. J’en ai souffert, mais en arrivant j’ai appris quelque chose qui m’a redonné le sourire. Je dormais quand Frédéric « toque » à ma chambre et m’annonce quelque chose. J’ai eu mon CAP. Je suis « grave » contente. Je pourrais enfin travailler à la rencontrée. Cool non ?
Pour fêter ça, nous avons décidé d’aller au restaurant. Bon, dans le village où nous sommes allés, il n’y avait pas de restaurant, donc nous sommes partis dans un snack. Bon, je n’ai pas respecté mon régime aujourd’hui, mais faut bien fêter cela non ?

Samedi 8 juillet : Tréfumel (11km)

Nous sommes levés à 10h et nous sommes partis à 11h, car aujourd’hui nous n’avons pas beaucoup de kilomètres. Il fait bon. Nous prenons le chemin pour aller à Tréfumel. Le GR est parfois mal indiqué, car avec Frédéric nous nous sommes trompés et nous nous sommes perdus. 
Nous avons décidé de couper par la route pour retrouver le GR. Le soleil tapait sur la route ce qui fait qu’en marchant sur le goudron, ça faisait mal aux pieds. Nous avons fait une pause à côté d’une maison, sous un arbre quand une dame nous a interpelés avec un accent pour nous demander si tout allait bien et si nous avions besoin de quelque chose. Elle m’a invitée à rentrer chez elle pour boire de l’eau fraiche, tandis que Frédéric est resté sur place pour fumer une cigarette. En fait, c’est une anglaise qui est venue s’installer en France en 2004 et franchement elle parlait bien anglais avec son fils de 8 ans. 
Cette charmante dame est généreuse, elle m’a demandé si je voulais appeler mes parents, si j’avais faim, si je voulais prendre une douche, me reposer ou autres. Je lui ai dit que ça allait « merci » et que nous arriverions dans quelques kilomètres.
Nous sommes arrivés au manoir. On dirait un château. Il y a un superbe grand jardin avec une balançoire et j’en ai profité pour me balancer, ça faisait trop longtemps. (mdr la grosse gamine).
Je suis partie me reposer, puis nous sommes partis manger.
Vers 21h, j’en ai profité pour faire des exercices abdominaux tels que le gainage, abdos, pompes (mdr). Bah oui, il faut prendre soin de son corps tout de même.
Il est 22h30, je pars me coucher, Frédéric lui va fumer sa clope, comme d’habitude avant d’aller dormir. Demain, nous sommes à Dinan. Enfin, nous allons dans une grande ville.

Dimanche 9 juillet : Dinan (20km)

Départ 8h30. Le GR est très mal balisé, donc nous nous sommes perdus. Ce matin, je n’ai pas trop le moral. Tout d’un coup, mes douleurs aux pieds réapparaissent. Je boîte de plus en plus. Nous faisons beaucoup de pauses. Nous arrivons à Dinan vers 18h. Une fois à l’auberge, je pars me reposer, car je suis fatiguée.

Lundi 10 - Mardi 11 juillet : Dinan – repos

Je fais la grasse matinée. Je me réveille et nous partons visiter Dinan. Je prends mon quartier libre et je pars à « Beauty Success » pour m’acheter du maquillage. Sur le chemin, je rencontre une dame, Françoise, qui est avec nous à l’auberge et nous discutons. Le soir, j’en profite pour jouer avec le chien.
Le lendemain, nous partons au cinéma pour voir le film « Alerte à Malibu ». Le jour d’avant, nous sommes partis voir une podologue suite à mes réapparitions de douleurs aux pieds. Elle me fait comprendre qu’avec une tendinite, je devrais arrêter la marche, car il faut entre 4 et 6 semaines de repos pour que cela parte. Mais impossible d’arrêter. Elle me donne des petites talonnettes à mettre dans mes chaussures pour arranger ceci.
 

Mercredi 12 juillet : Minihic sur Rance (25km)

Nous partons de l’auberge. Le temps est plus agréable. Sur le chemin nous rencontrons un couple avec qui nous marchons. L’étape est un peu vallonnée, ça monte et ça descend, au moins ça muscle un peu (mdr). Nous nous arrêtons dans un restaurant pour manger. Nous reprenons le chemin et arrivés au camping, je suis épuisée. Je me suis endormie sur le coup, je n’ai rien mangé le soir. J’ai dormi de 19h jusqu’à 7h30.

Jeudi 13 juillet : Dinard (20km)

Nous partons vers 9h. Le soleil est réapparu. Nous longeons la côte. Je vois que la mer est devenue turquoise, c’est trop beau. Je prends des photos.  Nous faisons une pause au manoir de la Pichardais. J’aperçois au loin Saint-Malo.
Une fois arrivés à Dinard, nous posons nos affaires et nous partons prendre le bus direction Saint-Malo. Nous visitons la ville. C’est superbe. Nous prenons ensuite le bateau qui nous ramène à Dinard. Le soir, nous allons au restaurant. Je prends toujours une salade.

