Seuil

Marche de Hilxxx accompagnée par Olivier puis Sébastien du 18-09-2019 au 18-12-2019

 

Mercredi 18 septembre : Paris - Rennes

 

A ma grande et agréable surprise, j’ai été libérée hier, mardi 17 septembre. J’ai donc eu un nouveau contrôle judiciaire pour Seuil. C’est parti pour trois mois de marche aux côtés d’Olivier, mon accompagnant. Hier avec lui et Clémence (une des responsables de la marche), nous avons quitté Paris pour Rennes. C’est ici que va débuter la très longue marche qui va suivre après.
Quand nous sommes arrivés, nous avons mangé dans un bon resto et pour aujourd’hui, nous sommes allés à Décathlon d’abord, histoire de m’équiper, après avec Olivier, nous avons fait les courses pour la bouffe de ce midi et ce soir, ensuite, nous avons acheté deux livres pour moi, de quoi dessiner, de quoi écrire et deux petits carnets qui me suivront durant tout ce voyage.
Là, nous sommes toujours à l’auberge de jeunesse. Nous partons demain pour la marche.
Ah ! et après manger, nous avons regardé pour les hébergements. Ensuite, Clémence est partie et avec Olivier nous avons visité le canal et la ville. Nous en avons profité pour m’acheter une carte-mémoire pour les photos/vidéos que je vais prendre pendant le voyage.
Je suis trop contente, ça va être extra.
Bon allez, à “deux mains et à deux pieds”.

 

Jeudi 19 septembre : Bécherel (14 km)

 

Premier jour de marche. Nous sommes partis en voiture de Rennes à Hédé. De là, nous sommes passés à la boulangerie nous acheter des sandwichs et dessert. Ensuite petite séance d’étirements de 10 mn et hop, nous nous sommes élancés sans oublier de prendre la photo rituelle du départ.
Nous avons marché, marché jusqu’à Saint-Brieuc-des-Iffs. Là, nous avons posé les sacs et nous avons mangé et fumé. Avant j’ai pris en photo la beauté de la nature, sa verdure, et après à la place où nous avons mangé, le monument à Jean Nobilet.
Après ça, nous avons marché jusqu’à Cardroc (il y avait des montées assez difficiles pour moi). Là encore, nous nous sommes un peu reposés, puis nous avons repris la route pour Bécherel.
En chemin, on a croisé des randonneurs et des gens sympas qui nous ont pris en photo.
Après la grande montée, nous avons échoué à Bécherel dans un beau, grand gîte à l’ancienne déco années 50, vraiment chaleureux. Le maître d’hôte l’était tout autant. Il nous a fait à manger, on a bien bavardé. Nous sommes partis faire les courses après une bonne douche, au menu : salade + pâtes à la carbo, finalement la salade sera pour demain. Là, il est temps d’aller se coucher, après une bonne tisane. A demain.

 

Vendredi 20 septembre : Saint Juvat (18 km) - Dinan (taxi)

 

Ce matin petit déjeuner avec le maître d’hôte. Quand je suis descendue, il avait déjà tout préparé, franchement j‘étais super contente. Ensuite on a pris la route et sur le chemin après 2h de marche, nous nous sommes arrêtés pour voir avec Clémence et Olivier les comptes, mon argent de poche, comment gérer ça etc… Après on a continué et nous sommes passés par deux petites bourgades très sympas et riches en fruits, en fleurs. C’était trop beau.
Puis, en chemin, à force de marcher et en ajoutant les courbatures d’hier, j’ai craqué tellement j’avais mal aux pieds, puis la fatigue, ma famille qui me manque, mes problèmes ont refait surface et je n’ai pas pu résister.
Au fond, j’avais qu’une seule envie, c’est de retourner en détention, mon corps me hurlait d’arrêter, mais ma tête me défendait d’abandonner et c’est elle qui l’a emporté et je suis fière d’avoir continué.
Arrivés enfin à Saint Juvat, on prend un verre, on s’étire, le taxi arrive ; une belle Tesla qui déboule à toute vitesse, c’était grave bien. Du coup, on arrive à Dinan et je prends une photo devant le bolide, obligé. Après on monte à l’appartement, on pose les sacs, Clémence reste à attendre Anthony pendant que Olivier et moi nous partons faire les courses et sur le chemin on plaisantait normal et d’un coup, pour rire, j’ai dit qu’avec nos dégaines on dirait qu’on sort “du trou du cul du monde” et là il se “zehef”, il me traite de minable, il me menace d’arrêter la marche, mais wesh comment ça ? Bref, on rentre dans le magasin, il me demande de choisir, mais moi ça y est, il m’a saoûlée, donc j’choisis pas et là il commence à faire le mec “zehef”. Il prend du helouf tout ça, il me sort des “ouai j’appelle Paul et j’arrête tout, mais gros c’est pas moi qui t’ai choisi” MDR. Bref à la fin, je prends mes trucs, il achète du pain et on rentre. J’explique tout à Clémence. Je me douche, après je vois Anthony, on fait les présentations et il propose un restaurant. Je prends burger/frites/salade et eux moules frites à la fin je prends banana/split et on se taille
Pendant le repas avec Anthony on a discuté, ça a apaisé les tensions et l’autre qui continue avec ses menaces, “mais poto si t’assumes pas les jeunes de banlieue tire-toi y a personne qui t’a mis un couteau sous la gorge, le zin”.
Bref, ça s’annonce très compliqué pour la suite, mais on verra. Tant que ça touche pas à ma marche, le reste j’m’en fous. Demain est un autre jour. Là, je vais dormir, donc bye et à demain.

 

Samedi 21 septembre : Dinan

 

Avec l’arrivée d’Anthony, je me sens mieux parce que être seule avec Olivier devient désormais un fardeau, je ne le supporte plus. D’ailleurs, quand Anthony nous a déposés à Saint-Juvat pour rejoindre Dinan à pied, j’en avais pas la moindre envie, car demeurer seule avec lui m’est désormais insupportable et ce fut d’autant plus le cas lorsque celui-ci se mettait à marcher vite et sans moi, alors que ma jambe gauche me faisait énormément souffrir et plus ça allait plus mes pieds me faisaient très mal, ce qui m’obligeait à ralentir, ce qui de facto nous distançait et c’est que quand il ne me voyait plus du tout qu’il s’arrêtait (au loin) pour m’attendre un peu pour reprendre de suite, alors qu’il est impératif de ne pas se perdre de vue.
Sans ajouter le manque d’encouragements et de soutien en ajoutant le fait qu’il contacte des gîtes sans moi. En bref, je ne peux plus l’encadrer, il m’entend pleurer et ne me demande même pas ce qui ne va pas. Je me suis sentie seule tout du long et n’ai donc pas pu profiter de ma marche et de la vue incroyable qu’elle m’offrait. Alors imaginez bien mon soulagement quand sur le chemin on a retrouvé Anthony. Je lui ai fait part de mes ressentis et il m’a rassurée en me disant que ça allait être géré.
Du coup, après le repas de midi, c’est devenu la marche d’Hilma et d’Anthony, ce qui n’a pas échappé à Anthony. Bref, si ce litige n’est pas réglé au plus vite, je risque de dérailler et j’ai pas besoin de ça. Sur le chemin on a pas mal discuté avec Anthony et c’est génial la marche avec lui. Bref, nous sommes finalement arrivés à Dinan, on a visité une abbaye, puis bu un verre ensuite. Après on a regagné la voiture d’Anthony, nous sommes rentrés et je me suis douchée, puis on a mangé et Anthony a proposé un cinéma, on “s’est maté” Ad Astra.
Puis nous sommes rentrés, j’ai mangé mon dessert et Olivier m’a donné une huile apaisante pour ma jambe. D’ailleurs, il s’est montré sympa soudainement, alors je suppose qu’il a eu des retours, ce qui m’inquiète c’est demain parce qu’on a 23 km à faire et je ne me suis pas étirée de la journée par fatigue car manque de sommeil et une longue marche ça ne va pas du tout ensemble. Mais j’ai pas le choix, donc je vais me reposer parce qu’à l’heure où j’écris il est 01h44 du matin et demain je vais grave en chier, donc bonne nuit et à demain si Dieu le veut.

 

Dimanche 22 septembre : Dinan

 

Mauvaise nouvelle au réveil, mon pied gauche a enflé pendant la nuit sur le côté droit du pied. Visiblement la décision actuelle c’est “ pas de départ”, mais moi je suis résignée à y aller. J’attends de voir comment ça évolue.
Finalement pour ne prendre aucun risque, nous n’avons pas marché aujourd’hui, mais à la place nous avons fait d’autres choses. J’ai appelé Paul qui m’a informé que l’imam va m’appeler une fois par semaine soit les lundis, soit les mardis, mon juge est ravi que je sois à Seuil et pour Olivier, il va m’appeler demain et mardi pour lui confirmer si oui ou non je change d’accompagnant, mais Anthony est d’accord avec moi pour dire qu’il n’est pas qualifié vu son attitude, donc ma décision est prise. Sinon, on a mangé des sandwichs à 12h, regardé un ciné : “La vie scolaire”, bu un verre ensuite, visité une expo, puis on a déposé nos affaires à l’auberge vers 18h30 et comme il n’y avait rien à manger et que
Carrefour City était fermé on s’est fait une pizza et Anthony a joué à des jeux avec moi et évidemment Olivier est parti se coucher. On a joué 1h, fumé, puis nous sommes partis nous coucher. Encore une fois, je fais plus de choses avec Anthony qu’avec Olivier. Bref, je vais me coucher, car demain on reprend la marche. Bonne nuit. PS. Mon pied a dégonflé.

 

Lundi 23 septembre : Minihic (23 km)

 

Aujourd’hui, Anthony s’en va et je ne suis pas clairement sereine. Je me dis qu’Olivier, s’il continue de me les casser”, je vais le pousser dans le vide. Bref, nous prenons le petit déjeuner, nous rangeons l’appartement et nous rendons les clefs. On prend la direction de décathlon pour faire échanger mes chaussures parce que à ce qu’il paraît c’est à cause de ça que mon pied avait enflé. Comme c’était une paire à 70 € et que l’autre était à 120 € fallait compléter, alors j’en ai profité pour me prendre une “banane”, après on a bougé.
Anthony nous a re-déposés à Dinan, on lui a dit au revoir et nous sommes partis. Au fur et à mesure qu’on avançait, on quittait le lac pour la mer. Pour déjeuner, on s’est posés sur un banc avec vue sur la mer et un arbre appelé, tilleul. Après nous nous sommes “barrés” pour Minihic-sur-Rance et sur ce chemin il y avait des montées plus qu’avant. Eh vas-y, j’ai souffert. On arrive enfin. Je prends une douche parce qu’il avait plu. J’ai mis mes vêtements à laver et le maître d’hôte nous a fait un croque -monsieur et un dessert avec du couscous wesh PTDR. J’ai pas capté, mais c’était bon. Je suis montée dans ma chambre, j’ai allumé la télé et je me suis endormie devant. Salam

 

Mardi 24 septembre : Dinard (20 km)

 

Birthday !!!! 18 ans. YouYouYou Ouloulou; Aujourd’hui c’est The day of my life. La nouvelle vie d’adulte qui commence. Je suis trop contente, mais pas vraiment en joie. Je le fête en compagnie d’un inconnu et par-dessus le marché que j’aime pas ! Mais bon “nique sa mère”, je le fêterai avec ma mif quand je rentre. Bref, je me lève, je fais ma toilette, je descends et je vois le maître d’hôte, grand sourire “Joyeux Anniversaire !!! ” avec un plateau de fruits et une bougie, des décos dessus, j’étais grave contente que lui, au moins, a la décence de me faire un truc, mais comme ce fdp d’Olivier sert à rien, j’en attendais pas tant. Donc, je déjeune, je finis et monte faire mon sac et les étirements et let’s go. Sur le chemin y avait de beaux rochers, en plus avec les vagues qui tapaient dessus, c’était grave beau. La mer, elle devenait de plus en plus belle. Au bout de 2h de marche, nous sommes arrivés dans un village tellement paumé que la boulangerie elle ouvrait qu’à 15h30, c’est fou en plus on avait rien à “grailler”. J’avais trop le seum contre lui pour ne pas avoir fait les courses.
Au final à 14h, pour le repas de 12h, j’ai bouffé des cookies et j’ai bu un verre. Comme j’avais le seum ! Nhez Sheitan le jour de mon anniversaire, m’faire des trucs comme ça.
1h30 après on arrive dans un hôtel à Dinard et direct, après avoir posé le sac, j’appelle Ummuka, c’est exceptionnel pour mon anniversaire, je peux rester plus de 30 mn, donc j’en profite. Sauf que l’autre, il savait pas, donc au bout de 40 mn, il se pose devant moi et pendant que ma mère parle, il me “casse les c…” pour raccrocher. Déjà que ça fait un an et quatre mois que je ne la vois pas beaucoup, que je l’ai au téléphone pas plus de 10mn au CEF et 5mn en prison, pour une fois que je peux plus, on laisse même pas ma mère finir sa phrase ?!. Mais, j’ai vrillé direct tellement qu’elle a raccroché. Hssh d’où tu me cries dessus devant ma mère, mais qui t’es toi, sale fdp. Bref, je rappelle ma mère pour la rassurer, ensuite je raccroche. Il reprend le téléphone et je lui dis de me le redonner pour appeler Paul, comme il ne répondait pas, je me suis dit autant dire ce qu’il a raconté pour expliquer l’histoire. Je le vois, il arrive et il veut m’arracher le téléphone de force carrément, il m’a fait mal au bras. Eh, je pétais les plombs heureusement que j’aime ma famille sinon wAllah, je lui aurais mis une droite. Après ça, je sors me calmer parce que je tremblais de nerfs
Quand je re-rentre, il fait le mec qui veut me parler, mais nique ta mère. Au même moment Paul l’appelle et je vois il commence à mytho à dire que je suis restée 1h ptn de merde. Je voyais rouge. Heureusement Paul a voulu me parler et je lui ai expliqué comment ça s’est réellement passé, mais j’ai zappé pour le bras, je vais le dire à la réunion de jeudi. Je finis avec Paul et il me dit d’aller grailler un bon repas pour mon anniversaire. Bon déjà qu’il avait gâché ma journée et mon anniversaire, j’allais pas le laisser gâcher ma soirée, alors on est allés grailler. Il a cru que parce que je lui parlais j’avais oublié, mais pas du tout, carrément j’ai pas réussi à dormir tellement j’étais zehef. J’ai fini par m’endormir à 6h.

 

Mercredi 25 septembre : Saint-Briac-sur-Mer (20 km)

 

Ca y est c’est plus mon anniversaire (mdr) c’est la première fois que je suis soulagée qu’il soit passé, mais tranquille je le fêterai plus dignement plus tard. Ce matin à 7h, il entre dans ma chambre sans même frapper et il me réveille, déjà ça m’énerve, mais il est complètement chtarbé lui wallah. Je le calcule pas et il sort, j’essaye de me rendormir, mais c’est mort. Donc, je me douche et je vais prendre le petit déjeuner fourni par l’hôtel. Je m’assois et il me parle, mais j’ai grave pas envie.
Je termine et je vais préparer mon sac. Je m’étire et on y va. Donc toujours le même paysage et sur la route je croise un randonneur baba cool et on parle, il me raconte sa life de DJ de reggae, ses artistes, son gosse et sa meuf. Bref, je passe les détails. Lui, il continue jusqu’à la fin du GR4, alors que moi j’irai plus au sud après. Il dort dans un hamac entre deux arbres au lieu de prendre des hôtels (mdr), bref nos chemins finissent pas se séparer à Saint-Briac-sur-Mer, mais avant ça j’ai oublié de raconter la dinguerie qui s’est passée avant. Mais en vrai j’ai la flemme parce que c’est un sale gosse ce mec.
Bref, donc nous sommes arrivés à Saint-Briac-sur-Mer à 14h. Toute la journée on s’est pas calculé, c’est vers 18h quand j’ai eu faim que je lui ai juste demandé la semoule. Je me suis fait mon assiette et je suis partie grailler solo dans mon coin. Je vous ai écrit cette journée de merde, j’ai lu vite fait, puis je me suis endormie. Bisous.

 

Jeudi 26 septembre : Saint-Jacut-de-la-Mer (15km)

 

Ce matin, je l’entends toquer, donc je me réveille, j’ouvre la porte pour qu’il me dise ce qu’il veut, mais il parle pas, alors je la referme aussitôt et pars sous les draps. Quelques minutes plus tard, il toque et comme hier, je lui dis même pas de rentrer qu’il rentre. Normal, “waaah,mais il veut des baffes”. Bref, je dis rien et je me prépare parce que je sais que dans quelques heures il va sauter comme un toast dans un grille-pain ah ah.
Donc on prend la route et d’un coup il se met à m’attendre, mais gros, dans tous les cas, je vais pas changer d’avis. On arrive enfin au lieu de la réunion : Ploubalay. Et pour mon plus grand bonheur, il dégage demain. Al Hamdulilah. Clémence continue la marche avec nous en attendant qu’ils me trouvent quelqu’un d’autre. On prend la direction de Saint-Jacut-de-la-Mer avec toujours ce magnifique paysage. Au bout d’une heure de marche, on arrive dans une chambre d’hôte qui appartient à une vieille dame, grave gentille, qui sait accueillir. On dépose nos affaires et Clémence et moi nous partons faire les courses et après ça baignade dans la mer, elle essaye de m’apprendre à nager, mais au final on a froid, alors on s’en va sans oublier les photos. Repas : pâtes à l’ail, fromage + pots laitiers au chocolat. A la fin, on monte dormir et moi je me couche archi-sereine parce que j’aurai plus à me “coltiner” Olivier. Salam

 

Vendredi 27 septembre : Saint-Cast-le-Guildo (17 km)

 

On se réveille doucement avec Clémence, douche, toilettage, ensuite on prépare les sacs et on descend manger. Et quel bonheur de plus voir sa tête à claques le matin. J’enchaîne les tartines au beurre avec de la gelée de coing et mon petit thé vert tout en discutant avec la dame. Je finis avec des raisins noirs et on part s’étirer. Sauf que mon pied gauche refait des siennes et ça me nique au niveau du tendon.
Pour prendre aucun risque, Clémence annule la marche et c’est parti pour trouver un médecin qui est injoignable en plus. Au final, on va à la pharmacie acheter du Voltaren et comme le médecin est juste en face on y va. On lui demande s’il peut nous prendre entre deux consultations, mais ce n’est pas possible, car overbooké, mais poto c’est normal t’es l’seul médecin du village les gens ils ont juste pas le choix.
Bref, après cet échec cuisant, on rentre chez la dame et on réserve un bus qui va de Saint-Jacut à Saint-Cast-le-Guildo (c’était à pied si on avait marché). Dans la foulée, Clémence trouve un rendez-vous à Saint-Cast et m’informe que le nouvel accompagnant nous rejoint là-bas. J’appréhende ce nouveau, parce que si c’est un autre Olivier, Seuil ils vont serrer si je veux encore changer, mais ok, on verra.
Bref, vers 12h, on s’en va faire les “courses” pour le repas et comme tout est au halouf on achète des tranches de poulet au mini Carrefour du village.
Dans un stand, on achète du brie et dans un autre 4 galettes bretonnes + une crêpe au beurre/sucre pour elle et une caramel/beurre salé pour moi. On re-rentre et on se fabrique un wrap, on mange et on patiente sur la table jusqu’à 1h du départ pour prendre le bus : 14h14. On décolle vers 13h40 et on discute des origines, genre “c’est un mélange de quoi qui a fait les bretons, les indiens etc…” en attendant. Quand il arrive, on le prend et il nous dépose juste devant le camping et comme il n’ouvrait qu’à 15h et qu’il était 14h37, on a attendu devant. A 15h, on a récupéré les clefs du mobil-home et la meuf nous y a conduits en voiturette. On dépose nos affaires et on part. J’ai voulu aller en ville à vélo, mais j’ai pas l’habitude des grands vélos alors la 2ème meuf nous a déposés en voiture.
A 16h, on attendait à l’accueil du Cabinet du médecin et finalement j’ai découvert que les douleurs c’est juste parce que j’ai les pieds plats et qu’il faut des semelles adaptées. Il m’a prescrit des anti-douleurs et nous sommes partis acheter des semelles de pharmacie. Si ça va toujours pas, on verra pour le podologue. Ensuite, on a raccourci les kilomètres pour trois jours en attendant de voir comment ça évolue. Après on a fait les courses pour ce soir/demain midi. Au menu : purée avec gruyère + poulet tandoori + brie + liégeois. J’ai rencontré le nouvel accompagnant, Sébastien. Il a l’air bien, mais on verra par la suite. Bon là, je suis “KO technique”, donc je vais dormir. Bises.

 

Samedi 28 septembre : Pléboulle

 

Réveil tranquille, je me suis douchée, toilettée, puis on a mangé, j’ai fait la coach pour les étirements suite à une égalisation du “chifoumi” avec Clémence, ensuite on a pris la route. Comme d’habitude, magnifique bord de mer. Nous nous sommes arrêtés pour boire un p’tit verre à Saint-Cast, puis on a marché. On a pris une photo devant la belle vue que nous offrait la mer bleue et une devant “Notre Dame de la Garde” avec Sébastien.
Ensuite, on a continué et ce fut très pénible pour moi les nombreuses montées que l’on devait effectuer, les descentes, c’est ce que je préfère.
A 13h, nous nous sommes arrêtés pour manger assis sur les rochers de la plage de Fresnaye, devant la mer. Au menu : semoule, salade, brie et oeufs. En dessert, carrés de chocolat + les liégeois qui restaient.
On a repris la route après avoir fini et on a observé les bouchots de moules parfaitement alignés.
Plus la marche s’allonge, plus je fatigue, sans doute à cause du repos d’hier, un peu difficile la reprise. Mais je me rends finalement compte qu’il n’y a pas que ça… Je décide de me mettre en retrait jusqu’à l’arrivée. Clémence le voit et me demande beaucoup ce qui ne va pas (ce qui me plaît), mais je ne me sens pas trop prête à en dire plus sur le coup.
Quand on arrive à destination à Pléboulle (le nom me fait rire à chaque fois), trois chiens qui surgissent d’une maison grognent de façon menaçante et je me gélifie de peur. Sébastien le voit et vole à mon secours. On finit par trouver le camping et dedans il y a une petite épicerie où l’on fait quelques courses pour prévenir la journée de dimanche. On mange un petit goûter et on part s’installer dans le mobil-home. Je me douche, on s’étire, puis c’est au tour de Sébastien et
Clémence de prendre une douche. On s’assoit autour de la table pour faire les comptes d’aujourd’hui et on monte au niveau de la supérette et à côté, un stand, où l’on se commande une assiette de tapas en entrée et fish and chips en plat.
On finit par batailler au baby-foot avec un enjeu de taille. La vaisselle de ce midi. Clémence et moi contre Sébastien, c’est Sébastien qui gagne après une bonne résistance (lol). Après ça, on regagne le mobil-home et c’est finalement Clémence qui s’y colle pendant que j’écris ceci. Voilà pour aujourd’hui. Bises.
PS.

 

Dimanche 29 septembre : Plévenon

 

Cela a été rapide aujourd’hui pour arriver à Plévenon, tellement qu’on a déjeuné sur place au gîte. Mais avant la route était dure, il y avait plus de montées que d’habitude et j’espère juste que ça sera plus plat à l’avenir. On a pris quelques photos. A 13h, nous étions déjà arrivés, c’était une petite étape, mais assez rude quand même. Ce midi : entrée avec présentation gastronomique : concombre + oeufs et en plat : pâtes à
l’ail/gruyère. Ensuite, j’ai écrit le début de cette journée et nous avons fait une sieste jusqu’à 16h. Au réveil, petite réunion pour expliquer les règles (dont j’avais déjà pris connaissance) à Sébastien etc… puis les propriétaires ont bien voulu nous emmener voir la grande marée (ressac) coeff 116 ; très impressionnant pour la parisienne que je suis. A un moment une vague nous a éclaboussés tellement elle était gigantesque. La vue était magnifique. Je n’avais jamais vu des vagues aussi immenses, c’était pour moi très profond avec un côté mélancolique ; j’adore cette mer déchaînée. Ce moment, nous avons pu le partager avec les maîtres d’hôtes qui sont d’une profonde gentillesse. Cela a duré 1h, puis on a dû partir. En rentrant, on a fait à manger. Au menu : soupe aux légumes et pain avec brie. Mine de rien, ça m’a calée.
J’ai pris mes médicaments, comme chaque jour et chaque matin désormais durant une semaine. J’ai terminé le récit d’aujourd’hui et je m’en vais boire une tisane avant de dormir, car demain grosse journée. Bises.

 

Lundi 30 septembre : Sables-d’Or-les-Pins (17 km)

 

Réveil à 7h ce matin. J’avais la tête dans “l’cul” clairement. En plus Clémence nous quittait ce matin et j’étais un peu dégoûtée qu’elle parte parce que, en général, ça se passe mieux quand ils sont là, les responsables. Bref, je fais ma toilette, on déjeune et à la fin on regarde un peu l’itinéraire. On prépare nos sacs et on laisse Clémence faire les étirements, vu que c’était son dernier jour avec nous.
Après ça, on prend la route, Clémence prend une dernière photo de nous et c’est parti pour l’aventure à deux. Au fil du temps qui passe, je me détends un peu et on commence à discuter de la pluie et du beau temps. La mer se retirait de plus en plus et nous dévoilait son magnifique grain de sable.
Aujourd’hui, c’était plus intense au départ avec les montées en forêt. Par la suite, nous avons quitté celle-ci pour rejoindre un sol plus granuleux. Du haut de notre falaise, au loin, on pouvait apercevoir le phare du Fort-La-Latte qu’on aurait volontiers visité, mais ça n’ouvrait qu’à 15h-17h. Alors, nous l’avons longtemps admiré, pris en photo de près et de loin, avec nous et sans nous. Plus on avançait, plus on s’approchait du phare du Cap Fréhel et plus c’était “Game of thrones” avec les mouches.
Quand nous sommes arrivés tout près, nous nous sommes machinalement empressés de sortir nos appareils photos respectifs pour le prendre en photo et à côté la mer splendide couleur émeraude.
Puis, il y avait cette tour, bondée de touristes, surtout des allemands et anglais. Il y avait là une mouette tranquillement installée sur le rebord à l’extérieur. J’ai posé à côté d’elle, mon pote la mouette.
Nous avons ensuite repris le GR à paysage variant. A la plage Des-Grèves-d’en-Bas, on a croisé des touristes anglophones avec qui on a échangé. Ils nous ont demandé d’où on venait, où nous allions. Ils ont eu l’air impressionné que je sois parisienne. Et finalement, ils venaient tout droit d’où nous nous dirigions, alors on leur a demandé s’il y avait des bars où nous pourrions prendre un café. Ils nous ont répondu positivement et quand on les a quittés, Sébastien m’a fait part de son étonnement lié à ma capacité de parler anglais. Cela m’a fait sourire. Lorsque nous avons gagné la plage de Pléherel “Anse du Cros”, nous n’étions pas à un endroit où il y avait des commerces, mais des campings. Avant de les rejoindre,
Sébastien avait demandé à une touriste (visiblement) asiatique qui ne parlait pas un traître mot de français.
Après cet “épisode de l’asiatique” qui avait l’air d’avoir peur de Sébastien, nous avons rejoint les campings et celui-ci a eu la bonne idée de demander à ces gens s’ils voulaient bien qu’on leur achète un paquet de pâtes que nous étions censés faire cuire nous-mêmes avec le réchaud. A ma plus grande surprise, ils se sont proposés de nous faire cuire les pâtes avec le beurre et le gruyère qui va avec.
En attendant notre plat, ils se sont aussi installés à une table bien garnie de fruits de mer, viande, pain etc… Sébastien et moi avons ressenti de la gêne timide lorsque ceux-ci nous ont proposé des mini-crevettes, la dame a tellement insisté que nous avons accepté avec gratitude.
Une fois le repas prêt, nous les avons, une nouvelle fois remerciés, puis avons commencé.
La gêne s’est d’autant plus intensifiée lorsque l’une des vieilles dames a voulu nous offrir du camembert. Cette fois, nous avons gentiment refusé.
A la fin du repas, nous avons pris leur adresse et leur avons promis une carte postale. Ils ont bien voulu que l’on immortalise ce moment en les prenant en photo. Ils ont fait de même avec nous. Nous les avons remerciés encore et avons repris la route. Cette fois, nous avons marché en forêt. Arrivés aux Sables-d’Or-les-Pins, c’est la déception : ni supermarché, ni tabac. Nous prenons tout de même un café et une viennoiserie et entreprenons d’appeler le Camping pour savoir s’ils avaient de quoi nous fournir le repas de ce soir et c’est oui ! donc : riz et ratatouille avec du chocolat et nous rejoignons le mobil home. Douche, étirements, blog et soirée ciné. Bises.