Vendredi 14 juillet : Lancieux 

Nous partons vers 9h30. Le temps est nuageux, ça fait du bien. Nous prenons les escaliers qui nous ramènent à la falaise. Nous faisons une pause et nous allons au restaurant. Je prends une salade végétarienne. Nous allons nous poser un peu plus loin pour digérer. Nous arrivons au camping vers 15h. J’aperçois un chien. Je pars le caresser. Je me baisse pour le regarder, quand tout à coup, le chien me mord la lèvre. Je saigne beaucoup de la lèvre. Frédéric part à la pharmacie pour acheter des produits médicaux. La lèvre est gonflée. Il revient et je me désinfecte. Ma lèvre commence à dégonfler. 
En face de moi, il y a un stade, et il y a des jeunes. J’ai envie d’y aller, mais je n’ose pas. J’y vais quand même. Ils font un match de foot qui se termine. Je pars du stade quand un jeune rennais m’interpelle. Il me demande d’où je viens. Nous faisons connaissance. Nous parlons et rigolons. Il me propose de jouer au foot, je lui dis que je ne sais pas trop jouer. Il me dit « ce n’est pas grave, joue quand même ». (mdr). En plus je suis timide.
Il me demande ensuite si je vais au feu d’artifice le soir. Je lui réponds « oui » et me propose d’y aller ensemble. Nous restons au stade avec les jeunes du coin et les petits du quartier jusqu’à 22h30. Il part se préparer et nous repartons pour assister au feu d’artifice. Nous avons beaucoup échangé et rigolé. C’est quelqu’un de très sociable avec beaucoup d’humour. J’ai beaucoup ri. Il me propose de rester en contact, je lui dis « pas de souci » et il me passe ses coordonnées et quand il viendra sur Lyon, il m’appellera (mdr). Pour une fois durant le voyage, je parle avec quelqu’un de mon âge, car la plupart du temps ce sont des personnes de 30 ans, mais bon.

Samedi  15 juillet : Saint-Jacut-de-la-mer (15km)

Nous partons vers 9h. Nous décidons de couper le chemin et de passer par la mer en marée basse, mais c’est un peu dangereux, car la mer remonte et le sable est mouvant. Frédéric s’enfonce dans la vase. Il est tout sale (mdr). 15 mn plus tard, c’est mon tour. Je glisse et je tombe dans l’argile, je suis sale de partout. J’ai pris un bain d’argile (mdr). On dirait que j’ai participé à Koh Lanta, une aventurière. Nous faisons une pause et nous repartons. Nous arrivons au camping. Je me repose un peu et nous partons faire les courses et allons manger.

Dimanche 16 juillet : Cast-le-Guildo

Levés à 8h. Nous partons à 9h. Temps agréable. Le chemin est sans difficulté. Au cours de ce chemin, dans une forêt, j’ai trouvé un cadavre d’animal, un renard sans doute. C’était « dégueulasse » et ça puait. Son corps était à moitié ouvert et on voyait ses os. 
Nous sommes arrivés vers 17h à l’hôtel. Je pars sur la plage et à la recherche de ma trace, mais auparavant j’avais écrit mon prénom et celui de mon copain, mais je ne les retrouvais plus (mdr) donc je les ai réécrits.

Lundi 17 juillet : Plévenon (16km)

Nous partons vers 9h. Aujourd’hui, je suis en pleine forme. Je ne sais pas pourquoi, j’ai marché 16 km sans m’arrêter. Mon corps ne voulait plus s’arrêter. Pourtant, il y avait des montées. Je pense que c’est par rapport à l’endorphine.
Arrivée au gite, j’étais fatiguée, puis nous partons faire les courses. Je mange et je pars dormir, je suis « KO »

Mardi 18 juillet : Plurien (18 km)

Nous partons vers 9h30. Le temps est agréable. Nous traversons le Cap Fréhel et c’est trop beau. Le sentier est sympa.  Nous visitons le phare et nous repartons. Je marche pour le deuxième jour 16 km en 3h sans m’arrêter. Mon corps a pris l’habitude de marcher 3/4h. Tant mieux.
Nous arrivons au camping. Il commence à pleuvoir. Il y a de l’orage, du tonnerre, l’accueil est fermé. Je pars me réfugier dans les sanitaires avec une dame et ses enfants (mdr). Oui, j’ai peur de l’orage. Une fois que cela se calme, nous allons à l’accueil. Nous avons pris des yourtes chacun, c’était original (mdr).
Je me suis endormie vers 19h et je n’ai pas mangé. Je me suis réveillée en pleine nuit, car il y avait un karaoké toute la soirée.