 

Mardi 1er octobre : Erquy (10 km)

 

Réveil un peu difficile, un peu depuis la pause de vendredi dernier j’ai une flemme incroyable, mais je me lève quand même, je fais ma toilette. On s’étire et on part. Sur le chemin, les montées sont de plus en plus difficiles. Je prends sur moi, car je sais que la récompense est à la hauteur. Vue de dingue avec une mer bleue de chez bleu.
A un moment, on tombe sur une plage magnifique et “pas un chat”. La tentation est trop grande. Il ne faisait pas si froid que ça, même si c’était une plage de galets, j’ai proposé à Sébastien d’y aller qui n’a pas hésité à accepter. La mer était bien haute et les vagues me fouettaient littéralement. Comme je ne sais pas nager, je ne suis pas allée plus loin.
Il était 11h30 et il fallait que j’appelle l’imam qui n’avait pas daigné décrocher 30 mn plus tôt.
On se rhabille et j’appelle. Il est occupé et veut que je le rappelle plus tard à 16h. J’essaye de cacher tant bien que mal ma frustration à Sébastien et on continue.
Une averse débute et on se couvre, nous et nos sacs. Malgré la pluie, le ciel gris nous faisait découvrir une vue brouillée sur les falaises d’en face et cette mélancolie m’inspirait énormément, alors nous avons immortalisé le moment en photo.
Au fur et à mesure qu’on avançait le ciel se dégageait et le soleil nous souriait timidement quand nous atterrissons sur une autre plage de sable cette fois-ci, tout aussi déserte.
Encore une fois, je n’ai pas résisté à la tentation et comme la baignade précédente n’avait pas duré, j’ai décidé de prolonger celle-là. Et avec le masque de plongée qu’on avait récupéré, accroché sur un poteau avant, j’ai regardé dans la mer. C’est magnifique là-dessous, le sable, les rochers. J’étais toujours dans l’eau quand Sébastien est sorti et m’a pris en photo de loin.
A un moment donné, je suis sortie car j’avais froid. Je me suis rhabillée et avec le réchaud on s’est fait de l’eau chaude pour le café et on a mis la ratatouille dans le pain. On a mangé les chips et ce fut notre repas du “midi” (il était 14h).
On a repris la route en direction d’Erquy. Arrivés dans le gîte, on a posé nos affaires, je me suis douchée et la dame a bien voulu mettre nos habits à laver contre 10 €. Nous sommes sortis boire un verre, mais tout était fermé, alors nous avons marché 1 km vers le port. J’ai pris un chocolat viennois et lui un cappuccino.
Alors qu’on ne trouvait pas de gîte, inquiète, j’ai répété plusieurs fois à Sébastien de prévenir Clémence, Anthony et Paul. En s’énervant, il m’a dit qu’il n’avait pas d’ordre à recevoir de ma part. Je n’ai rien ajouté pour ne pas envenimer les choses et pendant qu’il me disait qu’il les préviendrait quand Lui le voudra, je suis sortie me calmer. En revenant, nous nous sommes expliqués, puis nous sommes partis faire les courses et nous sommes passés à la pharmacie m’acheter une crème pour les cheveux. ENFIN !!! Heureuse, nous sommes rentrés.
Au menu : riz, omelette et légumes. J’ai fait la vaisselle et suis montée me coucher. Quand j’étais sur le point de m’endormir, Clémence a appelé Sébastien qui lui a raconté l’altercation de tout à l’heure et elle lui a mis les point sur les “i”. J’étais contente. Je lui ai parlé un peu, j’ai lu un livre et me suis couchée, car demain lever à 7h, nous avons rendez-vous avec Paul à 12h. Bises.

 

Mercredi 2 octobre : Pléneuf-Val-André (11 km)

 

Lever difficile : 7h. Tant bien que mal, je m’extirpe du lit, prends une douche, fais ma toilette et descends avec Sébastien prendre le petit déjeuner joliment confectionné par la propriétaire. Quand j’ai affirmé à celle-ci qu’on faisait trois mois de rando, elle n’en revenait pas, comme tous. Après avoir dit nos “au revoir”, on la salue, on pose nos sacs, on s’étire et on y va.
J’étais tellement agacée de me lever à une heure pareille que je n’ai pas “pipé mot” à Sébastien, ce qu’il ne fit pas non plus, à mon plus grand soulagement. De plus, je suis une solitaire qui aime la solitude (outre mon entourage), je n’aime pas les inconnus surtout quand ceux-ci veulent me commander. Je fus bien obligée de retrouver l’usage de la parole face à ce magnifique paysage. Peu à peu, je me détendis et la matinée se passa normalement.
A 11h30, nous étions arrivés à Pléneuf-Val-André où nous attendions Paul et Nathalie (celle qui succèdera à Paul lorsqu’il prendra un congé (un mois). Morte de froid et excédée, je pestais contre le temps en Bretagne et l’arrivée tardive des directeurs.
Alors que je commençais à maudire Pléneuf, Sébastien me fit signe de le rejoindre. Ils étaient enfin là. Quelle joie ! On les salua et on s’en alla déjeuner ensemble. Pour moi, frites-salade/steak, Nathalie moules/frites, pour Sébastien hamburger végétarien et pour Paul fish’n’chips. Je fis plus ample connaissance avec Nathalie, une dame plutôt svelte et au sourire rassurant. A table, on discuta de tout et de rien, mais surtout de mon pied. Paul nous somma de ne pas bouger de la ville pour prendre rendez-vous chez le podologue.
Lorsque le repas fut terminé, on se salua et Sébastien et moi avons filé à l’Office de Tourisme trouver un logement et un podologue. Tout de suite, une dame a accepté de nous réserver deux chambres séparées, sauf qu’elle préparait le gîte qui ne serait disponible, par conséquent, qu’à 18h. Il était 14h45. La dame de l’Office de Tourisme nous a proposé un programme ciné. A 15h, il passait ‘Inséparables” avec Ahmed Sylla et Alban Ivanov. Depuis la détention, je voulais le voir, alors j’ai un peu forcé Sébastien à y aller qui accepta.
Entre-temps, Paul et Nathalie nous avaient rejoints car Paul avait oublié de prendre la fameuse photo. En sortant de l’Office de Tourisme, il l’a prise en prenant soin de capturer la mer en même temps. Cette fois-ci, nous nous sommes réellement séparés. Sébastien a appelé un Cabinet qui accepta de nous prendre demain à 9h ; ça de fait, nous sommes allés au cinéma. La séance finira à 16h30, du coup nous en avons profité pour faire les courses de ce soir. Au menu : soupe aux nouilles. On a fait nos courses et avons rejoint le gîte. Ce fut une très vieille dame, mignonne comme tout, qui nous a accueillis. Après avoir posé nos sacs, fait nos étirements et mangé, j’ai lu un peu avant de “tomber raide” de fatigue sur le lit glacé. Bises.

 

Jeudi 3 octobre : Pléneuf-Val-André

 

Réveil à 8h. Petit déjeuner et pas d’étirements, car nous allons nulle part aujourd’hui. A 9h, nous étions devant la porte de la podologue, une très gentille dame, aimable qui sans doute a deviné mon âge car elle ne m’a ni vouvoyée, ni appelé “Madame”. Sébastien s’éclipsa le temps de la consultation. Elle m’a auscultée et résultat : tendinite et pieds “archi-plats”.
Lorsqu’elle retira la semelle de ma chaussure gauche, une énorme araignée en sortit, ce qui laissa échapper un petit cri à la podologue et une aversion de ma part. J’ignorais comment elle avait atterri là et comment j’avais fait pour ne pas la sentir tout ce temps. Presque machinalement, elle la broya littéralement avec son pied. Nous sommes restés estomaqués par cette étrange découverte. Bref, elle me prépare mes semelles pour demain 15h30 et là pas question de bouger non plus. On la remercie avant de quitter son Cabinet.
Je fais le récit à Sébastien de l’horrible araignée, ce qui l’a amusé beaucoup. Comme nous avions du temps à tuer, à 15h30 après mangé, nous l’avons tué sur un vélo électrique de Pléneuf à Erquy. Avec l’assistance électrique, je n’ai pas eu grand mal à effectuer les montées. Du coup, en moins d’une heure, nous étions à Erquy à boire un verre ; pour moi, chocolat viennois et lui un cappuccino, comme d’habitude, avec un supplément de deux cookies cette fois.
Après le régal, Sébastien a proposé de passer par la mer qui était basse pour rejoindre Pléneuf. Au départ, réticente, je fus conquise sur le terrain. Quand tout à coup, une averse et du vent en pleine face. Mais bon, avec des vélos électriques, ce n’était pas pénible. Après cette suprême balade, nous avons rendu les vélos au market, déçue que ça se termine aussi vite.
Rentrée au gîte, je me suis douchée. Après mangé, j’ai terminé mon livre “Khalil” de Yasmina Kadra, l’histoire d’une jeune kamikaze et j’ai décidé de m’occuper de mes cheveux, lorsqu’il fit la terrible erreur de m’ordonner d’aller me coucher. Quoi ? A 18 ans, on me donne un couvre-feu comme à une gamine ? Et puis marre que tout le monde cherche à contrôler ma vie, alors je m’énerve et m’en vais me coucher lorsque l’envie me prit et c’est ainsi que je m’endormis. Bises.

 

Vendredi 4 octobre : Pléneuf-Val-André

 

Salut ! Bon vous connaissez déjà la situation : réveil à 7h30, pas d’étirements. On a fait une partie de scrabble en attendant Paul. Ce jeu, il est trop énervant quand t’as plus d’idée. Bref, Paul a appelé en disant qu’il était arrivé, alors nous sommes allés le rejoindre. En voiture, on est partis au Décathlon de Saint-Brieuc et nous avons acheté de nouvelles chaussures ENCORE et une doudoune, un nouveau collant et arrivée au niveau des bonnets, je choisis une cagoule parce que de 1, elle est archi-stylée, et de 2, ça protège mon visage entier du froid, mais Paul grimace et m’apprend l’attentat dans la Préfecture et, en effet, vu sous cet angle… Bref, sa réaction m’a tout de même amusée et je prends finalement un simple bonnet.
Après ça, on rentre sur Pléneuf et avant de déjeuner, je confie mes angoisses à Paul qui me rassure. Il nous offre, encore une fois, un bon restaurant copieux. Je prends un hamburger au guacamole, Paul choisit comme moi et Sébastien prend une assiette de coquillages “chelou” que je goûte et qui, finalement, est à mon goût. Bref, on le salue et nous rentrons.

 

Mardi 8 octobre : Etables-sur-Mer

 

Je m’excuse, mais il y a eu un “bourbier” et je n’ai pas trouvé la force d’écrire. J’étais trop exténuée. J’ai envoyé une lettre à ma meilleure amie qui ne l’est désormais plus et lui ai signifié gentiment sans être explicite qu’il valait mieux que chacune continue sa route. Le seul hic, c’est que dans mon contrôle judiciaire, je ne suis pas censée la contacter, mais pour tourner une nouvelle page, il fallait que je le fasse. Alors en même temps que la lettre de ma mère, je l’ai faite glisser dans la boîte aux lettres, mais Sébastien a pensé que j’ai voulu la dissimuler et m’a avisée qu’il allait prévenir Paul que j’ai envoyé une lettre “douteuse”. C’est là que je lui ai tout raconté, fâchée qu’il se soit mêlé de mes affaires en sachant que mon Juge peut décider de me ré-incarcérer.
C’est en larmes que j’ai tout raconté moi-même à Paul, n’ayant pas de secret. Bien évidemment, cela va être remonté et depuis j’angoisse et je pleure. J’aurai la réponse vendredi. J’ai prévenu ma mère hier qui m’a rassurée en me disant que, quoiqu’il arrive, elle sera là. J’ai appelé l’imam aussi, maintenant c’est tous les lundis à 17h30.
Bref, aujourd’hui nous sommes à Etables-sur-Mer.
Il y avait des montées très éprouvantes aujourd’hui et il y a 2 jours aussi., en ajoutant les discordes matinales avec Sébastien à propos des réveils le matin. Je pense qu’il ne réalise pas à quel point, je suis anxieuse avec mes insomnies et l’idée obscure qu’est la révocation de mon contrôle judiciaire. Bref, à part les montées, c’était une belle journée ensoleillée, nous nous sommes même baignés. Pour l’instant, ça va. On a fait 24 km aujourd’hui. Je vais me coucher. Je suis très fatiguée. Bises
H

 

Mercredi 9 octobre : Palud

 

Ah oui, une chose que j’ai oubliée de vous dire : Sébastien et moi, chaque matin, on s’embrouille. Pourquoi ? Parce qu’il me les “casse” clairement, genre il parle trop mal dès le matin parceque au lieu de 8h, je me suis levée à 8h10, par exemple, et que j’ai fait attendre “son altesse” pour déjeuner. Eh mais j’ai déjà la tête remplie, je n’ai pas besoin qu’on vienne faire le fou avec moi, alors que je ne suis même pas encore réveillée.
Bref, moi je le soupçonne de se sentir “solo” parce que ce n’est pas possible de vouloir absolument TOUT faire avec quelqu’un, il est étouffant. Donc, forcément tous les matins, je m’engage dans un mutisme. C’est mieux que de l’insulter. Bref, donc je vous passe le matin, parce que bon c’était un peu “grasse mat’”, genre réveil à 9h et départ à 10h40. Si je ne tenais pas à cette marche, j’aurais abandonné. Mais bon, “on serre les dents” et on y va. 
Ce midi, ça a été un sandwich au beurre et au fromage.
Le paysage est toujours le même avec des phares en plus. Nous avons finalement “atterri” à Palud où nous nous sommes baignés avant de regagner le gîte. Ce fut un couple de retraités qui nous a accueilli. Il y avait huit enfants et un autre couple. Ils avaient tout juste fini la célébration de l’anniversaire d’un des enfants, souriants et agréables, ils nous ont tout de suite mis à l’aise. Le mari nous a préparé un chocolat pour moi et un café pour Sébastien. Un chocolat que j’ai à moitié renversé : je suis très maladroite surtout lorsque je suis préoccupée.
Bref, je suis montée faire une sieste et quand je suis descendue pour prendre une douche, les invités étaient partis. Le soir venu, pâtes au gruyère, pesto et tomates séchées. Sur ce, je suis partie me coucher, inquiète de la décision du juge. Bises.