Mercredi 19 juillet : Erquy (12 km)

Nous partons vers 11h30 car aujourd’hui c’est une petite étape. Il ne fait pas trop chaud, ça va.
Sur le chemin, j’ai recroisé les deux dames que j’avais rencontrées à Lancieux très charmantes et gentilles. Nous avons discuté et sommes repartis sur nos chemins et arrivés à Erquy vers 14h30, puis nous allons au camping.
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Mercredi 19 juillet : Erquy

Ce matin avec Frédéric, nous partons à l’office de tourisme pour voir les différentes activités. Je vois qu’il y a un centre nautique et il y a de la bouée tractée. Nous allons donc au centre nautique pour nous renseigner et pour réserver à 14h. En attendant nous allons faire les courses pour manger. J’attends avec impatience l’activité. Il est 13h30, nous partons. Nous enfilons la tenue de combinaison et montons dans le bateau avec un autre groupe. L’activité commence. Le bateau va à vive allure. Je crie, je m’éclate. Il y a des sensations. On se ramasse les vagues en plein visage (mdr). Frédéric tombe. Derrière lui, il y a un dauphin qui l’a aidé à monter sur la bouée. Ouais, il y avait un dauphin qui nous suivait. Plus tard, je tombe à mon tour. L’activité se termine et nous allons à la médiathèque pour faire des recherches et trouver des adresses d’employeurs. Nous allons manger au bar et nous partons au cinéma pour voir Spiderman. 

Vendredi 21 juillet : Rameau du Val (24 km)

Nous partons vers 9h. Le soleil est présent. Je marche sans m’arrêter. Frédéric voulait faire une pause, mais moi je ne voulais pas. L’échange avec Frédéric et moi est parti en tension. Je commence à m’énerver. Le ton monte. Je m’arrête. Je balance mon sac parce que je suis énervée. Il m’explique qu’il ne peut pas faire de marche sans s’arrêter et qu’il va parler à Paul et Anthony pour mes étapes en autonomie. Nous repartons et nous allons au camping. La pluie commence à tomber et nous allons au restaurant pour manger.

Samedi 22 juillet : Yffiniac (21km)

Nous partons ce matin et voilà une belle montée qui nous attend. Nous entrons dans les terres jusqu’à Hillion où nous allons prendre quelque chose chez le traiteur pour manger, puis nous allons nous mettre à l’abri de la pluie. Nous reprenons le sentier, nous voyons au loin le Cap Fréhel. Nous arrivons à Yffiniac vers 14h30. Nous nous renseignons pour les chambres d’hôtes. Il n’y en a pas. Nous allons alors à l’hôtel Ibis. Mais avant cela, nous faisons les courses, puis attendons l’ouverture de l’hôtel à 15h30.

Dimanche 23 juillet : Les Rosaires (21km)

Nous partons à 9h. Il commence à pleuvoir. Nous retrouvons le GR. Au bout de 13km nous faisons une pause pour manger. Nous repartons. Avec Frédéric nous avions auparavant décidé d’aller au camping, mais vu la forte pluie, nous décidons de prendre une chambre d’hôte.
Le soir, nous avons rendez-vous avec Dominique (un randonneur que nous avons rencontré au Nez de Jobourg), et sa femme Valérie pour aller au restaurant à Saint-Brieuc. Nous sommes partis à la crêperie où nous avons passé une bonne soirée. S’ils lisent mon blog, je leur fais une petite dédicace « merci pour la soirée passée ensemble ».

Lundi 24 juillet :  Saint Quay (19 km)

Nous partons vers 9h. Sur le chemin, nous croisons un chien qui nous suit et qui court de partout et autour de nous. Je crois qu’il veut jouer. Nous constatons que son maître n’est pas avec lui. Sur son collier, il y a un numéro. Nous appelons le propriétaire pour qu’il vienne le récupérer. Je suis déçue (mdr). J’aurais bien aimé qu’il marche avec nous.
Nous prenons le GR jusqu’à Binic, puis faisons une pause pour manger. Nous reprenons le chemin. Je suis devant Frédéric. Au bout d’un moment je ne le vois plus. Je reprends le chemin jusqu’à Quay car je me dis, je vais peut-être le retrouver. Il est au centre. En fait, j’ai pris un autre chemin plus court, un autre GR sans m’en apercevoir. Je suis fatiguée, je pars me reposer tandis que Frédéric part faire les courses.

Mardi 25 juillet :  Lanloup (21km)

Nous partons vers 9h. Le temps est frais. Nous faisons une pause près d’un port. Nous repartons pour arriver à Lanloup vers 16h. Nous faisons une sieste. Vers 19h30, le propriétaire nous propose de nous emmener en voiture au port pour que nous mangions au restaurant avec Frédéric car il n’y a pas de superette dans le coin.