 

Jeudi 10 octobre : Lanloup

 

Réveil à 8h. Je ne me sens pas très bien, étant donné que c’est demain que mon juge revient de congé. Je suppose que le verdict sera rendu lundi, en attendant, je ne suis pas sereine. Mais au moins, ma mère est au courant. Donc, on a déjeuné avec eux, on a un peu discuté, puis nous sommes montés nous préparer. Nous leur avons dit “au revoir” et nous sommes partis, mais en “silence radio” parce que Sébastien m’a mal parlé devant nos hôtes, car le hochement de tête ne lui convient pas. Bref, il me saoule.
Dieu merci, c’est ma marche. Je me concentre donc que sur celle-ci. Alors durant tout ce long trajet difficile et vallonné par-dessus le marché, je ne lui ai pas adressé la parole jusqu’au gîte où un homme africain (pour une fois) nous a accueillis.
Après avoir posé mon sac dans la chambre, j’ai pris une douche.
Durant les étirements avec Sébastien ce n’est qu’à ce moment-là que nous avons “parlé”.
Bref, je n’ajoute pas de détails. Il était 14h lorsque nous sommes arrivés, alors que la journée n’était pas finie. Vers 16h, Sébastien m’a proposé de jouer aux boules, mais j’ai refusé parce que bon ça ne me dit trop rien et en plus je suis trop sous-pression, pas la tête à ça. A la place, nous nous sommes occupés du carnet de dessin : il a dessiné mon prénom en relation avec mon aventure en Bretagne et nous hier à Palud. Après, il m’a lu son carnet et, en effet, vu comme ça, je semble désagréable, mais encore une fois, je suis hyper-tendue. Mais bon, il est tout de même mieux que ce cher Olivier. Lui, s’intéresse vraiment à moi et il est extrêmement bienveillant. Bref, après il a fait son rapport, il me l’a lu.
J’ai commenté, j’ai relu Khalil et je me suis endormie. Bises.

 

Vendredi 11 octobre : Paimpol

 

Réveil à 7h. Une flemme totale. Mais c’est pour la bonne cause. On doit aller récupérer la lettre de ma famille en poste restante avant que la poste ne ferme. Du coup, nous avons pris le petit déjeuner, nous avons préparé nos sacs, nous nous sommes étirés, puis nous avons bougé. Pour une fois, ce matin il n’y a pas eu d’embrouille. Le père de notre hôte nous a emmenés en voiture jusqu’à l’entrée du GR et il nous a raconté qu’à 17 ans, il est allé en Afrique et qu’il s’était installé là-bas. Il a rencontré sa femme là-bas et tout… D’ailleurs, il retourne au Togo avec son fils (notre hôte) de 51 ans. Il est arrière-grand-père et j’étais grave choquée quand il a dit qu’il était né en 1939, “wesh” ma mère, elle n’était même pas née ! Ma grand-mère non plus. Il a 80 ans aujourd’hui, put… le vécu ! Bref, en tous cas, c’était intéressant de lui parler.
On a marché longtemps sur de grandes falaises qui n’arrêtaient pas de monter et descendre. C’étaient les montagnes russes ma parole ! Le pire c’est quand il a fallu monter et descendre les côtes avec des escaliers, j’ai cru que mon souffle allait s’envoler ! Ma seule consolation était le courrier de ma famille.
Sur le chemin, nous avons parlé à des randonneurs qui faisaient seulement des petits bouts de GR34 quand ils avaient des vacances. Un petit couple sympathique. A un moment, hors d’haleine, j’ai demandé à Sébastien de passer un peu par la plage, car la marée était basse, pouah ! grosse erreur ! c’était une plage de galets et après remplie de vase. J’étais dégoûtée ! Mais quand nous avons rejoint le GR, nous avons recroisé les randonneurs qui nous ont dit que c’était l’enfer et qu’on avait bien fait. Je me suis sentie mieux (lol). Nous avons marché quelques minutes avec eux (ils allaient à Paimpol aussi), puis on s’est fait des pâtes à l’ail sur le réchaud. Sébastien a appelé Olivier pour qu’il fasse une procuration à la poste, mais comme il ne sert toujours à rien, ça s’est pas produit.
On a poursuivi notre chemin sur un sentier plat cette fois-ci jusqu’à Paimpol. Quand j’ai vu un petit parc avec une balançoire, c’est émue que je me suis élancée vers celle-ci. Woaw, des années que je n’en ai pas fait ! C’était mon jeu préféré gamine. 10 mn après, nous sommes allés en ville, puis dans une pharmacie pour vérifier si les champignons que
Sébastien avait ramassé étaient comestibles et à l’évidence, non. J’en ai profité pour m’acheter un savon d’Alep : ENFIN !! Ensuite, nous sommes allés à la poste pour envoyer le rapport et Khalil (j’étais triste) et c’est avec une grande gentillesse que la postière m’a refilé la lettre !
De là, nous nous sommes posés pour boire un verre dans un salon de thé. Nous avons pris comme d’habitude. Puis, nous sommes partis faire les courses, Paul a appelé, j’ai discuté un peu avec lui, c’est toujours un plaisir d’ailleurs.
Et au menu de ce soir : pizzas et cacahuètes grillées + jus. Nous en avons acheté pour demain 12h. Aujourd’hui, trop déçue de ne pas avoir de Cousteron, alors Sébastien l’a remplacé par un “Chaussée aux moines”, c’est dubitative que j’ai accepté.
Ensuite, nous nous sommes rendus au rond-point où notre hôte (une dame) nous a récupérés en voiture pour nous emmener au gîte. Elle a proposé qu’on laisse les sacs au gîte pour la marche de demain, mais la réponse d’Anthony fut tranchante : c’est inconcevable. Bref, on a visité les lieux, puis nous nous sommes étirés, je me suis douchée.
Nous avons mangé et au lit. Bises.

 

Samedi 12 octobre : Lézardrieux (23 km)

 

Réveil à 8h, petit déjeuner trop bon chez notre hôte (d’ailleurs, il faut que je retrouve à Paris le pain qu’elle nous a servi). Ensuite, départ vers 10h. Nous avons croisé des chasseurs en route, ils étaient cools avec leurs fusils de chasse, mais tirer sur des pauvres sangliers, c’est dégueulasse.
Bref à 12h, au menu pour moi, c’était sandwich au thon et aux oeufs, pour Sébastien, sandwich au beurre et Chaussée aux moines (ce fromage est écoeurant). Les montées étaient un peu difficiles, mais plus supportables parce qu’on a changé d’environnement : ce n’étaient plus les falaises, mais la forêt).
Aujourd’hui on a fait 23 km alors lorsque nous sommes arrivés à l’hôtel de Lézardrieux, je me suis douchée et sieste directe. Sauf que Sébastien voulait qu’on s’étire, alors il m’a réveillée en plein sommeil et a commencé à mal parler parce que j’avais dormi (mdr). Il a craqué. Bref, je ne dis rien et pars les faire et redescends me coucher, terriblement énervée.
A 19h, il vient me chercher et nous allons au restaurant : pâtes au saumon pour moi et pizza végétarienne pour Sébastien. Nous faisons les comptes et au lit. Bises.

 

Dimanche 13 octobre : Pleubian (25 km)

 

Je suis sincèrement désolée, mais là je suis crevée. Nous sommes actuellement à Pleubian (gros bisous à Clémence) et nous venons de faire 25 km de nouveau. J’en ai marre, j’ai des ampoules, mes jambes me tuent, il a plu toute la journée. Bref, je suis KO. A demain.

 

Lundi 14 octobre : Tréguier

 

Déjà ce matin, réveil à 8h chez Brigitte, notre hôte. Elle nous racontait qu’elle a été parisienne et qu’elle a déménagé en Bretagne et depuis elle ne veut plus la quitter, ce que la plupart nous disent aussi. Bref, étirements et départ. Cela allait aujourd’hui par rapport aux montées, mais le sentier était catastrophique et la pluie n’arrangeait rien. Par catastrophique, je veux dire périlleux et glissant par-dessus le marché.
En plus, à 12h, nous avons dû manger assis sur des branches d’arbre tombées et comme toit sous des feuilles d’arbre pour se protéger. Sans ajouter le ver de terre qui voulait absolument trouver refuge dans mon sac, alors c’est là qu’inconsciemment, j’ai commencé à m’agacer, à me demander pour quelles raisons j’avais à subir ça pendant que d’autres étaient confortablement installés sur leur canapé sans être inquiétés.
Mais évidemment, c’était sous le coup de la frustration. Bien qu’aujourd’hui il n’y a que 15 km, je n’en peux plus, dans ma tête c’est 39-45 ! Mais bon, il faut absolument que je termine cette marche, alors serrons les dents.
A 15h, nous sommes arrivés à Tréguier chez une dame très adorable, mais le souci (comme dans beaucoup de maisons), il n’y a pas de chauffage alors il faut se mettre en doudoune.
A 18h, nous sommes partis faire les courses à Super U et Sébastien a recommencé à mal me parler. Bref, je ne calcule pas. Je m’achète un nouveau livre “Sale gosse” de Mathieu Pallain ; c’est l’histoire d’éducateurs PJJ qui s’occupent de jeunes. Il est magnifique. Je l’ai commencé dès la sortie du Super U.
Au menu : salade, gnocchis au fromage avec poêlée de poivrons et en dessert, banane au chocolat.
A 20h, j’appelle l’imam (il ne pouvait pas avant) et je pars manger. Je me brosse les dents et dévore mon livre. Bises.

 

Mardi 15 octobre : Plougrescant (26 km)

 

Réveil compliqué à 8h parce que j’ai veillé la moitié de la nuit à lire parce que je n’arrivais plus à m’arrêter. “Il est grave bien”. Je vais déjeuner et constate que la dame reste avec nous pour parler, sauf que vas-y c’est gênant je n’aime pas parler le matin, alors j’ai laissé Sébastien s’en charger.
On va préparer les sacs et en même temps je termine les dernières pages qu’il me reste …
Ensuite nous prenons la route : pareil, c’est archi-périlleux, mais après j’ai trouvé que ça allait.
A 12h, c’était sandwich thon-oeuf pour moi et sandwich au fromage pour Sébastien. Et la bonne nouvelle, c’est qu’on a du Cousteron. Quand on a fini, Paul a téléphoné et apparemment le Juge n’a pas donné suite à ma lettre et il est même plutôt satisfait de ma marche. Ouf ! un poids en moins.
Au niveau du temps, ce matin, il y a eu de l’orage et une grosse pluie, mais à 12h, c’était une petite pluie fine et à 15h un soleil. Du coup cela m’a remonté le moral, surtout quand le sentier a changé. C’était à marée basse, mais on voyait enfin la mer bleue, parce que depuis quelques jours, c’est une rivière “qu’on se tape”. Bon, cela a créé une ambiance profonde de mélancolie que j’aime bien, mais bon, faut pas abuser. Alors ça, cela fait du bien.
A un moment la motivation est retombée, mais elle est revenue assez rapidement surtout quand pour une photo on a coincé mes couettes entre deux maisons. (lol).
Bref, au final nous sommes arrivés à Plougrescant et que vois-je juste à l’entrée, au beau milieu de la verdure, une énorme croix avec Jésus. Et la France est un pays laïc. J’avoue que ça me dépasse, parce que ce n’est pas la première fois que je vois ça, alors on en parle avec Sébastien. Moi, je suis catégorique que la laïcité est pour tout le monde, pas d’exception. Sur ces belles paroles, nous arrivons au gîte et c’est une petite dame de 66 ans, hyper-sympa, qui nous accueille.
Je me précipite comme d’habitude vers la douche. Je boude un peu parce que Sébastien a choisi la chambre que je voulais, mais je passe et nous nous étirons.
Clémence appelle, on discute un peu et nous allons faire à manger en discutant avec la dame. Au menu : spaghettis à l’ail pour changer (lol). Donc à table avec la dame, on se met à parler de tout et de rien quand soudain elle me parle du voile intégral. Elle ne comprend pas pourquoi une femme dissimule autant son corps, alors que les femmes se sont battues pour la liberté etc …. Et moi j’étais là, genre “ouais, c’est incompréhensible” sous le regard amusé de Sébastien, oh la la, si elle savait. Bref, c’est une gauchiste, elle n’est pas raciste (lol) et je l’aime bien moi, c’est intéressant de discuter avec elle.
Malheureusement, nous avons dû la quitter. Nous avons regardé “La vérité si je mens” à la télé, puis au lit. Bises
PS. Sortez les “youyous” ça fait un mois que je marche.
H

 

Mercredi 16 octobre : Perros-Guirec (25 km)

 

Réveil à 8h et petit déjeuner en compagnie de la dame du gîte. Nous sommes allés chercher du pain sans les sacs, ensuite nous lui avons dit “au revoir” et nous sommes partis. Il n’a pas cessé de pleuvoir. C’était triste et j’étais un peu saoulée. A 14h, nous avons mangé un sandwich au chèvre/crème/légumes pour moi et un au fromage pour Sébastien. A ce moment-là aussi j’ai perdu un peu de motivation et en plus j’avais super froid… Bref, péniblement je me suis levée et nous avons continué. Il nous restait 12 km. Un peu plus tard, nous avons fait une mini-pause, j’ai mangé une barre de céréales et nous sommes partis.
Vers 16h, nous avons préféré prendre par la plage, mais la mer remontait et on dû marcher pieds nus. (lol) Bref, vers 18h nous sommes arrivés à l’hôtel de Perros-Guirec et ce fut carrément le plus beau jour de ma vie.
Demain c’est la pause, donc j’étais doublement contente. Nous avons mangé à 20h : pâtes à l’ail/gruyère et j’ai regardé le Journal avec les débats sur le voile etc… J’étais ulcérée de ce qui se disait, du coup Sébastien m’a proposé de regarder le film qu’il passait : Wasabi.
J’ai fait chauffer le thé, fait la vaisselle et Paul a appelé.
A Morlaix, nous avons été rejoints par un randonneur, en compagnie d’Anthony ou Clémence. C’est cool, ça va changer un peu.
Mon juge ne relève pas l’incident de la lettre : pas de conséquence. J’étais agréablement surprise et très étonnée. Il a sûrement “d’autres chats à fouetter”. Bref, comme je ne comprenais pas grand-chose au film, je suis allée dans ma chambre et j’ai suivi un autre débat sur le voile sur la 5. Il était moins virulent et plus objectif et ça m’a un peu rassurée.
Finalement, j’ai préféré éteindre la télé et dormir. A demain.