Mercredi 26 juillet : Paimpol (20km)

Nous prenons le petit déjeuner et nous partons. Une belle descente pour commencer, mais avec la pluie le sentier est trop glissant. Frédéric est déjà en bas. Les descentes, ce n’est pas mon fort, ça glisse trop. Je pars donc prendre un autre chemin, la route et reprends le GR en croyant retrouver Frédéric. Bah, ce n’est pas gagné. Je l’ai encore perdu. Je reprends le GR en espérant le voir à Paimpol, car nous finissons toujours par nous retrouver. J’arrive vers 12h. Je l’attends. Je ne le trouve pas. Je l’ai perdu, je l’ai attendu pendant 1h. Je n’ai pas son numéro, je ne peux pas le joindre. Je pars alors à la médiathèque pour aller sur internet pour chercher le numéro de l’association Seuil pour obtenir le numéro de Frédéric, mais elle n’ouvre qu’à 15h. J’attends alors et une fois ouverte, je pars sur l’ordinateur pour appeler Seuil. Je sais que je n’ai pas le droit d’aller sur internet, mais je n’avais pas le choix et je suis juste aller sur le site Seuil pour prendre le numéro. J’ai fermé la session. Il y avait une dame à côté de moi qui était au téléphone, j’ai attendu 5mn le temps qu’elle finisse d’appeler et je lui demande alors si je peux appeler. Elle m’explique qu’elle n’a pas beaucoup de crédit et me dit d’aller voir le bibliothécaire qui accepte que j’appelle l’association. Je tombe sur le secrétaire, Stéphane, et lui demande le numéro de Frédéric. Il me le passe et me donne son numéro. 
J’appelle Frédéric pour lui dire où je suis. Le ton commence déjà à monter. Il me rejoint vers l’église. La dispute éclate. Je pars énervée et je vais me poser dans un coin. La gendarmerie passe devant moi, s’arrête, me regarde et vient vers moi pour me demander si je vais bien. Je réponds que « oui ». Ils repartent et me souhaitent une bonne soirée.
Frédéric me retrouve. Une fois calmés, nous nous expliquons calmement. Nous repartons au camping. Clémence une co-marcheuse vient nous rejoindre pour marcher avec nous pendant trois jours. Nous mangeons au bord de la mer.

Jeudi 27 juillet : Lezardrieux (24km)

Aujourd’hui, je pars marcher seule avec Clémence, entre filles. Enfin, une fille avec nous (mdr) depuis le temps que j’attendais ça.
Nous échangeons et nous faisons connaissance. Nous nous arrêtons près de la mer pour manger. Nous repartons et nous nous arrêtons dans un bar pour boire un coup. En face de nous, il y a l’Ile de Bréhat. Nous reprenons le chemin et nous arrivons à la chambre d’hôte et rejoignons Frédéric à 16h.
Je pars de mon côté faire mon footing. Epuisée, je rentre, c’est l’heure du repas, mais avant je pars prendre ma douche car j’ai beaucoup transpiré.

Vendredi 28 juillet : Port Béni (20 km)

Après un déjeuner royal avec Clémence, nous partons. 
Pour Clémence, je marche trop vite, elle n’arrive pas à me suivre (mdr). Nous nous arrêtons boire dans un bar et nous voyons Frédéric aussi. Nous partons avant lui et arrivons à Port Béni à 16h. Nous voyons une balançoire et avec Clémence nous allons en faire. (mdr) les grosses gamines, ça rappelle l’enfance.
Première nuit où nous faisons du camping sauvage. Nous préparons à manger devant le coucher de soleil.

Samedi 29 juillet : Plougrescant (28km)

Nous nous levons à 7h30 car aujourd’hui il y a une grosse étape. Frédéric part avant nous. Dernier jour de marche pour Clémence avec moi. Le GR nous fait beaucoup passer sur la route, ce qui est désagréable. Nous faisons une pause à Tréguidel avec Clémence. Nous repartons. Il y a beaucoup de montées. 
Arrivées à la Roche Jaune, nous faisons une sieste avec Clémence, agréable. Frédéric envoie un message pour nous dire qu’il est déjà arrivé.
Avec Clémence nous arrivons au camping vers 17h.
Pour la dernière soirée avec Clémence, nous allons au restaurant, puis sur la terrasse jusqu’à 22h puis nous rentrons.

Dimanche 30 juillet : Trestel (18km)

Après le petit déjeuner, Clémence fait ses affaires et nous quitte vers 8h30. Je lui dis « au revoir » et peut-être « à bientôt ». Cela fait bizarre de la voir partir quand même. Nous reprenons le GR avec Frédéric, puis nous faisons une pause pour changer mes chaussettes qui sont un peu épaisses, ce qui me donne chaud et mal aux pieds. 
Nous allons au restaurant. Je ne prends qu’une salade « Terre-Mer » comme d’habitude et un hamburger végétarien pour Frédéric.
Nous repartons à 14h30 et nous arrivons à Trestel à 15h30. Nous avons « eu du bol », car arrivés au camping, il n’y avait plus d’emplacement, mais finalement la propriétaire nous annonce qu’il en reste une, car normalement il y avait des gens qui ne sont pas venus ayant eu un accident. J’espère pour eux que tout se passe bien. Je fais une sieste jusqu’à 20h. Nous allons sur la place pour nous promener et entendre un concert organisé par le camping avec de la musique bretonne (mdr). Ce n’est pas mon genre de musique.
S

Mardi 1er Août : Perros-Guirec

Nous partons faire les courses vers 11h. Nous allons manger près d’un port. Dans le début d’après-midi, je décide d’appeler des employeurs pour mon apprentissage. Ils ne recherchent pas d’apprenti. Je dois alors faire le tour des employeurs, une fois mon retour à Lyon. Par la suite, nous allons à la plage pour nous baigner. Fin de journée.