 

Jeudi 17 octobre : Perros-Guirec

 

Réveil tranquille et sans pression pour une fois, ça fait bizarre (lol). A 9h, j’ai fait ma toilette et à 45, nous sommes allés déjeuner dans un café avec Sébastien qui était agacé par le prix exorbitant de la facture douteuse sans détails que lui a fournie le serveur.
Nous sommes partis acheter de la ratatouille au Carrefour City de la ville pour la semoule de ce midi, ensuite nous sommes allés à la laverie pour nos habits et comme ça durait 40 mn, nous sommes allés à la librairie m’acheter des livres : “La France doit savoir” de Noam Anouar et “Félines” de Stéphane Servant. Puis retour à la laverie pour mettre les habits au sèche-linge durant 9 mn et une fois secs, nous avons décidé d’aller au ciné voir “La vie scolaire”. Moi, j’avais déjà vu le film, mais ça ne me dérangeait absolument pas de le revoir.
Il est kiffant. La séance était à 18h30. Pendant le temps d’attente, nous sommes allés nous poser à l’hôtel tranquillement.
Vers 17h30, j’ai appelé ma mère : elle me remonte toujours le moral. Après ça, à 18h17 nous étions assis dans la salle de ciné. Le film s’est terminé à 20h et quelques.
La fin de la soirée ne s’est pas déroulée comme je l’imaginais : je lui demande de faire la vaisselle de ce midi afin que je prépare le repas et qu’il fasse la vaisselle de celui-ci pour une fois ! Il refuse, ce qui me frustre, mais je la fais quand même à contre-coeur. Je lui explique que tous les soirs c’est moi qui fais la vaisselle et il me répond que c’est lui qui fait le repas tous les soirs aussi, ce qui en soi, n’est pas un mensonge. Et c’est là que je lui signifie qu’hier je lui ai préparé son thé et le mien et que les tasses ont traîné jusqu’au lendemain, que j’ai dû les laver en même temps que la vaisselle de ce matin et que je n’ai pas rechigné.
Mais c’est là qu’il prononce une phrase qui me met hors de moi “ oh, t’as juste fait bouillir de l’eau” . “ Donc moi je te prépare un bon thé, je lave les tasses à ta place et c’est comme ça que tu me remercies ?”
Je lui rappelle donc que lui aussi ne fait que chauffer l’eau, parce que pour le reste ce sont des plats préparés ! Sur ce, je m’enferme dans ma chambre et j’allume ma télé. Il frappe, entre et débranche celle-ci. Enervée, je lui demande de sortir de ma chambre. Deux minutes plus tard, j’entends la sienne. Je lui signale que si je ne la regarde pas, lui non plus. Il me répond “ je fais ce que je veux, c’est moi l’adulte, si j’ai envie de la regarder, je la regarde”. Je “bouillais” encore plus, j’ai claqué la porte et lu mon livre pour me changer les idées. Mais c’en est trop pour moi, alors je craque de nerfs. 5 mn passent et il entre pour m’inviter à manger, je ne lui réponds pas. Il sort, je le rejoins un peu plus tard. A table, il me demande de poser mon livre et je demeure muette, feignant ne pas l’entendre. Une fois le repas fini, je fais ma vaisselle et lui laisse la sienne et je m’en vais me coucher, énervée. Bises.

 

Vendredi 18 octobre : Trégastel (15 km)

 

Réveil brutal sous des pluies de toquements de Sébastien. “Super, ça commence bien”, me dis-je. Bref, petit-déjeuner, étirements, préparation du sac, tout s’est fait dans le silence le plus total de mon côté. Nous avons marché jusqu’à tomber sur les côtes de granit rose. Un délice, une merveille, masha Allah, comme je me le répète lorsque la vue est époustouflante. J’ai pris sur moi et j’ai demandé à Sébastien de me prendre en photo.
Mais à l’entrée de Trégastel, ça recommence. Il me reproche de ne pas lui avoir précisé que j’avais en tête de faire la vaisselle après avoir fait le repas et je lui signale qu’il n’avait pas non plus fait allusion à cette incompréhension, que j’en avais aussi ras-le-bol qu’il minimise tout ce que je fais, comme si je ne servais à rien.
Il s’en va une longue querelle où il finit par me sortir que je l’ai insulté. Mais à quel moment ? : lorsque j’ai dit hier qu’il fallait, je cite “ arrêter de me casser les couilles, j’ai ri. Je lui ai dit que si ça c’était une insulte, avec un autre jeune, il aurait pleuré (lol). Mais c’est encore là qu’il me sort “ c’est pas moi qui chiale”. Ha ha ha, je n’ai pas ri et ça m’a énervée. Je lui ai assuré que c’était des larmes de nerfs. Pensait-il réellement être la cause de mes larmes ? (mdr)
Bref, “silence radio” jusqu’aux courses où dans une mauvaise foi apparente à sa question “tu veux quoi ? Je déclarais “‘ce que tu veux ”. Bon au final, j’ai choisi. Nous avons fait développer les photos et sommes arrivés au gîte, chargés comme jamais (nous avons fait les courses pour trois jours).
C’est un couple de personnes âgées qui nous montre nos chambres et nous nous posons, chacun de notre côté.
Vers 17h, Sébastien me propose d’aller à la piscine, j’accepte et on y va. On passe un très bon moment et une fois rentrés, à l’heure de faire le repas, ça repart de plus bel, car énervée à propos de ce que Paul a dit sur ma surveillance impérative à la question de : malgré la non-suite du juge pour ma lettre, Sébastien doit-il continuer de vérifier le nom de mes destinations ? La réponse fut “oui et plus encore, impérativement”… Marre de cette surveillance exagérée, dans ma tête le sang n’a fait qu’un tour.
Alors que Sébastien me demande de l’aide pour trouver un paquet de pâtes, du gruyère, la boîte de pesto, ainsi que le poivre et sel, je ne bronche pas. Sincèrement quelle grande aide aurais-je pu lui fournir pour trouver des éléments aussi simples, dans un sac ? C’est là qu’il se met à dire que je ne fous jamais rien, qu’il va prévenir Seuil que je ne l’aide pas, que ma marche va cesser. Bref des absurdités. Alors “je monte dans les tours”. C’est excédée que je descends. Il commence à me saouler parce qu’il me fait passer pour une fainéante, alors que les jours où je n’aide pas n’existent pas. Je le lui rappelle, il le sait et prétend que ça n’étaient pas ses propos.
Plus tard, une fois le repas terminé, il me parlera des gîtes qu’il réserve seul. Je lui signifie que je n’ai jamais refusé d’appeler des gîtes puisqu’il ne me l’a jamais proposé et qu’il le fait nonchalamment. Bref, il a fini par comprendre l’énormité de ses dires et nous partons nous coucher dans de bons termes. Bises.

 

Samedi 19 octobre : Trébeurden

 

Réveil simple, petit déjeuner à 8h30, étirements et départ. Journée ensoleillée, agréable et sans dispute. Pas loin de l’Ile Grande, nous rencontrons un couple impressionné par la taille et le poids de nos sacs. La femme nous fait part de son admiration et demande nos âges :
18 et 35 ans. Elle en fut tout retournée (lol), son mari aussi. Nous discutons un peu, puis on se quitte.
Vers 16h, Sébastien m’a offert un verre. Cette fois-ci, diabolo-fraise pour moi et café pour Sébastien à l’Ile Grande. La chaleur était telle que je ne pouvais pas boire chaud. Et c’est à 18h que nous arrivons à Trébeurden, dans un hôtel que tient une dame généreuse, assez pour nous faire un prix et nous offrir le café demain sans payer le petit déjeuner. Elle nous montre nos chambres respectives. Je jette mon sac et me rue dans la douche. Ensuite, étirements, puis repas : riz aux champignons et banane/chocolat en dessert et le tout sur le réchaud, car absence de cuisine.
Cette journée s’est passée sans anicroche et c’est largement mieux comme ça. Nous avons fait 24 km, alors je suis très fatiguée.
PS. Anthony nous rejoint demain soir. Bises

 

Dimanche 20 octobre : Lannion

 

Réveil un peu difficile, car j’ai trop peu dormi, comme d’habitude. Et en ajoutant le froid monstrueux qui régnait dans la chambre, ça n’arrangeait pas les choses. A vrai dire, l’hôtel n’est pas classique, ça ressemblait plus à un squat, mais bon ! Petit-déjeuner à coup de paquets de gâteaux et de thé (lol), très peu fournis. Mais nous avons pris la route après les étirements sous un soleil éblouissant.
A 12h, nous nous sommes arrêtés sur une plage et en nous écoutant discuter sur la possibilité de s’y baigner, un jeune homme a tranché pour nous en nous avertissant que l’eau était froide, ce qui n’a pas arrêté Sébastien. Je l’ai regardé se “la couler” dans l’eau et à un moment, il a emprunté à un petit sa planche de surf. Moi, je l’avais vu venir, le môme, non (lol).
Ensuite repas : taboulé aux crevettes pour moi et taboulé classique pour lui. Toujours sous un soleil de plomb, nous avons dû affronter des montées qui ne m’avaient pas manqué.
C’était mieux après.
De 13h à 15h10, nous avons longé une rivière interminable avant d’arriver enfin à Lannion.
10 km en tout qui m’ont fait l’effet de 30.
Un couple nous a accueillis en haut de leur boulangerie. Je m’attendais à un petit logement, mais finalement le tout était presque spacieux.
Etirements, douches, puis repos. J’ai rejoint Sébastien quelques heures plus tard avec un désir soudain de me confier. Puis à 20h, nous sommes allés chercher les pizzas que nous avions commandées, mais ce n’était pas la bonne pizzeria. Je vous laisse imaginer le malaise. Finalement, nous avons trouvé la bonne et ceux-ci nous ont offert une grande bouteille de boisson.
J’ai un peu discuté avec le cuisinier, il vient du 78 (les Mureaux). Je lui ai dit que je viens du 93 et on rigole bien. Visiblement, il serait ravi que je m’installe ici, loin de Paris et de ses habitants en excès de zèle.
Après on a récupéré Anthony à la gare, pizzas à la main et nous avons mangé avant d’aller au ciné voir le film que je désirais tant voir “Le Joker”. Bizarrement, je ne saurais l’expliquer, mais il m’a plu. J’aime ce personnage depuis l’enfance et encore plus maintenant que je connais son histoire. J’éprouve une grande empathie envers lui. Sébastien n’était pas trop de mon avis, mais nous étions tous d’accord avec lui sur la violence du monde dans lequel nous vivons. Conclusion, très bonne journée. Il est 3h du matin, donc je vais tenter de me coucher. Bises.
H

 

Mardi 22 octobre : Locquirec

 

Bonjour, J”ai pas pu écrire hier car on a envoyé mon carnet à Seuil, du coup Sébastien, mon accompagnant, m’a prêté un carnet ce soir. Donc, c’est simple, hier nous sommes sortis de l’hôtel avec Anthony. J’ai racheté un autre bonnet parce que l’ancien je l’ai perdu et nous nous nous sommes posés tous les trois dans un café pour parler de ma relation avec l’accompagnant. Puis nous avons acheté des sandwichs, on a mangé à la gare et à mon plus grand regret, j’ai dit “au revoir” à Anthony et nous avons continué notre chemin. C’était dur de ouf, ça montait, ça descendait. J’ai commencé à avoir mal au ventre parce que j’avais faim, bref c’était insupportable.
Nous avons rejoint Isabelle, notre hôtesse, à Saint Michel en Grève qui nous a déposés en voiture chez elle ; Très sympa, une vraie crème. On a fait 20 km. Dans la soirée pour ne pas changer, je me suis embrouillée avec Sébastien et je commence vraiment par croire qu’il me cherche. Bref, le lendemain (aujourd’hui) à mon réveil, il me sort qu’il va changer d’attitude, genre il va être plus méchant, mais mdr. Je m’en bats les c… avec sa vieille méthode, il croit qu’il pète le score, mais il n’a pas compris qu’avec moi ça ne marche pas ça. Du coup petit déjeuner, toilette, étirements, puis c’est parti. Et là pendant que nous nous étirons, il recommence à “me les briser” avec son changement machin, punaise dieu merci, j’ai de la patience.
Sur le chemin, silence radio jusqu’à 13h où nous rencontrons un couple de randonneurs qui va au même endroit que nous. Vers 14h, je me dis “nique sa mère”, je vais lui parler pour apaiser les tensions parce que je ne suis pas une gamine. On reprend le trajet et c’est plus détendu. Nous bifurquons au sommet d’une falaise avec une vue de fou sur la mer et là nous revoyons le couple. Le mari, chef en gastronomie à la retraite, a voulu partager avec nous les cèpes qu’il a ramassées ce matin sur le sentier. En plus, c’est lui qui les a cuisinées avec notre réchaud. C’est “chelou” les cèpes, mais ça va c’est bon. On s’est fait un sandwich/pesto/fromage. Nous admirons la vue et tout le long le trajet s’est fait à quatre. Ils vont jusqu’à Morlaix, alors nous espérons les recroiser bientôt.
Arrivés à Locquirec, après avoir traversé des forêts et des falaises qui n’arrêtaient pas de monter et descendre, nous avons fait 23 km, à 18h, nous nous sommes empressés d’aller au bourg en espérant trouver un magasin ouvert. Heureusement, le boucher vendait des pâtes et j’en ai profité pour prendre de la rillette au thon pour demain midi. C’est une femme âgée, du nom d’Angèle qui nous a accueillis, trop mignonne ! Je me suis douchée et j’ai fait à manger : pâtes/ratatouille. Sébastien débarrasse et la dame nous dit que nous pouvons mettre au lave-vaisselle, ce que je fis. J’écoutais la dame nous raconter son incroyable histoire. Elle a commencé à taffer dans une usine de fabrication de verre à 14 ans où elle y a rencontré son mari. J’étais outrée. En plus à l’époque il n’y avait pas de chauffage.
Fatiguée, je monte me coucher après avoir salué la dame quand j’entends que ça parle de moi et ça ne me plaît pas parce que l’accompagnant, il en dit trop. J’attends qu’il monte et je lui fais savoir, parce que franchement il ne manquait plus qu’il lui dise que j’ai fait de la prison. Mais comme d’habitude, monsieur n’a jamais rien fait et c’est moi qui interprète mal les choses. J’écoute la conversation parce que ça allait me saouler. 5mn après, il revient frapper alors que je m’étais changée pour dormir. Normal, je lui demande : “il veut quoi et pourquoi il frappe” et je lui dis que je suis en petite tenue et que je ne peux pas ouvrir, il me dit, change-toi ! Je ne dis rien, je me change et j’ouvre. Là, il me sort “ouais tu vas voir, tu vas apprendre le respect, je ne sais pas quoi”. mdr, mais il se prend pour qui lui, mais c’est une blague. Il me tend ce carnet et j’éclate de rire avant de fermer la porte. Voilà pour aujourd’hui. Bises.