Mercredi 2 Août : Trégastel (14km)

Nous avions envisagé de partir vers 9h, mais Frédéric me dit qu’on attend que la pluie se calme avant de partir. Cela ne s’arrête pas. Nous décidons de couper par la route et nous reprenons le GR finalement car la pluie s’est arrêtée. Nous longeons, à nouveau, la Côte de Granit Rose avec ses gros rochers tout au long.
Vers 12h30, nous arrivons à Ploumanach et nous nous arrêtons pour manger. Nous nous abritons sous un arrêt de bus, car la pluie est de retour. Nous repartons et au bout de 2km, nous sommes arrivés au camping. Nous plantons nos tentes sous la pluie. Le soir, nous allons faire les courses. La soirée se termine là avec de la pluie et le vent.

Jeudi 3 Août : Trébeurden (21km)

Nous partons du camping vers 9h30 après une nuit de tempête. Nous marchons 13km et nous nous arrêtons pour manger. Nous repartons, mais en prenant la D788 car le GR nous fait faire un grand détour. Nous arrivons et Frédéric constate qu’il y a une auberge de jeunesse. Il appelle et il reste de la place. Nous arrivons à l’auberge au bout de 2km, mais elle n’ouvre qu’à 15h. Nous posons nos sacs et partons faire les courses. Je pars faire une sieste jusqu’à 19h30, puis nous allons manger au réfectoire un steak végétal pour moi et une côte d’agneau pour Frédéric.
Nous commençons à discuter avec une dame, Claudine, et sa fille, Pauline. Nous discutons pendant un bon moment. Elles nous proposent d’aller au concert de musique irlandaise qui se termine vers 23h. Nous rentrons et je pars sur la terrasse quand un jeune vient vers moi et commence à me parler et faire connaissance, « qu’est-ce que je fais ici …? etc » Nous discutons avec lui et le groupe de jeunes qui eux aussi, font de la marche avec l’Association Auteuil. 
Il est minuit, les jeunes doivent aller se coucher. Je pars à mon tour, mais je ne dormais pas vraiment, je m’étais juste allongée.  Je partage ma chambre avec une anglaise. 
30 mn plus tard, j’ai entendu quelqu’un siffler vers ma fenêtre et avec le flash en pleine figure, je sors pour voir qui c’est. Je constate que ce sont deux des jeunes avec qui j’ai parlés dans la soirée. Ils m’ont appelé pour sortir avec eux dans la nuit, car il y n’y a rien à faire. Nous sommes sortis de l’auberge en cachette, car eux devaient être au lit.  C’était marrant parce qu’on aurait dit qu’on était en train de faire un cache-cache. Nous ne faisons pas de bruit pour ne pas se faire attraper. Des bêtises d’ados que tout le monde a faites, sortir le soir en cachette sur la pointe des pieds et s’amuser avec les copains. Et bah là c’était pareil (mdr).
Nous sommes partis sur la terrasse qui se trouve près de ma chambre. Puis nous sommes partis au réfectoire pour manger. Nous avons beaucoup parlé, rigolé, ce sont des jeunes sympathiques. Tous les 10 mn, nous nous cachions car nous entendions du bruit et nous avions peur de nous faire attraper. Nous faisions du bruit n’empêche, mais comme nous ne voulions pas réveiller tout le monde, nous avons décidé d’aller dans la voiture. Ils ont mis de la musique doucement et avons parlé pendant 3h de 1h à 4h, quand tout à coup, nous avons vu une lumière, car dans l’auberge il y a un détecteur de mouvements qui s’allume quand il détecte quelqu’un. Nous avons eu peur et nous nous sommes cachés sous les sièges de la voiture. A vrai dire, « on s’écrasait tous » (mdr). 
Nous nous sommes fait attraper par l’éducatrice des jeunes qui a constaté ma présence et qui vient me voir, ainsi que l’éducateur. Tous deux viennent me voir pour savoir ce que je faisais dans la voiture seule avec des jeunes, pensant à des idées mal placées. 
Je leur ai expliqué qu’il ne s’était rien passé, que nous étions dehors en train de parler et que nous nous sommes réfugiés dans la voiture pour ne pas nous faire attraper. Ils m’ont dit de faire attention, de ne pas rester seule avec des gens que je ne connaissais pas. Je leur ai dit que ces jeunes n’étaient pas du genre à être pervers, qu’il n’y a pas eu de gestes bizarres ou quoi que ce soit, sinon je m’en serais aperçue.
L’éducateur me dit d’aller prévenir mon éducateur, geste respectueux, pour lui expliquer la situation. 
Nous allons tous nous coucher. Je dis au revoir aux jeunes qui me passent leurs coordonnées.

Vendredi 4 Août : Trébeurden (21km)

Ce matin, je me réveille et je croise l’éducateur. Je pars lui parler de ce qui s’est passé la nuit et pars le dire à Frédéric.
L’éducateur part, à son tour, lui expliquer.
Franchement, il faut arrêter de s’imaginer plein de choses bizarres. Une nana seule avec trois gars, ok, il aurait pu y avoir quelque chose, mais ce n’est pas marqué « vendue » sur mon front. Il ne s’est rien passé et les jeunes n’avaient aucune attitude suspecte, sinon l’éducateur des jeunes m’aurait averti de ne pas les approcher ou autre.
Bref, nous partons. J’ai dormi 2h30. Je suis très fatiguée, mais j’assume et j’ai fait mes 21km sans râler.
Nous traversons le chemin de halage, arrivons à Lannion et nous partons dormir au foyer de jeunes travailleurs.
Nous allons chercher Paul à la gare, allons manger une crêpe et faisons un bilan de la marche.
Il repart vers 17h30 avec Frédéric, nous partons faire les courses et rentrons vers 18h30. Fin de soirée.

Samedi 5 Août : Locquimeau (13,5km)

Nous partons vers 10h30 et nous nous arrêtons à la plage d’Imer. Nous repartons et arrivons au camping. Fin de soirée.  

Dimanche 6 Août : Locquirec (17km)

Aujourd’hui, c’est mon jour en autonomie. Je pars à 9h. Frédéric m’accompagne jusqu’au GR. Je fonce, il y a de la montée comme de la descente. Je traverse un vallon. Je m’arrête dans une épicerie et je repars. Frédéric m’avait dit de prendre la route au bout d’un moment, car le GR faisait le tour pour rien. Pendant 5 km je passais dans les terres.  Je prends la route, je fonce donc du coup, je regarde devant moi. Je traverse une forêt et j’arrive à Locquirec vers 13h30. 
Je vais au camping et je retrouve Frédéric. Il me demande si ça s’est bien passé. Il m’annonce qu’il m’a vue et qu’il était derrière moi. Il me pose aussi des questions pour voir si j’ai pris la route ou le GR. Je ne savais pas quoi répondre. Il me dit que j’ai pris la route et fait 2 km de plus et qu’au bout d’un moment j’aurais dû prendre le GR. 
Je lui réponds que j’ai pris la route comme il me l’a dit et que j’ai repris le GR au bout de la plage. Il me dit que j’aurais dû reprendre le GR avant et qu’il avait confiance en moi « je ne sais pas quoi ». 
Je lui explique que pour 2 km de plus ce n’est pas dramatique et que je n’en ai pas fait exprès car je n’ai retrouvé le GR qu’au bout de la plage. 
Je fais comprendre à Frédéric que si intentionnellement j’avais voulu prendre la route, je l’aurais prise depuis le départ.
Bref, nous nous installons au camping et nous commandons une pizza pour la soirée. Fin de soirée.

Lundi 7 Août : Saint-Jean-du-Doigt (19 km)

Nous partons vers 10h. J’ai mal dormi, car j’ai eu froid durant la nuit. Nous marchons 10 km et nous faisons une pause. Nous sommes rentrés dans le Finistère hier. Il nous reste 10 km avant l’arrivée. Avec Frédéric, nous nous sommes dit qu’en 1h45 nous y serions étant donné que nous marchons vitre. Erreur. Nous nous sommes fait avoir. Ce n’était pas 10 km sur du plat mais vallonné avec beaucoup de montées et de descentes, c’était infernal. 
Sur le chemin, Frédéric est parti demander à des dames à combien de kilomètres nous étions de Saint-Jean : 4 km. Nous faisons une pause et nous discutons avec Valérie, Florence, Odile et Anne-Françoise, charmantes dames au passage. Si elles lisent mon blog (ce qu’elles m’ont dit), je leur fais une dédicace et leur passe le bonjour. Elles étaient très intéressées par le projet Seuil. Nous avons beaucoup échangé sur cela. Nous repartons au camping municipal calme et agréable. Nous mangeons. Fin de soirée.

Mardi 8 Août : Barnenez (17km)

Nous partons vers 9h. Le temps est nuageux. Nous allons faire les courses, puis nous repartons. Nous constatons que nous nous sommes éloignés de la côte et que nous entrons plus dans les terres. Je vois la gendarmerie et je pars gentiment leur demander où est la mer. Ils m’expliquent et je repars sur la route. La gendarmerie s’arrête et me dit en souriant « la mer, c’est là-bas ». Nous marchons pendant 2h avec un peu de dénivelés. Nous faisons une pause pour manger et nous arrivons au camping vers 14h. Je pars faire une sieste. Nous commandons une pizza et jouons au billard avec Frédéric, puis je pars regarder la télé et vais me coucher.