 

Mercredi 23 octobre : Saint-Jean-du-Doigt (20 km)

 

La situation est très tendue entre moi et Sébastien, car il persiste avec sa “méthode”. Il se montre froid, distant, peu bavard et peu souriant. Tant pis pour lui, s’il préfère que ça se passe comme ça, j’en ai rien à foutre, il ne fait pas partie de ma famille, donc je m’en fous.
Petit déjeuner, étirements et départ. La dame a tenu à nous faire la bise avant de partir.
C’était trop mignon. Silence radio jusqu’à l’heure du déjeuner où je craque parce que je repense à ma famille, ma vie d’avant et à ce qu’est ma vie aujourd’hui.
En effet, c’est mieux que la prison, mais ce n’est pas mieux que la chaleur de mon foyer.
Sébastien le voit et continue de manger en me demandant une sauce… Je réalise qu’il s’en fout complètement de moi et c’est là que je me dis que des Sébastien dans ma vie, j’en rencontrerai beaucoup, alors pourquoi me casser la tête ? Je me mets à manger quand soudain j’aperçois les randonneurs d’hier. Je leur fais signe de la main et je fus soulagée de leur présence. Ils déjeunent avec nous et comme hier, Jean-Noël et Dominique font le trajet avec nous. Aujourd’hui, les montées étaient pires qu’hier, c’était vraiment vallonné et très dur. Mais grâce aux encouragements des deux tourtereaux, je l’ai fait jusqu’au bout.
Arrivés à Saint-Jean-du-Doigt, nous remontons dans le bourg de Plougasnou et l’hôtesse vient nous chercher en voiture pour nous déposer au supermarché, puis au gîte. Nous faisons les courses pour deux jours et nous re-démarrons. Sébastien lui demande de s’arrêter pour qu’il aille retirer de l’argent. En son absence, nous discutons énormément, elle me remonte le moral. C’est une très belle personne. Elle nous montre les lieux une fois arrivés au gîte et nous nous installons. Après les étirements, Nathalie appelle. Vous savez, elle remplace Paul durant son absence. J’ai discuté avec elle, elle est vraiment gentille. Puis je décide de faire à manger. Ensuite dodo. Bises
PJ Jean-Noël et Dominique nous ont payé le café.

 

Jeudi 24 octobre : Saint-Samson

 

Petit déjeuner et je constate qu’il s’est contenté de simplement me mettre l’eau chaude dans la tasse. Je devine que cela fait partie de ses nouvelles résolutions. Cela ne me dérange pas. Je suis capable de me débrouiller. Ensuite, toilette, rangement, étirements et let’s go.
Toute la journée, silence radio aussi. Personne, ce n’est pas grave. A 12h, on mange dans un petit abri perché en haut d’une Falaise (encore un lieu insolite lol) et nous reprenons la route, ça va aujourd’hui, le chemin était relativement plat, alors ce n’était pas trop dur. Nous avons fait 17 km avec une pause vers 14h. Arrivés au gîte de Saint-Samson, je me douche, lui va boire un café et on se croise 1h après. Nous nous étirons et chacun reste dans son coin. Ah, et today nous n’avons pas croisé le couple, peut-être demain si dieux le veut ! Et finalement à 19h, je décide de faire à manger. Je sors retrouver Sébastien pour le prévenir, quand soudain une voiture-grue fait crisser ses pneus. Et qui voilà ? Jean-Noël et
Dominique qui viennent prendre leur repas au resto de notre gîte : Le hasard n’existe pas…
Nous convenons de nous retrouver demain pour faire le chemin ensemble jusqu’à Morlaix.
Le dernier pour eux. A 19h20, nous sommes à table, on crève l’abcès avec Sébastien, ça ira mieux j’espère. In Sha Allah. Il fait la vaisselle et au lit.

 

Vendredi 25 octobre : Morlaix

 

Réveil très tôt, Sébastien m’a filé sa montre hier, car dans la sienne il y a un réveil réglé à 6h50 pour l’occasion. Je traîne un peu des pieds, car comme d’habitude j’ai peu dormi, mais j’ai fait mon sac la veille alors ça me sauve un peu.
Petit-déjeuner, étirements à 7h50 et let’s go dans la nuit blafarde. J’aime beaucoup marcher de nuit ; Nous avons trouvé le couple plus tard que prévu parce qu’on se cherchait, on ne se voyait pas. Eux pensaient que nous étions derrière et nous qu’ils étaient devant. Résultat ils traînaient des pieds pour nous attendre et nous, nous pressions le pas pour les rattraper.
Finalement, c’était l’inverse et nous avons dû les attendre, même pas 10 mn. Il nous restait 10 km. Sur le chemin, nous avons ramassé trois cèpes et la dame et moi nous avons bavardé. Elle m’a raconté un peu sa vie. Fort heureusement, elle ne m’en a pas posé sur la mienne. Nous avons déjeuné vers 13h et évidemment nous avons cuit les champignons.
C’était convivial, j’ai aimé. Ensuite, peu de temps après nous sommes arrivés sur Morlaix à 14h. Nous avons vu le magasin de chocolat “Graine de Sel”. Ils en ont acheté, nous aussi.
Puis, nous les avons accompagnés à leur hôtel où on leur a offert le café.
Malheureusement, nous avons dû nous séparer.
Nous avons rejoint le gîte, il était 15h30. Clémence a appelé pour dire que le propriétaire ne serait disponible qu’à 17h, alors pour tuer le temps nous sommes allés m’acheter un livre.
J’ai choisi “Méchantes blessures” d’Abd Al Malik. Après nous nous sommes installés dans un café, chacun lisait son livre jusqu’à l’heure prévue. Nous sommes revenus au gîte. Un monsieur super sympa nous a accueillis. Je voulais prendre une douche, mais il fallait attendre une heure pour l’eau chaude. Au final, j’en ai attendu 3. Puis je me suis douchée, nous avons mangé : pommes de terre au four avec poivrons. Pour finir, nous sommes allés voir “Hors Normes” au ciné. Il était génial. Retour au gîte, dodo et demain c’est repos. Bises

 

Samedi 26 octobre : Morlaix

 

Réveil tranquille comme à chaque pause. J’ai préparé le petit déjeuner. Nous avons mangé, j’ai regardé la télé : la chaîne de musique. Après à 11h, nous sommes partis à la laverie faire une machine. J’ai acheté un livre d’occasion. Après, nous avons fait les courses pour ce midi, ce soir et demain midi. La journée qui a suivi, j’ai lu, sieste. Vers 18h, Clémence et
Fabien étaient sur le chemin, alors j’ai préparé le dîner : pizza-maison au saumon et tarte aux pommes-caramel beurre salé. Les deux sont arrivés, nous avons fait les présentations.
Gaya (la chienne de Clémence) était de la partie. Dans la soirée, nous avons joué au Uno, puis Jungle Speed. C’était trop sympa. Puis dodo. Bises.

 

Dimanche 27 octobre : Carantec

 

Réveil à 8h, petit déjeuner, étirements. J’ai oublié ma montre dans l’appartement, alors il va falloir en racheter une autre. Puis nous nous sommes mis en route. Leur présence m’a fait beaucoup de bien, surtout celle de Fabien. On riait aux éclats, il y avait une super ambiance.
J’aime être en compagnie d’éducateurs, ils savent faire avec les jeunes. A 12h, nous avons déjeuné, puis nous avons marché jusqu’à Carantec. Sur le chemin avec Fabien, nous avons pu échanger sur beaucoup de choses. C’était vraiment génial. A l’arrivée, il nous a payé des pâtisseries et au gîte nous avons pris un petit goûter. A 18h30, Clémence est partie. Nous avons mangé vers 20h. Ce matin, Sébastien avait trouvé des champignons, nous les avons faits. Douche et dodo.

 

Lundi 28 octobre : Roscoff

 

Réveil à 8h, préparation des sacs et étirements. La journée était géniale. Nous avons pratiquement ri tout du long. Il faut dire que Fabien sait détendre l’atmosphère. Après un repos de 12h, sous une mince pluie, nous continuons le trajet et franchement aujourd’hui ça allait. C’était relativement plat. Nous avons fait 21 km. Arrivés à Roscoff, Fabien a encore payé le goûter, nous avons un peu discuté. Plus tard, nous lui avons dit “au revoir” et à 19h, nous avons mangé au resto, parce que, étant dans un hôtel, il n’y a pas de cuisine. Bref ensuite dodo. Bises.

 

Mardi 29 octobre : Ploulennou

 

Réveil à 7h. Départ à 7h50. Sébastien me dit que le couple ne pourra pas boire le café avec nous (la veille on leur avait proposé). Je suis déçue, mais il ne dit rien. Arrivés au niveau d’une maison quelqu’un siffle et Sébastien s’approche de la personne. Myope, je ne distingue pas encore très bien les silhouettes, plus près, je réalise que c’est Jean-Noël et
Dominique, le couple. Ma joie fut telle que j’ai presque voulu les embrasser. C’est vrai qu’après “s’être mangés” des rafales de vent, nous n’avons qu’une seule envie, c’est d’être au chaud. Nous avons déjeuné avec eux, nous avons échangé nos adresses, puis on s’est dit “à bientôt”. Toute la journée il a plu et nous avons mangé dans le froid, c’était horrible.
Arrivés à Poulennou, après 27 km, c’est dans un “gîte” à l’ancienne que nous sommes accueillis par une dame âgée, fort sympathique qui nous a offert une part de tarte. Ainsi, à
19h, nous avons dîné, regardé la télé dans nos chambres respectives, puis au lit. Bises.

 

Mercredi 30 octobre : Plouescat

 

Réveil à 8h, petit déjeuner préparé par notre hôtesse qui est restée à discuter avec nous.
Ensuite, préparation des sacs et “go”. Il a plu toute la matinée. Vers 12h, ça a cessé et nous avons déjeuné sur une table de pique-nique avec vue sur la mer. C’était magnifique. Au moment de tout remballer, la pluie a repris de plus belle jusqu’à notre arrivée à un hôtel moyen de Plouescat. Comme il était tôt, nous nous sommes reposés et vers 16h, nous sommes partis faire les courses au bourg sous une pluie battante. Si j’avais su que le bourg était à 4 km, je serais restée au lit (lol). Après avoir rajouté 8 km de plus aller-retour de l’hôtel au bourg, j’étais exténuée. Normalement, c‘était 16 km aujourd’hui, mais bon.
Sébastien a fait à manger dans sa chambre sur le réchaud, nous avons mangé et au lit.
Demain est une longue journée qui nous attend. Bises.

 

Jeudi 31 octobre : Meneham (27 km)

 

Réveil à 7h, un peu de mal à partir, mais ça va. Nous préparons nos sacs, toilette, nous nous étirons et go. Nous avons sillonné le bourg pour trouver un café d’ouvert heureka y en avait un. De plus, il faisait boulangerie, alors on a pris une baguette et on s’est tapé” un petit déjeuner dans le café (lol). Ensuite, nous avons continué, j’ai croisé des balançoires et cette fois-ci, je n’ai pas résisté. Puis, nous avons vraiment pris la route. Le chemin, aujourd’hui, était, on peut le dire, “duné”. Quand on a vu ce qu’il nous restait comme distance, on a un peu grogné, mais fallait bien qu’on avance.
L’ambiance n’était pas au rendez-vous jusqu’à ce qu’au loin, on aperçoit un jeune homme avec un gros sac de rando. Nous avons décidé de l’atteindre pour discuter et finalement nous avons fait tout le trajet ensemble. A Plouneour Trez, nous avons acheté une baguette dans un tabac-presse et nous avons mangé ensemble sur une table de pique-nique du village. Et Brignogan, Pierre-Côme nous a payé un verre, ensuite, nous sommes allés faire les courses dans le “proxi” du village, visiblement plus cher que le rebeu du coin, selon Sébastien (lol). Remarque, les prix c’était abusé.
Plus tard, nous nous rendrons compte que nous avions oublié une de nos baguettes… Ainsi, j’ai découvert des pères Noël noirs en chocolat et au niveau des pingouins noirs, y a eu débat. Et, en effet, ils existent : les manchots empereurs. Après nous avons marché sans nous arrêter jusqu’au gîte de Meneham/Menez-Ham. Ce n’était pas prévu, mais le sympathique randonneur du GR34 a décidé de passer la soirée au gîte avec nous : cool ! Le repas de ce soir, c’est raclette et lorsque j’ai découvert le repas de Pierre-Côme, ce fut difficile pour moi de ne pas partager le mien. Aujourd’hui, j’étais censée faire à manger et la vaisselle, mais sympa comme tout, le randonneur, l’a fait à ma place. Ah, j’étais refaite !
Sur ce, nous avons passé le reste de la soirée à discuter. Résumé du paysage : verdure et plage.
PS. J’ai découvert qu’un cheval pouvait faire des roulades. Bonne nuit.

 

Vendredi 1er novembre : Korejou (23 km)

 

Réveil à 7h, Pierre-Côme était déjà réveillé alors nous avons pris le petit déjeuner avec lui.
Nous avons un peu rangé et nous lui avons proposé qu’il nous rejoigne à Ouessant le jour de notre pause. Nous l’avons salué, puis le rangement fini, les étirements faits et go. Il a plu toute la journée. C’était relou. Nous sommes arrivés à Korejou et la dame de la chambre nous a emmenés en voiture jusqu’à chez elle, parce que à pied, ça aurait fait 10 km de plus.
Très accueillante, vraiment sympa. Etirements, repas et j’ai discuté avec elle et son mari. Le temps de la vaisselle, puis dodo.
PS Elle nous avait préparé un goûter à l’arrivée !