Mercredi 9 Août : Morlaix (18km)

Vers 3/4h du matin, il y a des coups de tonnerre. Moi qui ai la phobie du tonnerre, je pars me réfugier à l’abri, car ma tente est sous un arbre et c’est trop dangereux. L’orage est hyper violent. Je n’ai pas dormi jusqu’à 7h.
Je pars préparer mon sac et pars au bar pour prendre mon petit déjeuner. Frédéric me rejoint, la pluie est forte, il y a de la grêle, l’orage est toujours présent. Nous attendons que cela se calme et nous repartons. Au bout de 5mn, la pluie revient fortement, puis s’arrête. Nous marchons 2h30 non-stop, puis faisons une pause. Il nous reste 6km et arrivons à Morlaix.
Nous arrivons à l’auberge qui n’ouvre qu’à 17h. Une dame nous ouvre pour déposer nos sacs, puis nous partons faire les courses. Nous faisons une sieste et nous préparons le repas pour l’arrivée de Clémence. Je lui prépare des briques au poulet-curry et briques au fromage de chèvre et miel. 
Dans la soirée, nous rencontrons une jeune fille de mon âge, 17 ans, Anaïs et sa mère. Nous jouons au ping-pong et par la suite nous leur proposons d’aller voir un spectacle avec nous. Nous rentrons vers 23h30. Je termine ma soirée avec Anaïs jusqu’à 1h30 du matin.
 

Jeudi 10 Août : Morlaix (repos)

Je pars prendre mon petit déjeuner avec Anaïs, son frère et sa mère. Nous rejouons au ping-pong (mdr) c’est une accro du ping-pong :)
Elle part à 9h30 avec sa famille à l’aquarium de Brest tandis que nous, nous partons à la Thalasso dans l’après-midi.
Ils vont à la piscine, tandis que moi, je pars à la salle de sport. Nous rentrons et nous allons manger dans une pâtisserie.
Nous passons la soirée à jouer au ping-pong et aussi au Times Up avec de nombreuses personnes de l’auberge. C’était marrant, super. Je me suis bien amusée et nous avons fait de belles rencontres.

Vendredi 11 Août : Carentec (19 km)

Nous nous réveillons, et ce matin, pour la dernière fois nous prenons le petit déjeuner tous ensemble avec Anaïs, sa mère, sa grand’mère, son frère, Frédéric et Clémence.
Avant de partir, nous regroupons les personnes avec lesquelles nous étions hier soir, pour prendre une photo-souvenir. C’était une rencontre fabuleuse. Puis nous partons, je marche à vive allure (mdr) pour la 100ème fois, parce que Frédéric et Clémence marchaient doucement. Nous faisons une pause pour manger. Nous repartons à 13h.
Une fois à Carantec, nous trouvons un camping à 5* qui coûte 70 €, mais comme l’association Seuil ne dispose que d’un budget de 100 € et cela fait cher pour un camping. Donc nous marchons 3 km plus loin pour en trouver un autre.
Avec Clémence, nous partons faire du toboggan gonflable (mdr), des gamines. Ensuite, nous allons faire quelques tartines au nutella (hum). Nous mangeons le soir et nous parlons jusqu’à 22h.

Samedi 12 Août : Santec (21 km)

Nous devions partir à 9h, mais finalement nous partons à 10h parce que j’ai mis du temps à me préparer. Nous longeons la baie jusqu’à Roscoff. Nous arrivons à 16h. Nous partons faire les courses avec Clémence, nous nous baladons et faisons les magasins pendant que Frédéric garde nos sacs au bar. Nous repartons pour 4 km pour rejoindre le camping qui est au bord de la mer. 
Vers 20h, nous partons manger au restaurant pour fêter le départ de Clémence. Une fois terminé, nous repartons. Clémence va se baigner. Dans la soirée, vers 21h, elle me propose de me baigner, je lui dis « non », qu’il fait trop froid. Finalement, je pars la rejoindre, à vrai dire, l’eau n’était plus bonne en sortant, même le soir. Fin de soirée.

Dimanche 13 Août : Moguériec (21 km)

Nous partons et quittons Clémence. Nous marchons, puis nous nous arrêtons pour manger. Sieste d’une heure au soleil pour moi, car j’étais fatiguée. Nous repartons. Nous arrivons au camping, baignade (j’ai bien bronzé), puis restaurant, le soir « c’était bien bon »

Lundi 14 Août : Plouescat (21 km)

Nous partons vers 9h. Le soleil est présent, cela fait du bien. Nous longeons la côte. Nous faisons une pause pour manger et j’en profite pour appeler les chambres d’hôtes et hôtels. Mais tout est complet. Nous reprenons le chemin et une fois arrivés, nous allons à l’Office de Tourisme pour nous renseigner sur les chambres d’hôtes. Complet. Donc nous prenons le bus qui nous emmène au camping 3 km avant. Puis nous repartons faire les courses. Fin de soirée.
 