 

Samedi 2 novembre : Plouguerneau

 

Réveil à 8h, petit-déjeuner copieux. Nous avons un peu discuté avec la dame, puis nous nous sommes échauffés et c’était parti. La matinée s’est bien passée parce que c’était une pluie fine, mais le vent fouettait à mort. La mer était déchaînée. C’était impressionnant encore plus intense que la dernière fois. Le vent était en rafales, parfois je devais m’immobiliser tellement je me faisais embarquer (lol) c’était génial. Je kiffe les temps comme ça, on dirait l’apocalypse. Enfin bon, arrivés à Plouguerneau, nous avons fait les courses pour le soir. C’est tout de même trempés que nous sommes arrivés dans la chambre d’hôte.
C’est un couple de retraités et leur petite-fille qui nous ont accueillis. D’entrée, ils nous ont pris la parka, le pantalon de pluie et le protège-sac pour les faire sécher au sous-sol. En plus, nous sentions déjà la chaleur douce qui régnait dans la maison, ça fait du bien.
Elle nous a, elle aussi, préparé un goûter (décidément ces bretons !), et on a discuté tous les trois. Ensuite, la petite-fille est rentrée chez elle, puis je suis montée me doucher. Et je me suis posée en écoutant la radio. Sébastien est venu quelques heures plus tard m’annoncer que le repas était prêt. La dame a tenu à nous faire goûter sa soupe aux légumes, fraîchement confectionnée par elle-même. En effet, cette soupe était renversante.
Le couple a tenu à ce que nous dinions ensemble, ce que l’on a fait. Après avoir longuement papoté, nous nous sommes souhaités une bonne nuit et nous sommes partis nous coucher.
H

 

Dimanche 3 novembre : Sainte Marguerite

 

Réveil à 8h, plus tôt que mon propre réveil qui indiquait 8h15. J’ai mis la radio et c’est en musique que je me suis préparée et que j’ai fait mon sac. Lorsque Sébastien est venu toquer à ma porte, j’étais déjà prête. Nous avons pris le magnifique petit-déjeuner que nous avait préparé la dame. Sébastien est allé s’apprêter et c’est toute émue que la dame nous a laissés partir après nous avoir retenus quelques minutes de plus. Ensuite étirements et c’est parti, vu qu’aujourd’hui il n’y avait que 17 km. Je n’ai pas trop souffert. Mais il a beaucoup plu. C’était vraiment déprimant et à de nombreuses reprises, j’ai songé à tout arrêter, mais bon je ne suis plus à ça près.
Arrivés à Sainte Marguerite, je suis allée prendre une douche et nous nous sommes étirés.
Nous avons bu du thé et nous avons joué au billard. Oui, dans le gîte il y en avait un. Mais comme c’était ma première fois, je tenais mal le bâton et j’ai manqué à de nombreuses reprises de faire facturer un billard à Seuil, ce qui attisait la panique de Sébastien et mon agacement. Enfin bon, ça s’est plutôt bien fini (ou mal) puisque celui-ci l’a remporté. Nous avons mangé, puis chacun a regardé la télé.

 

Lundi 4 novembre : Saint Pabu (22 km)

 

Réveil brutal à 8h : merci le réveil. J’ai failli le jeter par la fenêtre. Mais je me suis calmement dirigée vers la table pour l’éteindre et suis naturellement retournée encore quelques minutes au lit. Puis je me suis préparée en musique. Echauffements (après le petit-déjeuner) et c’est parti. L’épicerie étant fermée, nous sommes allés au bar-tabac nous acheter des pringles.
A 12h, nous avons déjeuné sous un pont pour échapper à la pluie incessante. Je peux vous dire que je n’ai jamais eu autant le seum de ma vie. Nous nous sommes appuyés sur de la vase, alors je me suis salie. J’ai très sincèrement eu envie d’arrêter la marche. Mais bon, c’est pas le moment de faire la bolosse. La pluie n’a pas cessé jusqu’à Saint Pabu.
Après 22 km passés sous une pluie battante, je n’ai eu qu’une envie filer sous la douche. Ce que je fis. Ensuite, nous avons goûté et nous nous sommes étirés. 2h après, nous avons dîné. Et le soir, Sébastien m’a conseillé le film “Démineurs”, mais après les médicaments pour dormir que j’ai pris, je n’ai pas eu la force et me suis écroulée sur mon livre “Le diable s’habille en Prada”.

 

Mardi 5 novembre : Portsall (14 km)

 

Réveil à 8h, petit-déjeuner, étirements et c’est parti. Comme Sébastien a trouvé des gîtes d’étape pas chers, il a un peu modifié le planning. Alors au lieu d’Argentan, nous allons à Portsall. A 12h, je me suis rendue compte que ma parka s’était détachée de mon sac. En clair, je l’ai perdue. Donc après avoir mangé, on s’est dit que nous allions revenir sur nos pas la chercher. Pendant le repas, mon taboulé s’est renversé dans mon sac à mon insu et au lieu de me le signaler, Sébastien me parle mal et me manque de respect. Je ne dis rien sur le coup, mais je bouillais littéralement de l’intérieur. Il m’agace vraiment avec sa façon de parler. Et comme prévu, on se met après le repas à la recherche de la parka. Il me parle, mais je réponds très sèchement, encore énervée de tout à l’heure. Il le remarque et pense que ce sont ses questions qui m’agacent. Il me reproche la perte de la veste, comme si j’ai le pouvoir d’anticiper, ce qui peut éventuellement se produire. Cela m’énerve davantage et voilà que je lui hurle dessus. C’en est trop et comme si ça ne suffisait pas je l’entends cracher “non, mais c’est un sketch quoi”. Vraiment, heureusement que j’ai un minimum de retenue car je lui aurais fondu dessus. C’est donc tout naturellement que je maintiens une grande distance entre nous et que je ne lui adresse pas la parole. Mais arrivée à destination dans un gîte d’étape qui ressemblait plus à une école abandonnée qu’à un gîte (j’ai été obligée de me doucher dans une chambre à côté car il n’y avait pas de poussoir pour l’eau chaude), et après avoir fait nos étirements, il fallait faire les courses,alors j’ai bien été contrainte de lui adresser la parole .Après nous avons fait un tour dans un magasin de vêtements où le vendeur que j’ai deviné jaloux de notre périple, il faisait tout pour nous décourager. Par la suite, nous avons dîné, puis au lit.

 

Mercredi 6 novembre : Brélès

 

Hello ! Réveil à 7h. J’ai eu un peu de mal, mais j’y suis parvenue. Ce matin, j’étais de petite humeur, n’ayant toujours pas digéré le comportement de Sébastien. Je vois qu’il m’a toasté le pain et servi le thé, mais je ne relève pas volontairement. Après avoir mangé, nous nous étirons, toilette, une fois préparés, nous partons. Il a beaucoup plu, mais ça n’enlevait rien à la beauté du paysage. Celui-ci n’étant pas toujours le même, on était désormais dans une forêt. Avec le temps gris, c’était monotone, mais comme vous le savez, j’aime ça. En effet, après cette longue journée humide de 25 km, je ne désirais qu’une seule chose : me doucher. Nous avons “crêché” dans un gîte d’étape, mieux que le premier. Après la douche et les étirements, j’ai appelé ma mère. D’autres randonneuses qui ne faisaient que deux jours du GR nous ont rejoints. Durant la soirée, nous avons un peu discuté. La blonde était très bavarde, son ami me l’a fait remarquer d’un signe de tête. J’ai ri. Sébastien a néanmoins préparé un délicieux repas que j’ai avalé, puis je suis allée me coucher.

 

Jeudi 7 novembre : Le Conquet (28 km)

 

Hello ! Réveil très tôt à 7h, car une longue journée de 28 km nous attend. J’appréhendais un peu parce que bon encore j’ai fait 25, mais 28… c’est une première. Je vous épargne les détails, vous les connaissez (ceux du matin). Juste que j’étais de très mauvaise humeur, vous allez penser que je force, mais ma colère vis-à-vis de Sébastien, ne s’était pasatténuée. Donc, naturellement, ce matin fut silence radio et marche à très grande distance au point où il ne se serait même pas rendu compte de ma disparition si cela m’avait effleuré l’esprit.
Néanmoins, au moment du repas, j’ai décidé de me calmer et nous avons discuté sur le chemin, mais évidemment, comme d’habitude, Sébastien est une colombe blanche. Pire, on s’est mis à parler de tout et de rien jusqu’au moment où il me demande si je connais la définition d’un bénévole. Je lui réponds que j’ai grandi en France et que j’ai été au lycée tout de même…C’est là qu’il me dit “bah, tu sais pas lire l’heure sur une horloge… moi ça me choque”. Je rétorque que sa réflexion est inappropriée et qu’il n’y a aucun rapport. Comme si savoir lire l’heure sur une horloge rendait intelligent. Et puis bon qui a une horloge chez lui en 2019 ?
Bref, il m’a saoulée. Plus tard quand je lui ai signifié qu’il m’avait vexée en me traitant subtilement d’idiote, bien sûr, ce n’est pas ce qu’il a voulu dire. Pff …
Bref. Ce fut une longue journée, froide, mais le paysage qui désormais montrait la mer, me consolait. Nous sommes donc arrivés au Conquet où nous avons posé nos affaires dans un gîte d’étape. Pas fameux… Vers 18h, nous sommes allés nous acheter des comprimés “Mer calme” contre les maux de transports, ensuite nous sommes rentrés, Sébastien a préparé le repas : nouilles chinoises. Nous avons dîné et sommes allés nous coucher (oui, j’ai fait la vaisselle, j’ai nettoyé la table et rangé). Bises.

 

Vendredi 8 novembre : Le Conquet

 

Bonjour. Enfin en pause ! Eh oui figurez-vous que j’ai dû me lever à 6h45. Autant vous dire que j’avais bien le seum surtout quand Sébastien s’est mis à presser le pas sans aucun ménagement. Je m’énerve et lui somme de s’adresser correctement à moi car je ne suis pas sa chienne. Voilà, comme d’habitude, il parle super mal et c’est de mauvaise humeur que je me retrouve assise dans la salle d’attente pour prendre le bâteau. Il m’a ultra saoulée pour finalement arriver pile à l’heure.
Avant de débarquer, nous avons aperçu Pierre-Côme au loin. Je me suis absentée un moment pour aller au WC et au retour je le vois avec Pierre-Côme. Je m’assieds et il rapplique. On se salue et tout naturellement, parle avec Sébastien tout du long. Me voilà maintenant assise sur la partie inférieure du bateau, c’était magnifique. On voyait vraiment l’étendue de la mer, ça m’a impressionnée. Comme quoi l’Humain est si insignifiant. Bon faut savoir que la mer était loin d’être calme et qu’à plusieurs reprises, j’ai failli offrir mon déjeuner à celle-ci, mais heureusement un homme, ancien capitaine, m’a offert ses conseils et son soutien et ses encouragements. Vers la fin, un autre m’a filé un chewing-gum. Ils étaient super sympas ces gens ! Arrivés à l’île d‘Ouessant, nous avons pris une navette qui nous a déposés au bourg. Nous avons fait les courses pour le midi et rejoint Pierre-Côme à l’auberge de jeunesse. Nous avons mangé et je suis allée faire une petite sieste. J’ignore l’heure qu’il était quand Sébastien m’a réveillée, mais à l’évidence, c’était l’heure du vélo-time.
Nous sommes descendus au bourg pour en louer et le loueur, sympa comme tout, ne nous a pas fait payer. Avec joie et bonne humeur, nous avons pédalé un peu partout. Nous nous sommes arrêtés pour regarder les vagues immenses s’écraser sur les rochers, c’était géant.
Ensuite, nous avons baroudé, regardé les phares et vers la fin, le coucher de soleil : éblouissant !
Vers 18h, nous avons rendu les vélos et acheté un goûter. Nous avons goûté, Nathalie a appelé pour me rappeler la date de l’audience et j’ai préparé à manger : riz avec des lentilles. Fort heureusement, Pierre-Côme m’a conseillé de regarder s’il y avait la graisse animale et c’est stupéfaite que j’ai découvert que j’ai bien failli ingurgiter de la graisse de porc. Changement de programme pour moi du coup. J’ai remplacé ça par un oeuf et Pierre-Côme m’a filé une sauce. Nous avons dîné et à la fin tout le monde débarrassait, moi j’ai pris mon sac de bouffe pour le déposer dans ma chambre et ensuite suis revenue aider Pierre-Côme à débarrasser. Et c’est là que Sébastien a fait du grand Sébastien. Je cite “eh, mais c’est pas parce que t’as fait à manger que tu vas pas débarrasser”.
Vraiment j’ai voulu garder mon calme, mais il parle trop pour ne rien dire en plus mal. J’ai rétorqué que je comptais revenir et ne voyais donc pas pour quelle raison il l’ouvrait, mais il n’a pas entendu.
Plus tard, nous étions tous les trois en train de nous préparer pour aller voir un concert de piano. Il toque, je ne réponds pas, mais ouvre. Il me dit “tu pourrais répondre quand même”.
Je lui dis que le jour où il parlera mieux, je lui répondrai. J’ajoute que je ne supporterai pas longtemps sa façon de parler et il me dit “tu crois que je te supporte moi ? ce qui m’énerve encore plus et lui suggère de se casser s’il ne me supporte pas.
Bref, encore une fois, c’est énervée que je me retrouve dans la file d’attente du concert.
Nous retrouvons Guillaume et Audrey, le couple qui a hébergé Pierre-Côme et celui-ci nous paie un verre de jus de fruit. Pour résumer, le pianiste m’a tout bonnement transportée. Je me suis évadée avec sa mélodie. Cela a même fait ressurgir en moi des douleurs enfouies.
Ce fut grandiose. Et comme toutes bonnes choses ont une fin, il a fallu rentrer dormir, mais rassurez-vous, à la fin du concert seulement. Je n’étais pas calmée pour autant et la nouvelle dispute qui a éclaté une fois rentrés n’a pas aidé. Surtout quand il a osé essayer me faire croire de ses propres mots que je me comportais comme une imbécile. L’insulte de trop, je lui ai dit de dégager. Et c’est en larmes de nerfs que je me suis endormie. Bises
.