S

 

Mardi 15 Août : Plouescat - Menez Ham (28 km)

 

Nous partons à 8h30, car aujourd’hui nous avons une grosse étape. Nous marchons dans les dunes de sable. A 12h30, nous faisons une pause pour repartir pour 13 km.
En reprenant le chemin au loin nous voyons Bérangère et François sur le banc. Nous nous arrêtons 10 mn pour parler, puis nous repartons. La chaleur est de plus en plus présente. Je suis fatiguée. J’ai chaud. Nous arrivons au camping vers 18h. Nous avons dépassé Menez Ham, ce n’est pas grave au moins cela nous avance pour demain de 500m (mdr).
19 H Repas, puis nous allons dormir …

 

Mercredi 16 Août : Korejou (23 km)

 

Nous partons à 9h. La marée est basse, nous profitons de traverser la plage, parce que le GR nous fait faire tout le tour. Vers 12h30 nous mangeons. Nous repartons et arrivons au camping vers 15h. Je pars faire une sieste. Dans la soirée, nous partons au restaurant avec Frédéric et sur le chemin nous revoyons Bérangère et François. Ils vont au même restaurant que nous, alors nous décidons de manger ensemble. Bérangère est intéressée par ma marche, mon projet. Curieuse, elle me pose plein de questions. Nous avons bien mangé et passé une excellente soirée. Photo souvenir, puis nous partons nous coucher.

 

Jeudi 17 Août : Lannilis (22 km)

 

Nous nous levons à 7h30 et partons à 8h30. La pluie commence à tomber mais s’arrête quelque temps après. Aujourd’hui, nous dormons à l’hôtel. Je suis contente, un bon lit, ma chambre et la télé (mdr). Nous rejoignons le GR. La marée est haute donc nous devons emprunter un autre chemin balisé. Pas facile, car il est mal indiqué. Nous faisons une pause, puis nous repartons et arrivons à 13h30 à Lannilis. Nous nous arrêtons pour manger à la pizzeria. Nous allons à l’hôtel à 14h. Sieste et nous partons faire les courses. Fin de journée.

 

Vendredi 18 Août : Sainte Marguerite (13 km)

 

Grasse matinée, nous partons à 10h. Nous marchons 2h, puis nous allons boire un coup dans un bar-restaurant. Il est 12h, nous marchons un peu plus loin pour manger. Nous arrivons au bout de 2 km plus loin. Nous nous installons au camping. Je pars me baigner pour rentrer bronzée quand je rentrerai à Lyon le 25 août. Vers 18h, nous partons faire les courses, puis nous mangeons. Fin de soirée.

 

Samedi 19 Août : Argenton (17km) étape défi

 

Nous partons vers 8h30. Nous voyons Saint Pabu juste en face et quand nous voyons le GR qui fait tout le tour, ce n’est pas drôle.
Nous traversons l’estuaire qui fait 20 km, horrible. Nous nous arrêtons faire une pause, puis nous repartons. Quelque temps après, Frédéric me propose de faire l’étape défi aujourd’hui comme ça demain, nous ne ferons que 10 km jusqu’à Lanildut, puis nous prendrons un taxi jusqu’à Brest. J’accepte la proposition, mais d’abord j’appelle Paul, le directeur qui est d’accord aussi.
Nous arrivons à Saint Pabu vers 15h. Nous faisons une grosse pause avant de faire l’étape défi. Il est 12h30, nous partons. Les premières heures, je ne ressens rien. Le soleil commence à taper. Il fait chaud, mais malgré cela, avec Frédéric, nous gardons le rythme. Au bout de 40 km, les jambes commencent à tirer. Nous arrivons au camping vers 18h30, fatigués. J’ai des courbatures. Pour fêter cela, nous allons au restaurant, enfin une crêperie. Nous rentrons au camping vers 21h30 puis dodo. 

 

Dimanche 20 Août : Lanildut (10 km)

 

Aujourd’hui, c’est terminé, dernier jour de marche. Nous partons vers 11h. Je suis trop contente de moi d’avoir parcouru 1250 km. Nous rejoignons le GR. J’accélère en marchant car je suis pressée d’arriver à Lanildut. Nous allons au restaurant, puis le taxi vient nous récupérer pour nous emmener à Brest. Nous rentrons à l’hôtel, sieste. Dans la soirée, nous commandons des pizzas. 

 

Du 21 au 25 août : Gevezé – stage d’après-marche

 

Nous prenons le train à Brest à 9h06 et nous arrivons à Rennes à 11h30. A la sortie de la gare, Paul et Clémence sont là. Nous partons au restaurant fêter ça. Une fois terminé, Clémence  nous emmène au gîte. Durant ce stage, repos, shopping, balade. J’ai préparé un repas pour Paul, Anthony, Clémence et Fred. Nous fêtons cela vec du Champomy (mdr). Bon, j’ai fait simple pour ce repas : toasts en entrée, feuilles de brique, dessert tiramisu. Nous avons passé une excellente soirée.
Jeudi, j’ai préparé l’album photos, puis je suis partie chez le coiffeur pour me faire faire des boucles, bah oui il faut être au taquet pour Lyon. Bon bah, ce n’est pas tout. Il faut que je vous laisse. Il faut que j’aille faire le ménage, puis préparer mes valises pour demain, car nous prenons le train à 7h, donc il faut que je me lève tôt.

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