Samedi 9 novembre : Plougonvelin

 

Salut ! Réveil très tôt ce matin. J’ai les yeux enflés de sommeil, franchement c’était moche.
Enervée comme jamais, je me pose au bout de la table pour déjeuner, je calcul, aucun des deux et pars me préparer. Je dis brièvement au revoir à son pote, Pierre-Côme et let’s go.
Nous avons fait les courses pour ce midi, j’ai racheté une parka, mais là c’est plus un pancho et je suis si petite qu’il m’arrive aux chevilles et avec mon pantalon de pluie ça se mariait parfaitement. On aurait dit un jilbeb.
Après ça nous sommes allés attendre que le car démarre. A 10h, on était sur la route direction la gare maritime. 1h d’attente et à 11h45 le bateau est parti. Ma Sha Allah, c’est un spectacle magnifique, la mer en plus était calme. J’avais le sentiment d’être au beau milieu d’un océan et je me suis enfermée dans ma bulle pour m’imaginer seule sur ce bateau, loin des soucis. Un véritable voyage. J’ai beaucoup aimé. Ce qui n’a pas empêché, vers la fin de me sentir nauséeuse. Quand nous sommes arrivés, nous avons déjeuné à la gare maritime du Conquet et avons ensuite mis les voiles direction Plougonvelin, 15 km ça allait, mais comme nous avons retrouvé les fameuses côtes, ça avait l’air beaucoup plus long. C’était vallonné, mais j’ai supporté. Le chemin entier, tout du long, je n’ai pas pipé mot.
Arrivés à destination, nous avons attendu le propriétaire sur la place. Il pleuvait et il mettait du temps à arriver et par-dessus le marché, il faisait froid. Mais mon tempérament bouillant m’a fait tenir. C’est là que je l’ai vu, tout sourire. On s’est échangé une brève poignée de main et il nous a conduit au logement. Un très bel appartement moderne et j’avais la vue sur la mer depuis ma chambre. J’ai pris une bonne douche et j’ai pris les habits de Sébastien et les miens pour faire une machine.
Ensuite, nous avons dîné et regardé une émission sur RMC Story. Il ne m’a pas laissé regarder la fin parce qu’il voulait être “tranquille” au salon (il y dormait) mais moi j’étais persuadée que c’était mon programme qui le gênait. Et comme d’habitude, il n’est pas foutu de parler correctement, donc je n’ai rien dit, mais intérieurement c’était le feu.
J’ai terminé la vaisselle et suis partie dans ma chambre. Il a toqué quelques minutes après en prétextant un oubli dans la salle de bains. J’ai vérifié et rien. Alors j’ai deviné, il voulait mon réveil. Mais hors de question de lui ouvrir avec la façon irrespectueuse qu’il a de s’adresser à moi. Je le fais maronner un peu, je l’avoue. Il rage, je lui ouvre. Sans autorisation, il prend mon réveil de mon sac. Il sort et je ferme de nouveau la porte à clef.
Bref, il pose mon réveil à l’entrée de la porte, j’attends qu’il s’éloigne et le prends. Je me couche en me disant que la suite risque d’être très compliquée s’il persiste avec ce comportement. Bises.

 

Dimanche 10 novembre : Brest

 

Bonjour, réveil un peu difficile, mais ça va, dans la nuit j’ai pu m’assoupir un peu. Sébastien a préparé le petit-déjeuner, on regarde les clips. Nous nous préparons et nous nous mettons en route. C’était magnifique le paysage, comme d’habitude. Il faisait un temps grisonnant mais la mer n’en demeurait pas laide. Sur la route, il me parle du réveil et j’explose lorsqu’il ose dire que je ne fais aucun effort. Sébastien, la colombe, acte 350. C’en est trop, dans mon cerveau le sang ne fait qu’un tour et je n’ai qu’une envie c’est rentrer à Paris pour ne plus avoir à le supporter. Sachant que dans un tel état j’aurais pris une décision regrettable, je décide d’appeler Clémence. Et ça fonctionne. Je hurle, je pleure, je déverse ma haine, ma colère, ma rage, ma fatigue, ma douleur de toutes mes souffrances et finis néanmoins par me calmer.
Je retrouve la raison au fil du temps que je marche et pour le bon déroulement de cette marche, parle à Sébastien à l’heure du déjeuner. La journée fut très longue et nous avons, de nouveau, quitté les falaises pour la flore, mais nous avons enfin foulé Brest. Sébastien m’a félicitée et nous avons fêté ça avec un bon ciné, Terminator et un grec. Ah lala tout ça finit bien. Je regarde vite fait la chaîne d’infos et naturellement ça parle encore d’Islam et de voile. J’éteins la télé et dors. Bises.

 

Lundi 11 novembre : Daoulas

 

Coucou ! Je me lève à 7h30 et surtout parce que mon réveil ne m’a laissé aucun répit. A 7H50 je descends au petit-déjeuner et je vois que Sébastien n’est pas là. Je décide de l’attendre. Il arrive 10 mn après. Nous mangeons et chacun part se préparer. Echauffements et c’est parti. Nous faisons les courses pour ce midi et ce soir. Ensuite, nous allons à Monoprix m’acheter un foulard. Je le mets en hijab et une sensation de soulagement m’envahit. Il se transforme rapidement en malaise lorsque je vois chez des personnes les mêmes regards stigmatiseurs qu’autrefois. Je décide de tenter d’ignorer. A 12h, nous mangeons sur un banc face au port et nous nous remettons en route. 24 km. Lorsque nous arrivons à Daoulas, nous sommes épuisés et c’est extrêmement irrités que l’on se rend compte que le gîte est en fait à 2,8km du bourg. Nous y arrivons enfin, nous attendons la dame à l’entrée. Elle arrive et nous met à l’aise. Je pars me doucher, nous prenons un bon goûter en regardant des vidéos marrantes sur youtube. Vers 19h, je fais à manger et à 21h, je regarde Pirates des Caraïbes. Je monte dans ma chambre écrire le blog, Sébastien vient une heure plus tard me lire son rapport. Je mets le fameux commentaire et me mets au lit. Bises
H

 

Mardi 12 novembre : Le Faou

 

Hello, réveil à 7h15 car la dame nous a déposés au bourg en voiture à 8h30, trop sympa de sa part. En même temps… il était trop loin son gîte. Je pense que c’est la moindre des choses lol. Bref, arrivés au bourg, nous avons posté mon blog à Seuil, Sébastien a récupéré sa poste restante. Ensuite, nous avons fait les courses et c’est parti.
Vers 12h, nous avons croisé dans les bois des chasseurs d’oiseaux et des cueilleurs de champignons. Nous avons déjeuné sur un tas de bois au milieu de plein de bêtes vraiment agaçantes, puis nous avons continué.
Evidemment, il a plu et nos chaussures étaient trempées. Après 19km, nous sommes finalement arrivés au Faou. Nous avons sillonné bar, tabac, presse et rien à faire on ne trouve pas le guide de Crozon. Nous sommes entrés dans une librairie qui faisait café, nous avons un peu regardé, puis nous sommes allés à l’hôtel.
Douche, détente. Il était 16h lorsque nous nous trouvions à l’hôtel, alors après les étirements, chacun est resté dans sa chambre.
Vers 20h, Sébastien est venu me chercher pour que nous allions à la pizzeria. Après avoir mangé, nous sommes rentrés nous coucher exténués.

 

Mercredi 13 novembre : Landevennec

 

Bonjour. Réveil à 7h, nous nous sommes préparés, échauffés, puis nous sommes allés boire un chocolat pour moi et un café pour Sébastien. Sauf que petit à petit, le bar s’est rempli d’hommes et je me suis sentie super gênée. J’ai demandé à ce qu’on plie bagage rapidement, ce que l’on fit.
Ensuite, nous avons pris la route. Nous sommes partis à l’épicerie du bourg acheter le repas de ce midi. Il a plu. Vers 12h, nous avons rencontré une agricultrice qui a proposé du taff à Sébastien. Lol. Nous avons déjeuné sous un hangar de fermier et avons continué. Pieds trempés pour pas changer, la température a en plus baissé. Dans les bois, on a trouvé un champignon (cèpe). J’étais “grave” contente parce que je kiffe ça, dommage qu’il n’y en a pas plus. Lorsque nous sommes arrivés à Landevennec, une tempête a commencé à se lever. Génial ! Heureusement rapidement la dame nous a accueillis et nous a montré le gîte. Nous étions trempés jusqu’aux os. Je suis allée prendre une douche, nous nous sommes ensuite étirés.
Anthony a appelé, nous avons mangé et Sébastien m’a proposé un livre qui s’appelle “l’Alchimiste”. Malheureusement, trop épuisée, je n’ai pas pu le terminer d’une seule traite. Bises.

 

Jeudi 14 novembre : Le Fret

 

Bonjour, réveil très tôt, 7h. Nous nous sommes débarbouillés et sommes partis prendre le super petit-déjeuner que nous a préparé notre hôtesse. Vraiment l’un des meilleurs. Je me suis régalée. Elle avait trois chats noirs et comme je suis une amoureuse des chats, j’en ai pris un que j’ai câliné tout du long. Ensuite, nous sommes allés nous préparer et c’est parti. Il pleuvait beaucoup et toute la journée ça a été comme ça, du coup, pieds trempés, ampoules, le quotidien en ce moment.
Vers 12h, nous avons mangé sur un banc face à une baie. Nous avons ensuite marché dans la boue.
Après 25 km nous sommes arrivés à Lanveoc. Trempés et pas de très bonne humeur. A l’hôtel, la dame nous a proposé de mettre nos parkas et pantalons de pluie à sécher dans la chaufferie. Puis nous sommes montés prendre notre douche, nous sommes reposés avant d’aller manger.
A 19h, nous avons marché 3 km pour manger dans un resto. A la fin du repas, une tempête a commencé à se lever, Sébastien a repéré un couple qui s’en allait et leur a demandé s’ils voulaient bien nous raccompagner et ils ont accepté. Du coup, nous sommes rentrés plus tôt et moins trempés. Ensuite dodo. Bises.

 

Vendredi 15 novembre : Camaret-sur-Mer

 

Bonjour. Réveil à 7h, je me suis levée et me suis préparée. J’ai toqué chez
Sébastien pour les étirements, puis on s’en est allés. Il a plu que le matin.
Petit-déjeuner dans une boulangerie comme des kosovars lol. Marche sous la pluie avec des cascades d’eau qu’il fallait traverser et donc inévitablement se mouiller les chaussettes. Cela s’est dégagé vers 12h et on a mangé sur une table de pique-nique. Il a fait beau l’après-midi. On a traversé la Pointe des Espagnols.
Après une journée archi-longue de 33 km, nous sommes arrivés à Camaret-sur-Mer de nuit. Nous avons fait les courses et avons rejoint l’hôtel. J’ai pris une douche, nous nous sommes étirés et le soir nous avons mangé des nouilles cuites sur le réchaud dans ma chambre en regardant “Les Marseillais”. Sébastien râlait parce qu’il trouve cette émission débile lol. Ensuite, j’ai lu un peu avant de m’endormir complètement KO. Bises.

 

Samedi 16 novembre : Morgat

 

Réveil à 7h, préparation, étirements, petit-déjeuner à la boulangerie. Nous sommes passés à la pharmacie pour acheter des pansements.
Vers 12h, ça s’est dégagé, on a mangé sur un caillou, c’était sympa. Le paysage était magnifique avec de superbes falaises.
Nous avons coupé pour rejoindre Morgat parce que sinon nous aurions fait plus de 30 km. L’après-midi, il y a eu embrouille pour changer. Je lance à Sébastien de manière nonchalante “tiens, pourquoi pas me prêter ta montre ?”. Il me dit “non, c’est la mienne, c’est ma montre, pourquoi je te la prêterai”. Je lui dis que vu qu’il a déjà deux téléphones, il n’en avait pas besoin. Mais il insiste bien sûr sur le fait que c’est sa montre, tel un enfant avare. Je marque une pause, choquée par tant de gamineries et je ne manque pas de lui faire la remarque, ce qui ne lui a visiblement pas plu parce qu’il m’a lancé “déjà que je te prête mon appareil photo…”. Je n’aime pas me faire prêter ou acheter des choses, alors me le rappeler… J’ai pété un câble, lui ai rendu son appareil et signifié que son propos est très mesquin. 28km après, nous sommes arrivés à l’hôtel, moi j’étais toujours très énervée. En tous cas, l’endroit était vraiment spacieux. Je me suis douchée, nous nous sommes étirés et reposés.
A 18h, nous avons fait les courses pour demain midi et après-demain midi. Sur le chemin, je me suis un peu acharnée, en effet, mais il m’a trop mis hors de moi. Anthony a appelé, je lui ai raconté l’histoire. Ce coup de fil m’a détendue. Ensuite ma mère a appelé et nous avons dîné dans une crêperie, puis nous nous sommes couchés. Bises.

 

Dimanche 17 novembre : Saint-Nic-sur-Mer

 

Salut, salut. Réveil à 7h, préparation, étirements, petit-déjeuner dans une boulangerie. Ce matin, il faisait très frais, ce qui n’enlevait néanmoins rien à cette beauté mélancolique que j’apprécie tant. Cependant, comme nous sommes sur des falaises, il y a des côtes et forcément c’est épuisant.
Avant de manger, nous avons croisé une petite famille qui se promenait dont le chien s’est pris d’affection pour moi au point de faire pipi à côté de moi. Lol. Nous avons déjeuné sur un caillou (encore lol) avec vue sur mer. Vraiment très beau. Après 22 km, nous sommes arrivés à Saint-Nic-sur Mer, nous avons déposé nos affaires au gîte parce que notre hôte n’avait pas encore préparé les chambres. J’ai payé le café et discuté un peu avec le propriétaire, ancien capitaine qui a déjà navigué dans mon pays (hihi), un breton, dans l’Océan Indien. Ensuite, nous sommes rentrés. Il (l’hôte) nous a proposé du cidre que nous avons généreusement refusé. Je me suis douchée. Je fus prise d’un mal de ventre atroce, du coup Sébastien a fait à manger (croque-madame) et la vaisselle, puis je suis allée me coucher en espérant que ça aille mieux demain. Bises.

 

Lundi 18 novembre : Douarnenez

 

Réveil à 7h45. J’ai un peu mal, mais ça va mieux. Nous nous sommes préparés, échauffés en musique et c’est parti. Aujourd’hui, il n’a pas plu du tout. Il a fait un peu gris au moment du déjeuner à 12h, mais ça va.
A ce propos, cette fois nous étions assis sur un banc face à la mer. Une dame est passée et nous a souhaité un bon appétit.
Ensuite, nous avons continué à gravir les côtes. Je me mettais des défis et je tapais un sprint parfois pour les gravir. C’est très bon pour le cardio, mais pour ceux qui font de l’asthme, l’effort (comme moi) à éviter quand même Lol. 22km et nous nous sommes retrouvés dans un super gîte à Douarnenez. Nous sommes allés au bourg, je me suis rachetée un piercing, on a acheté les billets de bus pour Quimper et finir à Paris (j’ai une audience au Tribunal), nous avons goûté dans un café, puis nous sommes rentrés. J’ai fait à manger, la vaisselle, parlé à Clémence et dodo.
PS. Zéro embrouille. lol.
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